Le contrat première embauche

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Re: Le contrat première embauche

Message par Elegy le Jeu 16 Mar 2006, 07:16

Je vois pas où est le problème : on détecte les pré-délinquants à 3 ans (quand ils balancent leur petite voiture sur la tête d'un camarade, par exemple) et hop, on les fout en apprentissage direct à 4 ans ! Pis les autres, CPE ! Mr. Green
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Re: Le contrat première embauche

Message par speed_TT le Jeu 16 Mar 2006, 08:56

et pourquoi pas, dès le 1er coup de pied qu'il fait dans le ventre de sa mère?

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Re: Le contrat première embauche

Message par Parigi le Jeu 16 Mar 2006, 11:36

Merci pour celle qui a corrigé mon lien internet, j'avais pas le temps de chercher ce matin le "truc" Wink du "clic".
Martina, nous aussi on est en CPE Modo ? Mr. Green

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Re: Le contrat première embauche

Message par Amazone le Jeu 16 Mar 2006, 16:00

Un contrat de bail avec une période d'essai ? Ca c'est bien!
Sérieux, les proprio sur Paris flippent tellement leur mère qu'ils iraient presque à demander les parents en les grands-parents comme garants....
C'est la croix et la bannière pour avoir un logement

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Re: Le contrat première embauche

Message par ~ Lily D le Jeu 16 Mar 2006, 16:38

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Re: Le contrat première embauche

Message par killa27 le Jeu 16 Mar 2006, 19:59

ptdr je suis sincerement PTDR mr villecrotte qui dis nous a fais un beau discour (mais qui ne repondé pas aux questions primordiales sur exemple : l'absence de motif de licenciement ou le probleme des banques "on y reviendra, on y reviendra"... depeche toi coco j'atten toujours devant ma TV Zzzzzzz ). mais le + drole (jsuis en bac compta) c'est ca "cela fera des experiences en + a mettre sur vos CV" HEYYY coco tu nous emmerde deja avec tes stages 'obligatoires' qu'on a du mal a trouver, pour passer le bac! tu te fous de la gueule de qui ? hein ? !!!
Marre de nous prendre pour des couillons, de passer des lois comme ca :puker: (on est en democratie ??? 😕 ).

Samedi grosse manif dans toute la france !!! VENEZ NOMBREUX !!!

villepin t'es foutu le peuple est dans la rue !! dwarf


Chomage
Precarite
Emmerdement à venir
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Re: Le contrat première embauche

Message par ~ Lily D le Jeu 16 Mar 2006, 20:35

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Re: Le contrat première embauche

Message par killa27 le Jeu 16 Mar 2006, 22:44

samedi 18 mars:
manifestation départementale unitaire à EVREUX 13H 30 - Pré du Bel Ebat

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Re: Le contrat première embauche

Message par Amazone le Ven 17 Mar 2006, 09:26

J'aime bien écouter les politiciens à la Télé. Ils ne répondent JAMAIS aux questions "sensibles".
Ils esquivent habilement... c'est impressionant. On en finirait presque à oublier la question d'origine...

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Re: Le contrat première embauche

Message par Poet le Sam 18 Mar 2006, 14:18

Bon, je m'en vais vous raconter un peu ma vie... pour changer Mr.Red
1981 : j'ai cherché tout à l'heure dans quel carnet/cahier, j'avais bien pu noter ces reflexions et ce moment-là mais j'ai pas retrouvé. Enfin, je me souviens très bien que pour la première fois, je parlais de politique et d'élection. J'étais émue et pleine d'espoir que François au nom de la rose ait été élu président et que la gauche gouverne. Et puis, on parlait aussi de cette entité Europe (pas encore "élargie" donc).
Depuis comme tant d'autres mes lendemains ont déchanté (je monte de plus en plus mal dans les aigüs Confused Embarassed ) sous la douche.
On nous a finalement fait le coup de nous niveler nos niveaux par les plus bas de cette communauté/union ( Confused)...
Nous n'avons plus que des présidents fantoches qui (telle the Queen Babeth) ne sont plus qu'en représentation à l'extérieur du pays pour continuer de vendre une idée de la France (pour parler de ce qui nous concerne) qui n'a plus cours, qui est devenue bien désuette et dépassée ; trépassée, je dirai même prêcheur

