Asexualité
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Asexualité
Depuis des plombes je me pose des questions à n'en plus finir (merci mon côté balance), mais là je viens de mettre un mot dessus et j'avoue être "rassurée".
L'asexualité est l'état d'une personne (asexuelle) qui ne ressent pas le besoin de s'engager dans une relation sexuelle avec une autre personne.
L'asexualité est différente :
- du célibat, qu'il s'agisse d'un choix conscient de la part d'une personne ne voulant pas s'engager dans des activités sexuelles (pour des raisons religieuses, philosophiques, etc.), ou d'un état imposé à l'individu ;
- de l'impuissance ou de la frigidité, qui est une incapacité physique ou psychologique d'avoir une relation sexuelle, alors que la personne impuissante souhaite pouvoir avoir cette relation.
C'est vrai je ne suis pas du genre à me retourner sur une fille, encore moins à me voir intime avec quelqu'un (j'ai une sainte horreur que l'on envahisse mon espace vital), ou me dire que je vais coucher pour coucher en attendant mieux, et je commençais à me dire que j'étais totalement anormale.
Cet article me rassure car sans vouloir me coller absolument dans une case, au moins je sais que je ne suis pas la seule à ne pas fantasmer sur quelqu'un à longueur de temps, et qu'il est normal de ne courir après tout ce qui bouge (humour !).
Après tout les deux filles qui m'ont jamais branché ont été : une correspondante américaine avec qui je chattais des nuits entières, et une collègue pour qui je bossais. C'était tout du domaine 'intellectuel' rien de physique.
Source : [url=http://fr.wikipedia.org/wiki/Assexualité]Wikipédia[/url]
L'asexualité est l'état d'une personne (asexuelle) qui ne ressent pas le besoin de s'engager dans une relation sexuelle avec une autre personne.
L'asexualité est différente :
- du célibat, qu'il s'agisse d'un choix conscient de la part d'une personne ne voulant pas s'engager dans des activités sexuelles (pour des raisons religieuses, philosophiques, etc.), ou d'un état imposé à l'individu ;
- de l'impuissance ou de la frigidité, qui est une incapacité physique ou psychologique d'avoir une relation sexuelle, alors que la personne impuissante souhaite pouvoir avoir cette relation.
C'est vrai je ne suis pas du genre à me retourner sur une fille, encore moins à me voir intime avec quelqu'un (j'ai une sainte horreur que l'on envahisse mon espace vital), ou me dire que je vais coucher pour coucher en attendant mieux, et je commençais à me dire que j'étais totalement anormale.
Cet article me rassure car sans vouloir me coller absolument dans une case, au moins je sais que je ne suis pas la seule à ne pas fantasmer sur quelqu'un à longueur de temps, et qu'il est normal de ne courir après tout ce qui bouge (humour !).
Après tout les deux filles qui m'ont jamais branché ont été : une correspondante américaine avec qui je chattais des nuits entières, et une collègue pour qui je bossais. C'était tout du domaine 'intellectuel' rien de physique.
Source : [url=http://fr.wikipedia.org/wiki/Assexualité]Wikipédia[/url]

Kooky- Ne lez'ine pas avec les mots !
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Localisation: Argenteuil (95)
Date d'inscription: 26/06/2005
Re: Asexualité
Je pense aussi qu'on nous colle tellement de normes dans les dents qu'il finit par y avoir des tas de comportement réactionnels. C'est difficile d'agir dans le respect de soi même sans se heurter à différents jugements et surtout quand justement on ne rentre pas dans une case.
Je peux rester seule très longtemps...tout simplement parce que l'amour n'est pas pour moi une question de "seule ou pas seule" ou de besoins sexuels...j'aime le sexe mais pas n'importe comment ni avec n'importe qui même si je ne l'associe pas forcément avec "relation amoureuse construite"...c'est pareil question sexe ou amour, l'alchimie n'est jamais évidente, l'idéal c'est d'avoir les deux mais c'est pas trois ou dix fois par an qu'on rencontre des personnes comme ça. Je ne vois pas pourquoi on oposerait toujours tout avec tout...une relation c'est toujours particulier où alors c'est plus de la projection qu'autre chose et ça n'a rien à voir avec la personne en face.
