Revue de presse

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Re: Revue de presse

Message par Invité le Lun 25 Oct 2010, 12:43

Taz91 a écrit:Quand le gouvernement fait des "petites fleurs" au lobby des auto-écoles, au détriment des plus défavorisés encore une fois...

Auto-écoles : la banlieue défend sa voiture à double commande

Mauvaise nouvelle, une bonne idée est menacée : la location de voitures à double commande, qui permet d'éviter de laisser trop d'argent aux auto-écoles pour le permis de conduire. A cause d'un arrêté qui oblige les accompagnateurs à suivre une formation, les loueurs risquent de devoir fermer boutique. C'est compter sans les associations, décidées à défendre cette initiative venue des quartiers populaires.

C'est une « success story » des banlieues qui risque d'être victime de son succès. Fondée il y a deux ans et demi dans un quartier populaire, l'entreprise Permis Malin loue des voitures à double commande à des particuliers souhaitant améliorer leur conduite sans passer par une auto-école.

La voiture à double commande est un concept qui marche : depuis sa création, Permis Malin a ouvert 25 agences et fait des émules, à tel point que le ministère du Développement durable a voulu encadrer ces pratiques.

Jusqu'à présent, un apprenti conducteur ayant effectué ses vingt heures de cours en auto-école pouvait conduire une voiture à double commande en présence de n'importe quel accompagnateur, à condition que celui-ci détienne son permis de conduire depuis cinq ans.

Il en va autrement depuis le 7 octobre, date de l'entrée en vigueur d'un arrêté ministériel daté du 18 juin :

« Pour pouvoir assurer la fonction d'accompagnateur sur un véhicule équipé d'un dispositif de doubles commandes, l'accompagnateur doit avoir suivi préalablement une formation de sept heures minimum comprenant au moins quatre heures de formation pratique. »

Une formation qui devrait coûter « aux alentours de 500 euros », d'après la responsable d'un « centre agréé », qui souhaite garder l'anonymat. De quoi décourager les clients, s'insurge Julien Laziou.

Soutenu par le collectif Banlieues Respect, qui fédère une centaine d'associations des quartiers, le gérant de Permis Malin est décidé à pas se laisser mettre des bâtons dans les roues, et a déposé un recours devant le Conseil d'Etat.

« Cet arrêté est la conséquence d'un lobby des auto-écoles qui veut la mort des locations de voitures à double commande », dénonce son avocate Maître Saima Rasool.

Jean-Pierre Jubelin, gérant d'une auto-école, se réjouit quant à lui de la nouvelle réglementation :

« Avec cet arrêté, les jeunes auront davantage intérêt à apprendre à l'auto-école qu'à payer une formation. C'est la fin des voitures à double commande ! »

Il souligne le rôle du formateur dans l'apprentissage de la conduite :

« Le plus difficile n'est pas de manier les pédales, mais d'apprendre à gérer un environnement qui change constamment. Ce n'est pas à la portée d'un accompagnateur. »

« Nos clients ont seulement besoin d'entrainement »

Un argument qui ne tient pas la route, selon l'avocate de Permis Malin :

« Il n'a jamais été question d'apprendre à conduire sans passer par l'auto-école ! Nos clients ont tous déjà fait leurs vingt heures de conduite, et ont seulement besoin d'entraînement. »

Pour Julien Laziou, la société répond avant tout à un besoin social :

« En région parisienne, la conduite accompagnée se pratique peu pour deux raisons : il est difficile de trouver un conducteur régulier, ainsi qu'un véhicule adapté.

Les personnes qui viennent chez nous n'ont pas les moyens, et auraient sans doute renoncé à repasser le permis à cause des prix et des horaires contraignants des auto-écoles. »

« Le gouvernement a préféré écouter le lobby des auto-écoles »

Permis Malin emploie une soixantaines de jeunes issus des quartiers populaires. Tout un symbole pour Hassan Ben M'Barek, président du collectif Banlieues Respect, pour qui cette mesure est emblématique de l'échec des politiques publiques envers les jeunes défavorisés, notamment du Plan Espoir banlieues annoncé en 2008 :

« D'un côté, les pouvoirs publics disent qu'ils veulent favoriser l'emploi dans les banlieues, et de l'autre, ils cassent des entrepreneurs issus de nos quartiers.