Perso, dès ma sortie d'études (in the early eighties Mr. Green ), j'ai dû passer par les contrats d'intérêt public ou "Jeunes volontaires" (comme on les nommait alors... Laughing et ça paraît sonner le temps de la préhistoire ça ) pour pouvoir me faire une expérience dans le domaine de l'informatique - sur lequel j'avais dû me rabattre (pour ne pas avoir pu poursuivre mon orientation dans le métier que je visais depuis mome)... À 20 balais, je tentai de gagner mon indépendance en interim pour la Défense automobile S. -branche des Mutuelles du M.- en ayant été embauchée dans ce service pour y saisir des noms et des adresses de gens (qui auraient pu être vos parents ou les miens) et attribuer des encours sans être certaine de ce que je faisais vu que je ne comprenais rien à ce job et qu'on ne m'avait rien expliqué. Tu parles d'une expérience en informatique. Je ne pensais qu'à me déjouer de la pointeuse et attendais que sonne mon heure de sortie pour aller retrouver mon studio, mes disques, mon émission de radio, et celle qui (je l'esperais Rolling Eyes ) pourrait vraiment devenir ma petite amie si... le champ était libéré...

Je suis encore passée par une période de travail de merde de saisie, de doutes et d'humiliation et d'exploitation avant de monter -un peu plus haut- sur la Normandie et de poursuivre ma quête professionnelle dans un CDD renouvelé qui aura duré 6 ans -pour un dernier non renouvelé, donc...
En bref, j'aurai décroché mon premier CDI 20 ans plus tard et contre mauvaise fortune bon cœur en me retrouvant avec une perte de salaire de 200 euros (par rapport à ce long CDD) et un revenu d'un peu plus de 1000 euros au bout de 20 ans de travail à la con... dans cet endroit à la con là où je vis parce que je n'ai pas réussi à construire une autre vie à côté en pouvant compter sur une autre moitié pour me soutenir et m'aider à lutter et aller tenter d'autres aventures beaucoup plus valorisantes et "professionnelle"... ailleurs.

Les CNE et CPE ne seraient donc qu'un processus d'aboutissement de toutes ces années brinquebalantes de déglingue du marché du travail et de l'emploi et de la mondialisation de l'économie qui nous gouverne tous désormais et qui devrait faire de nous de gentils petits pions biens compréhensifs courageux et travailleurs et pas exigeants surtout - une belle main d'œuvre bon marché mais compétente et qualifiée quand même...
Perso, moi, cette pillule, elle passe toujours pas malade Shit et dans ce sens, je trouve donc qu'il est grand temps que les forces vives de la nation de demain (ça jette bien ça dwarf ) soient dans les rues pour protester qu'on ait déjà décidé pour eux de leur sort - travail acharné pour développer des aptitudes/compétences professionnelles ou cancre invétéré et proclamé fier de l'être Laughing Razz )
J'ai pas beaucoup entendu s'exprimer les responsables de PME (je ne parle surtout pas des grandes entreprises qui font du bénéfice pour l'actionnaire mur ) sur leurs positions quant à ce qu'ils attendent d'un contrat d'embauche et leur relation avec l'employé(e) parce que c'est tout de même sur celui qui émet le contrat que repose toutes ces questions et ce scepticisme qui nous font réagir face à ces types de contrats proposés...

Voilà ce que je voulais dire. Cet après-midi, je me tate encore entre aller m'engouffrer dans les rangs des manifestations ou la foire aux änes près de chez moi - à laquelle je n'ai encore jamais eu l'occasion de me rendre -sauf que l'on peut me rétorquer qu'elle aura encore lieu l'an prochain- oui mais nous où serons-nous... demain, dans 1 mois et l'année prochaine si tout va... :arrow:
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Re: Le contrat première embauche

Message par ~ Lily D le Sam 18 Mar 2006, 14:43

Comme je comprends ce que tu veux dire chère Poet... Confused

Bon... de mon côté, en fait, bin... heu... j'suis restée là plutôt que d'aller gonfler les rangs... bah, une personne de + une personne de moins..