Je peux rester seule très longtemps...tout simplement parce que l'amour n'est pas pour moi une question de "seule ou pas seule" ou de besoins sexuels...j'aime le sexe mais pas n'importe comment ni avec n'importe qui même si je ne l'associe pas forcément avec "relation amoureuse construite"...c'est pareil question sexe ou amour, l'alchimie n'est jamais évidente, l'idéal c'est d'avoir les deux mais c'est pas trois ou dix fois par an qu'on rencontre des personnes comme ça. Je ne vois pas pourquoi on oposerait toujours tout avec tout...une relation c'est toujours particulier où alors c'est plus de la projection qu'autre chose et ça n'a rien à voir avec la personne en face.
Re: Asexualité
Ne pas avoir envie de coucher avec toutes les filles que tu croises ne signifie pas que tu es asexuelle.
De plus, si tu as déjà ressenti du désir sexuel pour quelqu'un, tu n'es pas asexuelle.
De plus, si tu as déjà ressenti du désir sexuel pour quelqu'un, tu n'es pas asexuelle.
Re: Asexualité
Il y a un mouvement de l'asexualité Aven, une revendication identitaire, se disent asexuels ceux qui n'ont pas du tout de libido pour qui que soit. Puisque ça n'a rien à voir avec l'abstinence, ni avec un trouble sexuel tq frigidité ou impuissance, ça fait penser qd même à un certain refoulement du désir sexuel surtout que certains peuvent ressentir une exitation sans l'associer à un quelconque désir.
L' interview du fondateur David Jay par libé:
Sexualité. David Jay, Américain, porte-voix de cette communauté méconnue.
«Asexuels, nous sommes heureux»
Par Pascal RICHE
Ils ne ressentent aucune attraction sexuelle. Ils peuvent aimer, mais sont indifférents au sexe. Jusque-là, les asexuels restaient cachés. Depuis quelques années, ils s'expriment, échangent leurs expériences, sortent du placard. Une étude britannique (1) suggère qu'ils seraient très nombreux : 1 % des personnes sondées déclarent n'avoir «jamais éprouvé d'attraction sexuelle pour qui que ce soit». Beaucoup de médecins considèrent l'«asexualité» comme un dysfonctionnement. Ce n'est pas le sentiment des asexuels, qui commencent depuis quatre ans à se grouper en communauté, grâce à l'Internet, et qui revendiquent leur «orientation». Leur porte-voix est un jeune homme, l'Américain David Jay, 23 ans, qui anime depuis plus de quatre ans la principale communauté, Aven (Asexual Visibility and Education Network). Entretien.
Pourquoi ce mouvement Aven ?
Lorsque j'ai compris que j'étais asexuel, j'ai passé énormément de temps à découvrir ce que cela signifiait pour moi. Dans une société dans laquelle la sexualité est si importante, il est très difficile pour les gens comme nous de trouver notre place. J'ai réfléchi à tout cela, mais rien n'avait encore été écrit sur la question nulle part. En 2002, j'ai créé un site web (2), pour que les gens puissent échanger leurs expériences. Nous approchons les 10 000 membres au niveau mondial.
Quand avez-vous découvert que vous étiez asexuel ?
Quand j'avais 13 ou 14 ans. Quand d'autres m'ont fait comprendre qu'ils désiraient quelque chose de moi, j'ai compris que j'étais différent. Cela m'a pris du temps d'accepter l'idée que l'asexualité était une possibilité. Les gays, dès l'enfance, savent que l'homosexualité existe. Mais personne, même au lycée, n'a entendu parler d'asexualité. Au début, je ne voulais en parler à personne. Puis j'ai réalisé que ce n'était pas un «problème», et compris ce que c'était, car il n'y avait alors aucune définition. J'ai beaucoup discuté avec mes amis, filles et garçons, au lycée, pour définir quelle était mon identité sexuelle. Vers 18 ans, j'ai décidé de faire mon coming-out. A l'université, j'ai créé une communauté à travers le site. On a forgé le mot «asexualité», et des milliers de gens nous ont trouvés sur le Web, en cherchant, à partir de zéro.
Avez-vous essayé d'avoir des relations sexuelles ?
Pas vraiment. Cela n'avait pas d'intérêt pour moi. Je n'ai jamais senti que cela valait le coup d'essayer.
Même à titre d'expérience ?
Je n'ai jamais eu de relations sexuelles ; j'ai essayé des trucs sexuels avec des gens, cela n'a rien déclenché chez moi.
Avec des filles et des garçons ?
Oui.
Les asexuels ont-ils des points communs ou sont-ils très divers ?
