Le déclin de l'empire ricain

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Le déclin de l'empire ricain

Message par Poet le Mar 15 Mai 2007, 18:54

J'ai pas pour habitude de vous gaver (enfin à peine :puker: Razz ) avec des sujets sur l'"économie" mais ce sujet-là est fort intéressant au moment où le p'tit Nicolas s'apprête à chausser ses bottes de 7 lieues de President of La France... Exclamation

La prospérité apparente des États-Unis ne masque plus la montée de l’endettement du pays et des ménages. Des chercheurs s’inquiètent de la chute possible de la première économie du monde.

Pour lire la suite c'est par ici la bonne soupe faim prête
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http://www.telerama.fr/divers/M0705071111029.html

Et puis encore cette réflexion sur les présidentielles, une nouvelle ère de la politique avec le chercheur Christophe Prochasson, qui a ainsi analysé, à chaud, le nouveau paysage politique, marqué par l’affaiblissement du clivage gauche-droite, l’arrivée au pouvoir de politiques affranchis de l’histoire du XXe siècle, et la refondation aujourd’hui en marche du Parti socialiste.

Dimanche 6 mai, au soir du second tour
“Cette campagne a été un match de foot”

Tous les commentateurs remarquent ce soir, comme à l’issue du premier tour, le fort taux de participation. Serait-ce un signe de repolitisation des Français ? Si l’on entend par là un regain de conscience politique chez nos compatriotes, une vision claire des projets de la droite et de la gauche, j’en doute fort. Comme on l’a vu tout au long de la campagne présidentielle, les frontières entre les programmes des candidats, leurs analyses et leurs propositions sont devenus très complexes à démêler. La confusion idéologique du discours de Nicolas Sarkozy, à la salle Gaveau, juste après l’annonce de son élection, mêlant allègrement les thèmes et les valeurs de la droite et de la gauche en est un bel exemple. Non, fondamentalement, cette élection s’est jouée entre deux personnes beaucoup plus qu’entre deux projets. Et si ce scrutin a eu autant de succès, c’est qu’il a été vécu comme un match de football. L’ambiance salle Gaveau, la Marseillaise répétée à pleins poumons, la gestuelle, les cris des « supporters » de Nicolas Sarkozy, rappelaient irrésistiblement les images des stades. Regardez à quel point, au cours de cette campagne, le vocabulaire du foot a insidieusement envahi celui de la politique et des commentateurs : les « supporters » au lieu des militants, les « qualifiés » pour le second tour, le « finaliste » de l’élection… Jusqu’à Nicolas Sarkozy lui-même qui, pour stigmatiser le débat entre Ségolène Royal et François Bayrou, fila la métaphore­ sportive, insistant sur le fait qu’à la fin d’une Coupe du monde de foot, seuls les deux « finalistes » sont admis à s’affronter !

La nette victoire de Nicolas Sarkozy ne risque-t-elle pas de compromettre, au moins à court terme, la mutation du parti socialiste vers une social-démocratie clairement assumée ?
Le plus frappant, ce soir, était de voir Ségolène Royal jouer un jeu exactement contraire à celui de Lionel Jospin en 2002. Elle occupe le terrain, promet de rester à la barre, dit sa conviction qu’il ne faut pas désarmer, que le chemin reste long, mais qu’une étape, déjà, a été franchie. Et les militants présents semblent euphoriques, malgré la défaite : pas de larmes ni de visages fermés. La victoire de Nicolas Sarkozy est nette, mais la casse est limitée au parti socialiste. C’est un petit miracle, vu le faible résultat de la gauche dans son ensemble au premier tour et les conditions acrobatiques dans lesquelles Ségolène Royal a engagé la transition de son camp vers la modernité.

Au total, que révèlent cette campagne et cette élection sur l’état de notre pays ? D’abord une volonté des Français de voir clair dans une période de crise et de confusion. Nicolas Sarkozy, qui fait de la politique de manière traditionnelle, était le candidat le plus lisible, le plus simple à comprendre, même si ses propositions étaient souvent contradictoires. Mais il ne faut pas sous-estimer, dans son discours, la dimension « fier d’être français », la critique de la « repentance », la fermeté vis-à-vis des immigrés et des banlieues. Sa victoire confirme que la France d’aujourd’hui est la même que celle de 2002, quand Jean-Marie Le Pen parvint au second tour. Une France en crise, inquiète d’elle-même comme du monde extérieur. Une France qui a peur de l’avenir. Ce n’est pas très rassurant.

(article complet ici [url] http://www.telerama.fr/divers/B070507001987.html[/url]
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