Lily jeune, usée et fatiguée

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Re: Le contrat première embauche

Message par ~ Lily D le Sam 18 Mar 2006, 15:24



(image sur jour sur Yahoo)

~ Lily D
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Re: Le contrat première embauche

Message par Poet le Sam 18 Mar 2006, 21:03

Chère Lily Smile ,
Eh ben, j'ai choisi de prendre la clé des champs et d'échapper à l'ambiance générale d'angoisse et de mécontentement qui contamine notre monde du travail et ceux et celles qui n'en ont pas encore franchi les portes, pour aller respirer l'odeur du crotin et caliner ânons, cadichons et ânesses et assister aux concours et défilés dans une atmosphère bon enfant - ce qui m'a fait un grand bien après ma semaine de... travail.
drapeau blanc vache

Ce que j'ai omis de compléter tout à l'heure pressée que j'étais de rejoindre les ânes - c'est que le CDD de 6 ans que j'ai effectué, j'ai bossé dans la formation continue pour adultes :!: Et le gag c'est que parfois, j'avais l'impression d'être en scène vraiment et pas dans la vraie vie puisque, moi, emploi à durée déterminée (donc quand même plutôt précaire) tous ces ans, je formais des personnes sans emploi et encore plus précarisés que moi... et je n'étais pas du tout dupe de ce qui se passe derrière les stages fourre-tout et les formations à l'heure, à la journée, à la petite semaine dites "individualisées" mais qui ne débouche pas sur une vraie qualif avec diplôme reconnu par les entreprises et les professionnels...
Car que disent les patrons et pourquoi sont-ils encore frileux dans l'embauche des djeunes sinon que celui/celle qui sort des études théoriques manque cruellement d'autonomie et de vraies bases de savoir-faire pour une fonction/un poste donné dans son soit-disant domaine d'emploi recherché...
Faut pas se voiler la face, une grande quantité de profs ou de formateurs n'ont jamais bossé dans une entreprise et concrètement ne savent pas de quelles compétences et activités connexes et associées devront faire preuve leurs apprenants et quels problèmes fréquemment rencontrés et jamais abordés dans les années formatives, ils auront à être confrontés et se colter... En formation continue -pour adultes en tous cas- des formateurs travaillent en vase clos et ronronnent dans leur centre de formation en n'ayant quasiment jamais à animer avec du public qui vient de l'entreprise... On reste donc dans des notions générales pas toujours au plus près du futur poste de travail du stagiaire.
Quant à ceux et celles qui travaillent dans les "élaborations de projet professionnel", je préfère garder pour moi les sentiments que j'ai à leur égard... Ce que je peux dire c'est que quelque part, tant qu'il y a plein de gens sur la touche et que les gouvernements successifs (et leurs mesures pour faire diminuer le nb de demandeurs d'emploi) exigeront de la part de ces centres avec lesquels ils ont passé des contrats et versent des subventions que ces ateliers fassent quelque chose pour caser les gens -jeunes et moins jeunes- dans un boulot... eh ben ces formateurs sont assurés d'avoir leur emploi pas mal payé quand même et eux échappent encore à s'assujetir à la divine production hautement rentable.

En avril 2002 (bientôt 4 ans), j'ai réussi à me remettre en selle dans le monde du travail par un contrat préalable à l'embauche de 2 mois qu'a accepté mon employeur - celui était supposé me former (et le patron était indemnisé en plus par l'état) alors que je continuais de percevoir pendant ces 2 mois une indemnité de la part des Assedic. En fait, c'est moi qui me suis autoformée sur le logiciel sur lequel je devais travailler pour faire nos mises en pages. Mon contrat parlait d'infographiste alors que le CDD (de 6 mois) que je signais par la suite avec mon employeur ne me désignait plus que par opératrice en PAO avec une salaire de merde de débutante - évidemment soit dit en passant. Ce contrat (j'ai négocié ça aussi parce que j'esperais de mon côté pouvoir les lacher au bout de six mois tellement la mentalité de cette boite et son fonctionnement m'insupportaient déjà Shit ) a été renouvelé 2 fois et c'est en juillet 2003 que le boss m'a signé le CDI.
Bon, ça prouve que cette entreprise m'a laissé et s'est laissé du temps pour me donner une expérience au fil du temps et apprécié mon profil Razz Wink mais je me suis faite couillonner car mon patron s'est contenté de me faire un avenant à mon premier contrat et mon indice de base de calcul de salaire est resté au stade (je ne parle pas des quelques ajustements et hausses alignées sur le calcul du SMIG) de celui de mon premier contrat d'embauche... C'est ça aussi l'astuce trouvée par certains patrons et puis d'un point de vue humain, et plus privé ou ,bref, je dirais "moral", le mien est très fort pour prendre des personnes qu'il devine plutôt dans une période de leur vie un peu coincée et qui auront du mal à le laisser tomber lui et sa petite entreprise pour qu'on aille se monnayer et se faire voir ailleurs :evil: Rolling Eyes