Beaucoup ont en commun d'avoir vécu la solitude, ne sachant pas comment se comporter, pensant qu'ils étaient les seuls à être ainsi. Mais pour le reste c'est une communauté très diverse. Il existe surtout une très grande variété dans la façon de vivre son asexualité. Certains ressentent des attractions (émotionnelles mais pas sexuelles) et d'autres non. Parmi ceux qui éprouvent une telle attraction, vous retrouvez des gays, des straights, des bi. Ceux qui n'ont pas d'attraction peuvent aussi avoir besoin d'établir une relation romantique, ou une amitié très proche avec quelqu'un. Tous essaient de trouver comment naviguer dans la société sans être «sexuel». Nous n'avons aucun problème avec l'idée de sexe : si quelqu'un aime le sexe, qu'il en profite, c'est très bien. Mais nous pensons aussi que le sexe n'est pas indispensable. Sans sexe, la vie ne perd pas son sens.
Votre condition ne tient donc pas d'un dysfonctionnement ?
Non, pas du tout. C'est plus proche de l'orientation sexuelle. Aucun facteur médical ou autre n'explique pourquoi vous êtes hétéro ou homo. C'est la même chose avec l'asexualité. Nous n'avons pas d'hormones différentes.
N'y a-t-il pas dans votre communauté, par exemple, des gens qui ont été traumatisés dans leur enfance par des abus sexuels ?
Je n'ai pas de statistiques, mais je pense que c'est le même pourcentage que dans le reste de la population.
Reste-t-on asexuel toute sa vie ?
La majorité des asexuels le sont pour le restant de leurs jours. Quelques-uns passent d'asexuel à sexuel, ou l'inverse.
Les asexuels peuvent-ils avoir de l'excitation, une érection ?
Oui, pour la plupart. Mais ce n'est pas associé à un désir. C'est juste quelque chose qui arrive à votre corps. Certains se masturbent, peuvent se sentir bien, mais sans que cela ne soit associé à une attraction.
Est-ce difficile d'expliquer l'asexualité ?
Non, pas trop, pour ce qui me concerne. Les gens sont très intrigués, ils trouvent cela étrange. Ils ont du mal à imaginer que le sexe puisse ne jouer aucun rôle dans une vie. Ce qui est le plus dur à appréhender, pour eux, c'est le lien entre sexualité et amour. Quand on leur explique que l'on a de l'intimité sans sexualité, ils sont perplexes. Ce sont des discussions intéressantes, et assez amusantes.
Cherchez-vous à créer un mouvement pour revendiquer votre identité sexuelle avec «fierté», à l'instar des homosexuels ?
Il y a beaucoup de parallèles entre notre mouvement et le leur. Ils ont ouvert la voie, et c'est plus facile pour nous de nous exprimer. Par ailleurs, il n'existe pas vis-à-vis de nous l'équivalent de l'homophobie : personne n'a d'hostilité particulière contre nous. Au pire, les gens pensent que nous devons être «réparés». Mais personne ne trouve l'asexualité «dégoûtante» ou «sale». Les gays se rassemblaient pour déclarer : l'homosexualité n'est pas un problème, c'est une partie formidable de nos vies. Nous, nous disons : vous savez, nous sommes heureux. Nous aimons des gens. Nous ne sommes pas cassés.
(1) Anthony Bogaert, Asexuality : Prevalence and Associated Factors in a National Probability Sample, Journal of Sex Research , août 2004.
(2) www.asexuality.org
http://www.liberation.fr/vous/197170.FR.php
L' interview du fondateur David Jay par libé:
Sexualité. David Jay, Américain, porte-voix de cette communauté méconnue.
«Asexuels, nous sommes heureux»
Par Pascal RICHE
Ils ne ressentent aucune attraction sexuelle. Ils peuvent aimer, mais sont indifférents au sexe. Jusque-là, les asexuels restaient cachés. Depuis quelques années, ils s'expriment, échangent leurs expériences, sortent du placard. Une étude britannique (1) suggère qu'ils seraient très nombreux : 1 % des personnes sondées déclarent n'avoir «jamais éprouvé d'attraction sexuelle pour qui que ce soit». Beaucoup de médecins considèrent l'«asexualité» comme un dysfonctionnement. Ce n'est pas le sentiment des asexuels, qui commencent depuis quatre ans à se grouper en communauté, grâce à l'Internet, et qui revendiquent leur «orientation». Leur porte-voix est un jeune homme, l'Américain David Jay, 23 ans, qui anime depuis plus de quatre ans la principale communauté, Aven (Asexual Visibility and Education Network). Entretien.
Pourquoi ce mouvement Aven ?
