PRESIDENTIELLE Une vidéo casse-tête pour Royal

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PRESIDENTIELLE Une vidéo casse-tête pour Royal

Message par Invité le Lun 13 Nov 2006, 13:10

Une vidéo casse-tête pour Royal
Le film, diffusé sur le Net via des partisans de DSK, oblige la candidate à s'expliquer, à trois jours du vote militant.
Par David REVAULT D'ALLONNES
QUOTIDIEN : lundi 13 novembre 2006
Un dernier coup fourré ? A trois jours du vote, la résurgence de propos tenus par Ségolène Royal sur les enseignants, lors d'une réunion avec des militants, le 21 janvier 2006 à Angers, agite le PS.

Qu'a-t-elle dit exactement ?
«Il va falloir être assez révolutionnaire dans les propositions», prévient l'ancienne ministre de l'Enseignement scolaire. Elle continue : «Je ne vais pas encore la crier sur les toits parce que je ne veux pas me prendre des coups des organisations syndicales enseignantes. [...] Une des révolutions, c'est de faire les 35 heures au collège. Que les enseignants restent 35 heures au collège.» Et d'ajouter : «Aujourd'hui, en France, on a des entreprises cotées en Bourse de soutien scolaire. Et ceux qui font cours dans ces entreprises, c'est les professeurs du secteur public. Comment se fait-il que des enseignants du secteur public aient le temps d'aller faire du soutien individualisé payant et qu'ils n'aient pas le temps de faire du soutien individualisé gratuit dans les établissements scolaires ?»
Comment les images sont-elles apparues sur la Toile ?
Il ne s'agit pas d'une vidéo pirate. «La fédé avait souhaité conserver une trace de la présence de Ségolène», explique Jacques Auxiette, président de la région Pays de la Loire et présent ce jour-là. Le preneur d'images avait été mandaté par Serge Bardy, premier secrétaire fédéral. Et personne ne s'était intéressé à la vidéo. Jusqu'à la fin du mois dernier. Selon un proche de Royal, qui a mené l'enquête, «le sénateur Daniel Raoul [partisan de DSK, ndlr] a en personne réclamé cette cassette le 30 octobre, officiellement pour préparer un débat sur l'enseignement. Et on perd la trace de la cassette à ce moment-là». Le 8 novembre, les images réapparaissent sur Dailymotion.com, un site dédié aux vidéos amateur, grâce à un internaute répondant au pseudo de «Jules Ferry». Sur son blog, Serge Bardy, organisateur du débat, est «choqué par cette pratique d'une autre époque» et «outré par la façon malveillante utilisée par un élu angevin proche de DSK».
D'où est parti le coup ?
«Ils sont identifiés, et sans hésitation», fulmine un partisan de Ségolène Royal, qui pointe «une bande de tueurs à gages autour de DSK, qui ont eu vent du fait qu'elle s'était exprimée sur le sujet et qui ont cherché à se procurer les images». L'équipe du député du Val-d'Oise nie en bloc. Avant de pointer une «misérable manoeuvre visant à masquer le fond. Car le problème n'est pas le cheminement de la cassette. Ce qui est amusant et cruel, c'est qu'on ne dise pas ce qu'on pense parce qu'on est en campagne.» Une allusion au fait que Royal n'entende pas «crier sur les toits» sa proposition. «Elle est piégée, assène un strauss-kahnien. C'est l'irruption de la transparence, dont elle se revendique, dans le débat politique...»
Comment Ségolène Royal contre-attaque-t-elle ?
«C'est une réflexion qui n'a aucune valeur de décision et qu'il faut resituer dans le contexte de la préparation du projet», rappelle Jacques Auxiette. Sur le site «Le Maine-et-Loire avec Ségolène Royal» (49avecsego.org), ses partisans ont mis en ligne la suite de la séquence, qui avait été coupée sur Dailymotion. La candidate prône des «moyens matériels» pour les enseignants, dont des «bureaux dans les collèges». Elle ajoute : «On n'a pas tiré les enseignements de toutes les choses expérimentales qui marchent bien.» Une version longue où ne figure toutefois pas la phrase où Royal se dit réticente à «prendre des coups» des syndicats...
L'affaire peut-elle faire des dégâts ?
L'ex-ministre de l'Enseignement avait déjà préconisé 35 heures de présence pour les enseignants, «mot pour mot, lors de la préparation du projet socialiste», explique Julien Dray. Mais, à quelques jours du vote des militants, parmi lesquels 30 000 membres de la communauté enseignante, le timing est gênant. En témoigne l'émoi provoqué dans les syndicats enseignants ( Libération du 11 novembre). L'affaire a été jugée suffisamment sérieuse pour que les trois porte-parole de Ségolène Royal, de concert, martèlent l' «engagement sans faille» de leur championne pour l'Education nationale, ainsi que l' «estime profonde qu'elle porte aux enseignants». «Ses concurrents essaient de chauffer les profs contre elle, glisse un de ses partisans. Mais ça n'aura aucune conséquence.» Un autre s'attend à d' «autres mauvais coup d'ici jeudi...»


http://www.liberation.fr/actualite/politiques/216709.FR.php


Au delà du débat sur les enseignants et de la campagne musclée entre les 3 candidats socialistes, je trouve que le net prend une trés grande place ds la campagne en tant que moyen de diffusion à grande échelle.

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