Bon allez c'est tout pour ce soir... Et je suis fière de voir que des parents et gens plus âgés, des salariés du privé soient descendus -en famille ou non- très nombreux auprès de la jeunesse dans les rues aujourd'hui pour se manifester et faire entendre leur ras le bol au bout de toutes ces putains d'années où l'on a vraiment perdu beaucoup des anciennes luttes sociales et du droit à un travail respecteux et digne de ce que chacun et chacune donne (de ses valeurs).
dac ))
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Re: Le contrat première embauche

Message par speed_TT le Dim 19 Mar 2006, 15:15

CPE = Cul Pour Ejection
CNE = Cul Nu des Etudiantes (les patrons en raffolent)

ok! je sors :arrow:

joli parcours SlPoet!

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Re: Le contrat première embauche

Message par Poet le Lun 20 Mar 2006, 13:10

Et la Cuite Pour Etudiants ? Ça marche aussi Razz :scratch: Confused:

Et puis parcours pour une pîètre soldate ouais, tu veux dire parce que j'ai jamais demandé à rejoindre l'armée (mise à part celle du "Salut" Wink moi boude mais bon la vie est un combat On connait la chanson
Get up ! stand up for your rights ! :afro:
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Re: Le contrat première embauche

Message par cosaque le Lun 20 Mar 2006, 17:22

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-751771,0.html
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Re: Le contrat première embauche

Message par killa27 le Lun 20 Mar 2006, 19:24

il y aura t-il grève sur rouen le jeudi 23 mars ???

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Re: Le contrat première embauche

Message par ~ Lily D le Mer 22 Mar 2006, 19:13

Le Canard Enchaîné

Rubrique "La Mare aux Canards"

Sarko matraque les chiffres


Ils n'étaient que 80 000 manifestants samedi à Paris ? Chez les flics eux-mêmes, on en rigole. A la préfecture, le week-end dernier, les estimations maison oscillaient entre 170 000 et 200 000 personnes. "On a un repère facile, expliquait d'ailleurs un poulet des RG. 80 000, c'est le Stade de France. La dispersion, ça va assez vite. Samedi, ça a duré huit heures !" Et de préciser que le dirigeable, qui est le moyen le plus fiable pour évaluer l'importance des cortèges, avait été laissé au sol.
"Comme ça, on dit ce qu'on veut. C'est le cabinet de Sarko qui a tout validé."

Dans le même registre, le chiffre de 10 000 manifestants comptés par la police à Marseille, une ville test dont il fallait, comme à Paris ou à Toulouse, minorer à tout prix le score, était assez burlesque : treize fois moins que l'estimation syndicale, record battu. En fait, les RG avaient évaluer le cortège à 50 000 personnes. A l'inverse, les 12 000 manifestants annoncés à Nancy, une ville qui n'a jamais servi de référence pour mesurer la mobilisation sociale, n'ont choqué personne.
Au total, l'Intérieur parle de 503 000 manifestants pour 160 cortèges. Sans compter les rassemblements dans les bourgs de province. Sans blague ?

Et tout ça pour rien ou presque ! Car ce Villepin est un ingrat. Malgré tous ces tripatouillages aux petits oignons, il a trouvé le moyen de râler, reprochant dimanche au ministère de l'Intérieur d'avoir donné des chiffres trop favorables aux contestataires. La réponse du clan Sarko n'a pas traîné. "Ah bon : Il aurait préféré qu'on donne les vrais chiffres ?"