Lorsque j'ai compris que j'étais asexuel, j'ai passé énormément de temps à découvrir ce que cela signifiait pour moi. Dans une société dans laquelle la sexualité est si importante, il est très difficile pour les gens comme nous de trouver notre place. J'ai réfléchi à tout cela, mais rien n'avait encore été écrit sur la question nulle part. En 2002, j'ai créé un site web (2), pour que les gens puissent échanger leurs expériences. Nous approchons les 10 000 membres au niveau mondial.
Quand avez-vous découvert que vous étiez asexuel ?
Quand j'avais 13 ou 14 ans. Quand d'autres m'ont fait comprendre qu'ils désiraient quelque chose de moi, j'ai compris que j'étais différent. Cela m'a pris du temps d'accepter l'idée que l'asexualité était une possibilité. Les gays, dès l'enfance, savent que l'homosexualité existe. Mais personne, même au lycée, n'a entendu parler d'asexualité. Au début, je ne voulais en parler à personne. Puis j'ai réalisé que ce n'était pas un «problème», et compris ce que c'était, car il n'y avait alors aucune définition. J'ai beaucoup discuté avec mes amis, filles et garçons, au lycée, pour définir quelle était mon identité sexuelle. Vers 18 ans, j'ai décidé de faire mon coming-out. A l'université, j'ai créé une communauté à travers le site. On a forgé le mot «asexualité», et des milliers de gens nous ont trouvés sur le Web, en cherchant, à partir de zéro.
Avez-vous essayé d'avoir des relations sexuelles ?
Pas vraiment. Cela n'avait pas d'intérêt pour moi. Je n'ai jamais senti que cela valait le coup d'essayer.
Même à titre d'expérience ?
Je n'ai jamais eu de relations sexuelles ; j'ai essayé des trucs sexuels avec des gens, cela n'a rien déclenché chez moi.
Avec des filles et des garçons ?
Oui.
Les asexuels ont-ils des points communs ou sont-ils très divers ?
Beaucoup ont en commun d'avoir vécu la solitude, ne sachant pas comment se comporter, pensant qu'ils étaient les seuls à être ainsi. Mais pour le reste c'est une communauté très diverse. Il existe surtout une très grande variété dans la façon de vivre son asexualité. Certains ressentent des attractions (émotionnelles mais pas sexuelles) et d'autres non. Parmi ceux qui éprouvent une telle attraction, vous retrouvez des gays, des straights, des bi. Ceux qui n'ont pas d'attraction peuvent aussi avoir besoin d'établir une relation romantique, ou une amitié très proche avec quelqu'un. Tous essaient de trouver comment naviguer dans la société sans être «sexuel». Nous n'avons aucun problème avec l'idée de sexe : si quelqu'un aime le sexe, qu'il en profite, c'est très bien. Mais nous pensons aussi que le sexe n'est pas indispensable. Sans sexe, la vie ne perd pas son sens.
Votre condition ne tient donc pas d'un dysfonctionnement ?
Non, pas du tout. C'est plus proche de l'orientation sexuelle. Aucun facteur médical ou autre n'explique pourquoi vous êtes hétéro ou homo. C'est la même chose avec l'asexualité. Nous n'avons pas d'hormones différentes.
N'y a-t-il pas dans votre communauté, par exemple, des gens qui ont été traumatisés dans leur enfance par des abus sexuels ?
Je n'ai pas de statistiques, mais je pense que c'est le même pourcentage que dans le reste de la population.
Reste-t-on asexuel toute sa vie ?
La majorité des asexuels le sont pour le restant de leurs jours. Quelques-uns passent d'asexuel à sexuel, ou l'inverse.
Les asexuels peuvent-ils avoir de l'excitation, une érection ?
Oui, pour la plupart. Mais ce n'est pas associé à un désir. C'est juste quelque chose qui arrive à votre corps. Certains se masturbent, peuvent se sentir bien, mais sans que cela ne soit associé à une attraction.
Est-ce difficile d'expliquer l'asexualité ?
Non, pas trop, pour ce qui me concerne. Les gens sont très intrigués, ils trouvent cela étrange. Ils ont du mal à imaginer que le sexe puisse ne jouer aucun rôle dans une vie. Ce qui est le plus dur à appréhender, pour eux, c'est le lien entre sexualité et amour. Quand on leur explique que l'on a de l'intimité sans sexualité, ils sont perplexes. Ce sont des discussions intéressantes, et assez amusantes.
Cherchez-vous à créer un mouvement pour revendiquer votre identité sexuelle avec «fierté», à l'instar des homosexuels ?
Il y a beaucoup de parallèles entre notre mouvement et le leur. Ils ont ouvert la voie, et c'est plus facile pour nous de nous exprimer. Par ailleurs, il n'existe pas vis-à-vis de nous l'équivalent de l'homophobie : personne n'a d'hostilité particulière contre nous. Au pire, les gens pensent que nous devons être «réparés». Mais personne ne trouve l'asexualité «dégoûtante» ou «sale». Les gays se rassemblaient pour déclarer : l'homosexualité n'est pas un problème, c'est une partie formidable de nos vies. Nous, nous disons : vous savez, nous sommes heureux. Nous aimons des gens. Nous ne sommes pas cassés.
(1) Anthony Bogaert, Asexuality : Prevalence and Associated Factors in a National Probability Sample, Journal of Sex Research , août 2004.
(2) www.asexuality.org
http://www.liberation.fr/vous/197170.FR.php
Invité- Invité
Re: Asexualité
Merci pour cette article martina 
Et je maintiens ce que j'ai dit Elegy je n'ai jamais eu d'attraction sexuelle pour les filles qui m'attiraient intellectuellement.

Et je maintiens ce que j'ai dit Elegy je n'ai jamais eu d'attraction sexuelle pour les filles qui m'attiraient intellectuellement.

Kooky- Ne lez'ine pas avec les mots !
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Localisation: Argenteuil (95)
Date d'inscription: 26/06/2005
Re: Asexualité
Kooky a écrit:Et je maintiens ce que j'ai dit Elegy je n'ai jamais eu d'attraction sexuelle pour les filles qui m'attiraient intellectuellement.
J'avais bien compris ce point, pas de problème. Ce que je disais, c'est que si tu as déjà ressenti du désir sexuel pour une fille (je ne te parle pas d'attirance "intellectuelle" là), tu ne peux être considérée comme asexuelle.
Re: Asexualité
Ce qui me pose problème, dans ce qui est expliqué, c'est l'absence de sexualité avec une autre personne, l'absence de désir, mais le reconnaissance de la masturbation.
La masturbation est une forme de sexualité, non ?
Les asexuels peuvent-ils avoir de l'excitation, une érection ?
Oui, pour la plupart. Mais ce n'est pas associé à un désir. C'est juste quelque chose qui arrive à votre corps. Certains se masturbent, peuvent se sentir bien, mais sans que cela ne soit associé à une attraction.
La masturbation est une forme de sexualité, non ?
Judith- Bannie
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Date d'inscription: 08/06/2006
Re: Asexualité
Judith a écrit:Ce qui me pose problème, dans ce qui est expliqué, c'est l'absence de sexualité avec une autre personne, l'absence de désir, mais la reconnaissance de la masturbation.
C'est ce que je me disais aussi... Mais visiblement dans la définition donnée par Wikipédia, l'asexualité ne se définit que dans l'optique d'un rapport à l'Autre :
L'asexualité est l'état d'une personne (asexuelle) qui ne ressent pas le besoin de s'engager dans une relation sexuelle avec une autre personne.
N'empêche, tout ça ne me semble pas bien clair...
Re: Asexualité
Je me pose aussi un certain nombre de questions par rapport à l'asexualité. Le fait de ne pas projeter son désir ou ses fantasmes sur une autre personne signifie t il qu'on est dépourvu de sexualité ? S'il y a masturbation c'est qu'il y a bien désir et fantasmes...peut être que ce qui coince c'est la possibilité d'avoir un objet de désir, une personne dans son entourage.
J'ai tendance à penser qu'il s'agit d'un mouvement réactionnel...tout comme le retour du mariage et l'histoire de la virginité jusqu'au mariage (sigh ! :scratch: ).
Il y a une forte pression du tout sexuel et peut être que finalement, beaucoup de gens ont du mal à identifier leurs désirs dans la mesure où on se rapporte à ce que l'on a généralement sous les yeux ( dans la vie de tous les jours, à la télé, dans les magazines etc...). La sexualité est l'une des questions les plus personnelles qui soient et on ne peut pas la normaliser en imposant ce qui est censé incarner ou pas le désir. Ne pas baver devant Angelina Jolie où le string qui dépasse du jean de la copine du lycée ne me semble pas être une signification particulière d'asexualité.