Les chiffres, c'est un peu comme avec les jeunes, Sarko décide quels sont les "vrais".
Exemple : à 23h30, le 16 mars, le préfet de police annonce 39 gendarmes amochés, dont 8 à l'hôpital. Avec, en plus, 18 flics blessés, on arrive donc à 57 poulets et pandores au tapis. Pendant la nuit, le chiffre enfle encore.
Et vendredi, un nouveau communiqué de la préfecture passé d'abord par la Place Beauvau, déclare qu'au total "92 membres des forces de l'ordre ont été blessés". Les 35 petits nouveaux auraient-ils glissé sur leur descente de lit ?

B.R.

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Re: Le contrat première embauche

Message par ~ Lily D le Mer 22 Mar 2006, 20:50

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Re: Le contrat première embauche

Message par fitzouille le Ven 24 Mar 2006, 18:04

ouah euh j'aurrai du vous lire avant là je décroche

mais j'ai une petite question que pensez vous des blocage de la fac
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Re: Le contrat première embauche

Message par Manue le Ven 24 Mar 2006, 19:37

Personnellement j'ai pas à raler, notre formation n'ayant pas été touchée par la grève, et oui alors que les 2 campus de Rennes sont bloqués les MST AMVDR continuent à avoir cours malgré tout! Et heureusement vu qu'on part en stage début avril.

Sinon, je dirais qu'il y a du pour et du contre. Une des choses qui me dérangent le plus c'est pour les étudiants qui n'ont pas accés aux bourses mais qui sont ricrac quand même le fait de perdre une année peut être un peu difficile à avaler. Mais les blocages sont votés en Assemblée Générale tous les étudiants qui souhaitent s'exprimer peuvent s'y rendre et voter. Après est-ce que ça sera vraiment utile ???? J'en sais rien mais je vois pas trop ce qu'on peut faire d'autre, pour se faire entendre, même si ça pénalise plus les étudiants qu'autre chose et notamment les étudiants étrangers. Ca permet au moins de faire parler de nos revendications et de montrer notre mobilisation contre une loi dont on ne veut pas.

Petite anecdote marrante à Nancy les étudiants ont voté contre le blocage après une semaine de grève... mais les professeurs eux ont voté pour. Résultat la FAC est bloqué par les profs.
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Re: Le contrat première embauche

Message par killa27 le Ven 24 Mar 2006, 21:13

Pour ceux qui se plaignent des blocus !

ses memes personnes seront bien contentes d'échapper au cpe malgres les blocus !
en france pour se faire entendre il faut foutre la merde ... chose faite.
si villepin ecouté son peuple il ne serait pas aussi "fermé" aux jeunes !
de plus n'oublieons pas que le plus anti-democratique c'est notre chèr premier ministre lui meme ! Il a passé le cpe en force ! ou est la voix du peuple ????
et les exams a la fin de l'année tous le monde en a !!!
si tu as tes exams, que tu ferme ta gueule, tu fais quoi apres ? chomeur(se) par interim ou par CPE ?
faut savoir !!!!
moi je ne veus pas etre chomeuse du cpe, ne pas avoir de prêts par la blanque, me faire exploiter, etre obligée de fermer ma gueule et surtout d'avoir peur du lendemain !
alors vive la majorité, non au cpe et merde a villepin et a ses partisants !

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Re: Le contrat première embauche

Message par perfectgirl le Ven 24 Mar 2006, 23:27

La grogne des jeunes

Le projet du Premier Ministre visant à introduire le contrat premier emploi (CPE) par le biais de la « loi sur l’égalité des chances » ébranle le gouvernement, secoue la France et suscite un mécontentement social grandissant alimenté par les syndicats qui emboîtent -certes tardivement- le pas aux étudiants.

Si l’intention affichée par le gouvernement de réduire davantage encore le chômage est louable, la thérapie retenue constitue au mieux un emplâtre, au pire une erreur. Surtout, elle ne répond en aucune manière aux contraintes d’emploi auxquelles notre pays est confronté et contribue à figer davantage encore une société piégée par l’immobilisme et l’anxiété. Une fausse bonne idée donc.

Le chômage français est chronique et granitique

Ce projet ne constitue nullement une réponse au chômage chronique qui afflige notre nation. A ce titre les débats qui l’entourent, aussi passionnés soient-ils, semblent puérils : le CPE ne concerne que les jeunes et non pas le marché du travail dans sa globalité, sa durée ne correspond pas à grand-chose –pourquoi deux ans et pas trois ou un-, il ne règle en rien la rigidité de l’emploi -et donc de l’embauche- des catégories moins précarisées que les étudiants. C’est une non réponse aux problématiques actuelles.