Personnellement, je peux dire que j'ai vécu une phase d'asexualité jusqu'à dix sept ans...juste parce que premièrement je n'étais pas en mesure d'identifier mes désirs, parce que je n'avais pas non plus envie de me forcer pour rentrer dans le moule, et enfin parce qu'il n'y avait autour de moi aucun "support" pour ces désirs.
Bref, à l'âge où les hormones sont sensées être en pleine effervescence, où les copines poussent des cris de chamelles à chaque bôgosse qui passe et où les copains de classe brament allègrement devant les femelles...c'était rien, nada, nothing...en tous cas rien de "matériel". J'ai même fait croire que je voulais être nonne et je suis toujours aussi vexée qu'on ait pu me croire.
Ca a changé à partir du moment où j'ai eu à la fois dans l'entourage quelqu'un susceptible d'éveiller du désir, et au niveau de la représentation des supports convenants à MES désirs. Je fonctionne toujours sur le même principe, et on me reprochera sans doute mes "exigeances" dans le domaine amoureux et sentimental qui font que 98% de la population me laisse de marbre...mais ça n'a rien d'asexuel.
Je ne pense pas que ça soit une question de non sexualité mais de ce qui provoque le désir...chez certaines personnes se sera plutôt visuel, chez d'autres plus intellectuel, d'autres encore olfactif...c'est aussi une question de se connaître soi même et de fonctionner en respect avec ses désirs.
Pression et sexualité vont assez mal ensemble...on peut rajouter plusieurs facteurs potentiellement "tuent libido": peur du rejet, peur de l'échec, peur de l'engagement, peur de la performance, peur du changement...
c'est peut être aussi pour ça que certaines personnes "lâchent l'affaire" et finissent par entrer dans une forme de case où elles se sentent moins seules.
J'ai tendance à penser qu'il s'agit d'un mouvement réactionnel...tout comme le retour du mariage et l'histoire de la virginité jusqu'au mariage (sigh ! :scratch: ).
Il y a une forte pression du tout sexuel et peut être que finalement, beaucoup de gens ont du mal à identifier leurs désirs dans la mesure où on se rapporte à ce que l'on a généralement sous les yeux ( dans la vie de tous les jours, à la télé, dans les magazines etc...). La sexualité est l'une des questions les plus personnelles qui soient et on ne peut pas la normaliser en imposant ce qui est censé incarner ou pas le désir. Ne pas baver devant Angelina Jolie où le string qui dépasse du jean de la copine du lycée ne me semble pas être une signification particulière d'asexualité.
Personnellement, je peux dire que j'ai vécu une phase d'asexualité jusqu'à dix sept ans...juste parce que premièrement je n'étais pas en mesure d'identifier mes désirs, parce que je n'avais pas non plus envie de me forcer pour rentrer dans le moule, et enfin parce qu'il n'y avait autour de moi aucun "support" pour ces désirs.
Bref, à l'âge où les hormones sont sensées être en pleine effervescence, où les copines poussent des cris de chamelles à chaque bôgosse qui passe et où les copains de classe brament allègrement devant les femelles...c'était rien, nada, nothing...en tous cas rien de "matériel". J'ai même fait croire que je voulais être nonne et je suis toujours aussi vexée qu'on ait pu me croire.
Ca a changé à partir du moment où j'ai eu à la fois dans l'entourage quelqu'un susceptible d'éveiller du désir, et au niveau de la représentation des supports convenants à MES désirs. Je fonctionne toujours sur le même principe, et on me reprochera sans doute mes "exigeances" dans le domaine amoureux et sentimental qui font que 98% de la population me laisse de marbre...mais ça n'a rien d'asexuel.
Je ne pense pas que ça soit une question de non sexualité mais de ce qui provoque le désir...chez certaines personnes se sera plutôt visuel, chez d'autres plus intellectuel, d'autres encore olfactif...c'est aussi une question de se connaître soi même et de fonctionner en respect avec ses désirs.
Pression et sexualité vont assez mal ensemble...on peut rajouter plusieurs facteurs potentiellement "tuent libido": peur du rejet, peur de l'échec, peur de l'engagement, peur de la performance, peur du changement...
c'est peut être aussi pour ça que certaines personnes "lâchent l'affaire" et finissent par entrer dans une forme de case où elles se sentent moins seules.
Re: Asexualité
Je suis tout à fait d'accord avec toi Minipoussin.
Je considère également qu'il s'agit d'un mouvement réactionnel qui se greffe très bien dans la mouvance ultra-puritaine des Etats-Unis (il existe un mouvement, voire un lobby, très fort pour la chasteté avant le mariage, relayé par les Evangélistes très puissants là-bas).
Les Etats-Unis ayant aussi une culture de la communauté, il était évident que ceux qui se revendiquent de l'asexualité tentent de calquer leurs non-pratiques (
) sur les mouvements homosexuels, parlant ainsi d'"orientation sexuelle". C'est pour moi un abus de langage, une justification qui n'a de sens que pour se rassurer face à la pression sexuelle environnante (comme l'a dit Minipoussin).
De même, le terme même d'asexualité est un abus de langage, car la masturbation relève bien de la sexualité.
Bref, pour moi c'est une vaste fumisterie et beaucoup de bruit pour rien...
Je considère également qu'il s'agit d'un mouvement réactionnel qui se greffe très bien dans la mouvance ultra-puritaine des Etats-Unis (il existe un mouvement, voire un lobby, très fort pour la chasteté avant le mariage, relayé par les Evangélistes très puissants là-bas).
Les Etats-Unis ayant aussi une culture de la communauté, il était évident que ceux qui se revendiquent de l'asexualité tentent de calquer leurs non-pratiques (
De même, le terme même d'asexualité est un abus de langage, car la masturbation relève bien de la sexualité.
Bref, pour moi c'est une vaste fumisterie et beaucoup de bruit pour rien...
Re: Asexualité
je sais que perso cette 'case' me rassure (je ne trouve pas de mot plus approprié mais ce n'est pas exactement le terme que je cherchais) car j'ai moyen apprécié me faire traiter de frigide à certains moments de ma vie.
ceci dit le côté 'masturbation' ma laisse pensive c'est une pratique qui rélève à mon sens de satisfaction d'un désir, solidaire certes mais désir quand même.
ceci dit le côté 'masturbation' ma laisse pensive c'est une pratique qui rélève à mon sens de satisfaction d'un désir, solidaire certes mais désir quand même.

Kooky- Ne lez'ine pas avec les mots !
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Date d'inscription: 26/06/2005
Re: Asexualité
Kooky a écrit:car j'ai moyen apprécié me faire traiter de frigide à certains moments de ma vie.
c'est ca !
ou de soi-même douter grave de sa situation, de son cas, pour ne pas employer le mot normalité.
on se retrouve facilement caséE par les autres dans les "ayant un probleme psycho-sexuel a regler" si l'on n'a pas son quota de sexe hebdo ou mensuel.
ou comment etre en couple, et ne pas ressentir de besoins purement sexuels pendant des periodes parfois longues, ce qui ne va pas à l'encontre de ressentir des besoins de tendresse, d'amour (recevoir et donner).
qu'il y ait un mot, une case, une communauté, ca se discute, mais le mérite de cette histoire est justement de pouvoir donner la parole, de permettre de se reconnaitre et de moins se sentir seulE, non ?
Kai- Bannie
- Nombre de messages: 1447
Date d'inscription: 08/02/2006
Re: Asexualité
Ben disons que d'aller se coller soi même dans la case "asexuelle" pour répondre à la case "frigide" c'est d'une certaine manière considérer que l'insulte qui nous a été faite vient effectivement d'un problème qui viendrait de soi...et se replier davantage sur soi plutôt que de renvoyer la balle.
D'autant plus que les termes "frustrée" ou "frigide" sont employés à toutes les sauces et dans un but bien blessant qui fait mouche à chaque fois...dans le fond la personne qui utilise ces termes ne cherche qu'à se protéger elle (du type "MOI je suis normale donc c'est forcément toi qui a un "problème") et se fiche complétement du fait que ça soit vrai ou pas.
Qu'on soit "trop" sexuée et on sera casée en "obsedée/perverse/salope" et j'en passe...pas "assez" ce sera "frigide/frustrée/coincée" et j'en passe...
Il en va de même pour la sexualité que pour la personnalité, on est toujours le trop ou le pas assez de quelqu'un d'autre...alors que dans le fond que ça colle ou pas c'est essentiellement une question d'alchimie.
Surtout qu'au final ce sont toujours les mêmes personnes qui se posent des questions sur elles mêmes et les mêmes qui ne s'en posent jamais.
D'autant plus que les termes "frustrée" ou "frigide" sont employés à toutes les sauces et dans un but bien blessant qui fait mouche à chaque fois...dans le fond la personne qui utilise ces termes ne cherche qu'à se protéger elle (du type "MOI je suis normale donc c'est forcément toi qui a un "problème") et se fiche complétement du fait que ça soit vrai ou pas.