L’économie a évolué depuis les trente glorieuses et l’époque du plein emploi est révolue depuis longtemps. La France, ou plutôt ses gouvernants, n’ont pas su ou pas voulu, que ce soit par choix idéologique ou par défaut de vision, adapter le code et le marché du travail à la flexibilité que la nouvelle donne économique et commerciale exigeait pour maintenir la compétitivité de nos entreprises.

Les vraies mesures créatrices d'emploi absentes du débat

Enfin, la vague de protestation montante semble conduire le gouvernement à céder sur le seul point qui faisait du CPE un contrat flexible : la possibilité pour un employeur de licencier sans avoir à justifier sa démarche. De CPE on passe donc à CDD…

S’il ne faut pas méconnaître le carcan institutionnel qui freine les embauches, afin de le desserrer pour qu’il n’étouffe pas définitivement l’emploi, cela reste insuffisant et relève à nouveau d’un faux débat. Ne confondons pas les mesures d’incitation à l’embauche - et le CPE relève à l’évidence de cette catégorie - et les mesures créatrices d’emploi qui sont tristement absentes du débat. Celles-ci résident davantage dans le dynamisme et l’inventivité des entreprises et la qualité de la recherche d’une nation. Le gouvernement a peu de prises directes sur elles, mais il reste en mesure de les favoriser, ce qu’il ne sait ou ne peut faire.

La France a besoin d'une souplesse réaliste

Si l’on veut faire sauter les verrous de résistance à l’embauche, s’il existe une volonté politique forte qui voudrait que les entreprises emploient plus et plus facilement, et bien il faudrait également qu’elles puissent débaucher avec moins de contraintes. On ne demande pas à un patron de justifier une embauche… Qu’enfin cette souplesse se fasse place dans les esprits d’une nation recroquevillée pour laquelle mobilité géographique et professionnelle restent dévalorisées et craintes. A tort, d’autant plus que le protectionnisme social du travail en France n’a pas préservé des emplois et réduit le chômage ou la précarité, loin de là.

Selon des sources officielles, le nombre des bénéficiaires du RMI a progressé de 4,7% en 2005 pour atteindre 1.112.000. Au-delà de toute polémique sur les modes de calcul statistique, la baisse du chômage devient perceptible, mais les évincés de la société augmentent à un rythme plus rapide encore. Il existe désormais des familles entières qui sur deux, voire trois générations, n’ont connu que l’exclusion de l’inemploi et le médiocre substitut des aides étatiques, vite transformées en assistanat institutionnalisé. Cela fait trente ans que le fléau du chômage affecte notre société. Il devient urgent, vital même pour notre nation, de favoriser l’emploi avant que de mettre en place les mécanismes permettant d’en créer. Pour cela il faut le réformer.

La France a besoin de la vraie flexibilité de l'emploi

Pourtant, aucune entreprise n’emploiera si elle ne peut ajuster son capital humain à son carnet de commandes. Cela peut paraître brutal, mais c’est ainsi. Et si nous ne réagissons pas aujourd’hui, d’autres le feront demain à notre place et s’accompagneront de bien moins de scrupules. Il faut simplifier notre code du travail. Il faut rendre l’état plus efficace lui qui se trouve handicapé par la procrastination issue du maquis réglementaire et juridique dont nous sommes les victimes friandes. Il faut admettre la flexibilité comme une pratique saine tout en l’accompagnant de mesures financières et sociales adaptées.

Car enfin, ce n’est pas parce que l’on aménagera ou que l’on supprimera les règles qui entourent le licenciement que les entreprises vont se mettre à « virer » du jour au lendemain ! D’ailleurs les règles qui existent n’ont pas empêché les plans sociaux massifs, y compris dans des structures dont les bénéfices ne cessent de croître. Certains gouvernements ont avoué avec amertume leur impuissance face à ces processus, ou procédés.