Qu'on soit "trop" sexuée et on sera casée en "obsedée/perverse/salope" et j'en passe...pas "assez" ce sera "frigide/frustrée/coincée" et j'en passe...
Il en va de même pour la sexualité que pour la personnalité, on est toujours le trop ou le pas assez de quelqu'un d'autre...alors que dans le fond que ça colle ou pas c'est essentiellement une question d'alchimie.
Surtout qu'au final ce sont toujours les mêmes personnes qui se posent des questions sur elles mêmes et les mêmes qui ne s'en posent jamais.
Re: Asexualité
Kooky, ce qui me touche, c'est à quel point les mots que tu écris, j'aurais pu les écrire il y a quelques années... exactement les mêmes... combien je retrouve la personne qui n'ayant pas encore vécu pour de vrai son homosexualité, pensait que c'était parce que "ça ne m'intéresse pas", "je ne ressens rien en fait", c'est comme ça, "je ne suis pas faite pour ça", "voilà, j'ai compris" etc...
... le souci c'est cette caricature que l'on fait de la sexualité: le fait de se retourner sur les filles, les gars, comme critère de sexualité... à vrai dire, si je ne me retourne ni sur l'un, ni sur l'autre, j'apprécie l'esthétique masculine autant que la féminine, le (visuel chez moi a tendance à déclencher essentiellement de l'intellectuel, de l'analyse) ce n'est pas ça qui détermine ma sexualité... ce n'est pas non plus la fréquence à laquelle elle revient dans mes pensées, l'importance qu'elle prend dans mon emploi du temps ni rien de tout ça... ma sexualité s'est clairement définie dès l'instant ou j'ai touché et été touchée par la bonne personne...
... si je ne suis absolument pas de l'avis "complot des puritains": je pense que l'asexualité tout aussi concevable que l'obsession, je pense que la sexualité se vit pour chacun à degré différent, de l'absence à l'omniprésence...
... juste que ben ça va surement te sembler banal, mais je pense que malgré les années, pour toi, c'est encore trop tôt pour déterminer tout ça...
Un seul conseil: attends... attends le moment... attends la personne avec qui tu "sens que c'est possible" et essayes... ça vient, ça vient toujours... quelle que soit l'attente.. crois moi, s'il ne se passe rien à ce moment là, tu pourras te définir...
... le souci c'est cette caricature que l'on fait de la sexualité: le fait de se retourner sur les filles, les gars, comme critère de sexualité... à vrai dire, si je ne me retourne ni sur l'un, ni sur l'autre, j'apprécie l'esthétique masculine autant que la féminine, le (visuel chez moi a tendance à déclencher essentiellement de l'intellectuel, de l'analyse) ce n'est pas ça qui détermine ma sexualité... ce n'est pas non plus la fréquence à laquelle elle revient dans mes pensées, l'importance qu'elle prend dans mon emploi du temps ni rien de tout ça... ma sexualité s'est clairement définie dès l'instant ou j'ai touché et été touchée par la bonne personne...
... si je ne suis absolument pas de l'avis "complot des puritains": je pense que l'asexualité tout aussi concevable que l'obsession, je pense que la sexualité se vit pour chacun à degré différent, de l'absence à l'omniprésence...
... juste que ben ça va surement te sembler banal, mais je pense que malgré les années, pour toi, c'est encore trop tôt pour déterminer tout ça...
Un seul conseil: attends... attends le moment... attends la personne avec qui tu "sens que c'est possible" et essayes... ça vient, ça vient toujours... quelle que soit l'attente.. crois moi, s'il ne se passe rien à ce moment là, tu pourras te définir...
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Re: Asexualité
tiijan a écrit:... si je ne suis absolument pas de l'avis "complot des puritains": je pense que l'asexualité tout aussi concevable que l'obsession, je pense que la sexualité se vit pour chacun à degré différent, de l'absence à l'omniprésence...
Je n'ai pas dit que l'asexualité était un "complot des puritains", j'ai dit que l'établissement en mouvement organisé était typique des Américains et que cela servait parfaitement les intérêts des partisans de la chasteté.
Je suis en revanche également d'avis qu'il ne sert à rien de se ranger dans une case créée artificiellement pour justifier simplement que l'on n'est pas très attirée par la sexualité, ce qui ne me paraît pas plus anormal que d'être obsédée.
Ce n'est donc pas le fait d'être peu attirée, voire pas du tout, par la sexualité que je remets en cause, mais la création d'un "mouvement asexuel", calqué sur le mouvement homosexuel.
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