Une vision vieillotte de l'économie

Ajoutons que l’économie « française » reste un concept suranné qui lui aussi ne reflète absolument pas la réalité. La mondialisation et l’internationalisation des grandes entreprises nationales ne leur laissent aujourd’hui de français que les origines du fondateur, le capital étant dilué depuis longtemps ou aux mains de fonds de pension américains. La bourse de Paris ne s’y trompe pas elle, qui reste indifférente au débat déchirant la France pour s’intéresser aux frémissements du « Dow Jones » et à la politique des taux pratiqués par la « Fed » américaine.

Il faut réformer l’état. A quoi sert-il que des lois soient votées qui ne sont pas appliquées ? Pourquoi la masse salariale de certaines catégories de fonctionnaires est supérieure aux crédits ou allocations qu’ils gèrent ? Pourquoi prévoir des milliers de dispositifs différents d’aide ou de soutien alors que ce sont ceux qui en ont le plus besoin qui ne peuvent y accéder, faute des connaissances nécessaires ? Pourquoi certaines prestations ne sont-elles pas conditionnées par un plafond de ressources ? Pourquoi privilégier une égalité inique à une équité légitime, quelle que soit la devise de notre République ?

Un Etat "gaspilleur" endetté plus que de raison

L’Etat non seulement peut mais doit faire mieux. Pourtant, en 2005 encore, les taux de prélèvements obligatoires sur le PIB ont progressé pour s’établir à 44,3%, contre 43,5% en 2004 selon le Ministère des Finances. La dette de la Nation atteint des records absolus et dépasse désormais 66% du PIB. Français calculez combien vous devez chacun, ce chiffre a un sens pour vous. Alors que tout devrait l’inciter à rationaliser son action, l’Etat semble faire moins, ou moins bien, avec davantage de ressources. Quelle entreprise n’aurait pas déjà fait faillite si elle était affectée des mêmes handicaps ?

Enfin, il faut communiquer, partager, convaincre. Les conflits idéologiques stériles doivent être dépassés pour laisser place au parler vrai. Il ne sert à rien de dire aux français que tout va bien ou mal, cela fait trente ans que les mêmes discours leur sont débités, que les mêmes promesses leur sont faites mais sans jamais être tenues parce que démagogiques. La confiance n’est pas quelque chose qui se gagne ou se perd, mais qui se construit.

Il manque une vision d'ensemble et une volonté politique pour l'appliquer

Voilà ce qui manque à la France, un projet, et non pas seulement une jolie idée ou de belles paroles. Un projet commun, partagé, réaliste, qui prenne en compte les aspirations de chacun sans jamais leur mentir, sans jamais leur proposer la lune. Les français savent que la route est dure, qu’il faudra peut-être travailler plus, plus longtemps et plus durement. Mais s’ils ne sentent pas accompagnés, ils n’entameront jamais ce périple qui exige de nombreux sacrifices.

Vous me direz que la critique est aisée et l’art plus difficile. Certes, mais comment alors expliquer que le chômage français reste structurellement à des niveaux aussi élevés, inconnus des Etats-Unis et oubliés de la plupart de nos voisins depuis longtemps. Comment expliquer la fulgurante progression de la pauvreté et de la précarité ainsi que la paupérisation croissante des classes moyennes salariées françaises ? Autant de constats dressés par l’Etat lui-même, mais rien n’a été résolu ou réglé, la France s’enfonçant dans ses corporatismes, son protectionnisme social pour à l’instar de l’autruche, ne pas voir l’évolution du monde qui l’entoure.

De vraies réformes courageuses et un discours honnête, vite !

Pourquoi il est si difficile de réformer la France alors qu'ailleurs les pays parviennent à mettre de l'ordre dans leurs affaires publiques, réduire leur endettement et améliorer leur compétitivité pour "repartir". Le miracle canadien en est le meilleur exemple. Chaque initiative, chaque tentative de réforme est contrecarrée chez nous à coups de grèves, qui transforment en clivage politique en manifestations fleuve tous les essais pour améliorer la gestion du pays.

Alors de grâce, réformons, mais réformons bien et expliquons mieux. Commençons de penser enfin à l’avenir de la France et de ses citoyens plutôt qu’à celui de la politique, celle-ci passe nécessairement par ceux-là. Et nous français, si l’on nous parle juste et vrai, si l’on nous propose un projet, un « demain », et les moyens d’y parvenir, de grâce, écoutons !

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Re: Le contrat première embauche

Message par Elegy le Sam 25 Mar 2006, 00:43

Magnifique discours libéral... Rolling Eyes
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Re: Le contrat première embauche

Message par Parigi le Sam 25 Mar 2006, 07:06

Il manque quelques éléments fondamentaux économiques dans ce genre de beau discours.
Pour qu'une entreprise fonctionne, qu'elle crée de l'emploi, il faut qu'elle investisse pour son avenir, investisse sur ses salariés comme sur la recherche ou sur son matériel. Et d'ailleurs, si mes souvenirs sont bons, le mode de calcul de la taxe professionnelle a été modifié (puisqu'elle se calculait en partie sur les investissements en matériel) pour favoriser ces investissements. Depuis, belle lurette, en France, les entreprises n'investissent plus et pourquoi cela ? Pas parce qu'elles ne font pas de bénéfice, non. Elles font le choix de rémunérer leurs actionnaires avec leurs bénéfices (qui sont de plus en plus gourmands) car si elles ne font pas ce choix, les actionnaires partiront ailleurs et leurs titres, donc leurs entreprises perdront de la valeur. ??????
Et si mes souvenirs sont bons aussi, la loi a été modifiée sur la formation professionnelle afin que celle-ci ne se fasse plus seulement sur le temps de travail (ce qui pouvait être un frein) mais aussi en dehors, afin de ne pas "pénaliser" l'entreprise.

Donc, puisque nous en sommes un discours général, sans vouloir nier que politiquement il y a des choses à faire, la prise de conscience ne doit pas seulement se faire au niveau des jeunes, des chômeurs ou des salariés, en étant plus flexibles, plus souples (je suis à cours de synonymes), mais elle doit se faire aussi du point de vue des entrepreneurs, et pas seulement au niveau de leur propre rémunération ni de celle de leurs actionnaires.

Maintenant, revenons à nos mouton . Le CNE a été créé, personne n'a bronché. Non pas parce que ça convenait aux salariés potentiels, mais peut-être parce que ça leur faisait un contrat en plus parmi tant d'autres, mais aussi peut-être parce que le discours ambiant tenu qui est y a du boulot, mais ils ne veulent pas le faire parce que ce sont des fainéants et/ou des profiteurs (discours que l'on retrouve sur certains posts), qu'est-ce que vous voulez que ces gens aillent râler en plus....
Pour le CPE, c'est différent, on peut pas tenir ce même discours vis-à-vis des concernés par ce type de contrat, pas si tôt. Alors que fait-on, eh bien on tient un discours ambigu quant à leurs démarches, il suffit de regarder les infos pour cela.
A chaque fois que la jeunesse manifeste (et sans vouloir tomber dans les discours ronflants du genre "la jeune c'est l'avenir"), c'est toujours pareil. Cela me rappelle l'époque des fameux TUCs, c'était une belle trouvaille aussi. Et je me souviens qu'à l'époque, j'avais entendu la même chose, du genre, vaut mieux pas bosser un plein temps (avec une rémunération qui correspond à ce non plein temps) que de tout simplement vouloir un boulot plein temps et payé de manière à pouvoir avoir un appart et une vie à soi. Enfin, non quoi, faut pas déconner.
Et ce qui m'a soulagée, c'est de voir, dans la manif de samedi, des gens de tous les âges et pas seulement des moins de 26 ans manifester, peut-être pour dire pour nous c'est fini ou foutu, mais pas pour eux.
Et parce que cela va encore déclencher les foudres, je le sens, il faut rappeler quand même qu'il existe déjà toute sorte de contrats, qui eux se réfèrent tout de même au Code du Travail, où l'on peut les prendre et/ou les jeter comme on veut tout en ne les payant pas trop, ben oui, des fois qu'ils sauraient pas quoi faire de leur argent.
Tout cela, cette vision des choses, me rend bien mal à l'aise en tout cas et même si nous sommes dans une jungle et ce depuis un certain temps, je ne me sens pas d'accepter cela. Et peut-être que ce n'est pas parce que quelqu'un va se jeter dans la Seine que tout le monde doit le suivre, s'il pense que ce n'est pas une bonne chose. mouton

Parigi
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