Ces jeunes ont du mérite, c'est le genre d'exemple qu'il faudrait mettre en avant. Au lieu de cela, le gouvernement a préféré écouter le lobby des auto-écoles. »

Le Conseil d'Etat se prononcera le 29 octobre. En attendant, les loueurs demeurent dans l'incertitude.

Source : http://eco.rue89.com/2010/10/24/auto-ecoles-la-banlieue-defend-sa-voiture-a-double-commande-172725

Quand on voit le prix d'une heure de conduite supplémentaire dans une auto-école, ce n'est quand-même pas déraisonnable de proposer, surtout pour ceux qui ont le moins de moyens, une alternative plus économique. Ce n'est pas comme si on enlevait le pain de la bouche des auto-écoles puisque les voitures à double commande sont accessibles aux conducteurs ayant déjà fait leur 20h de conduite avec un moniteur... Un scandale de plus...
Info ou intox : aux dires de ma moto-école, les auto-écoles elles-mêmes sont menacées par l'Etat qui, à terme, voudrait récupérer le marché de la formation au permis de conduire à son compte... Eh oui, les auto-écoles subissent elles-mêmes beaucoup de pression, prises entre le marteau et l'enclume parce qu'elles croulent sous les demandes de permis mais subissent le bon vouloir les préfectures pour les dates d'examen mises à leur disposition, feraient-elles exprès de les donner au compte gouttes ? (ça fait depuis le mois d'août que j'attends une date de passage)... Du coup, double mécontentement oblige (étant donné aussi le coût des formations), beaucoup de petites auto-écoles mettent la clef sous la porte puisque les 2 grands du marché raflent la majorité des candidats croyant bénéficier d'un meilleur service. Et justement les 2 grands du marché : CER et ECF se verraient, à terme, passer sous le contrôle de l'Etat...
Je n'ai aucune info officielle à ce sujet pour illustrer mon propos certes, mais... C'est une hypothèse plausible... En d'autres termes c'est à lui-même que l'Etat ferait une fleur, sous couvert des auto-écoles...

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Re: Revue de presse

Message par sirimam le Lun 25 Oct 2010, 14:52

http://www.boston.com/bigpicture/2010/10/france_on_strike.html

Un aperçu des grèves en France, vu mon anglais pourris je me suis plus attardée sur les clichets, qui sont, ma foi, plutôt bien réussis.
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Re: Revue de presse

Message par Maëlle le Lun 25 Oct 2010, 15:21


Excellent lien, Sirimam ! Les photos sont vraiment belles (si des manifs peuvent être belles)...

Hop, c'est partagé sur Facebook ^^
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Re: Revue de presse

Message par Invité le Sam 13 Nov 2010, 16:28

L'éloge de la colonisation est de retour
LEMONDE | 10.11.10 | 13h50 • Mis à jour le 11.11.10 | 09h41

Dans la continuité des propos tenus par Nicolas Sarkozy durant sa campagne électorale de 2007 sur le thème du "refus de la repentance" à propos du passé colonial de la France, trois faits témoignent de ce que l'éloge de la colonisation et les tentatives de réhabiliter les plus farouches partisans de son maintien sont, de manière inquiétante, remis à l'ordre du jour.

D'abord, la loi du 23 février 2005, qui demandait que "les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord", vient d'être exhumée et réactivée. Bien que, devant les polémiques qu'elle avait suscitées, le président de la République d'alors avait eu la sagesse de faire retirer cette phrase de son article 4 et, en même temps, de ne pas appliquer son article 3, qui prévoyait la création dans le même esprit d'une Fondation pour la mémoire de la guerre d'Algérie, le secrétaire d'Etat aux anciens combattants, Hubert Falco, a installé, le 19 octobre, à l'hôtel des Invalides, ladite Fondation, avec pour vice-président celui qui avait été le principal artisan de la loi de 2005, Hamlaoui Mekachera.

Parmi les quinze membres de son conseil d'administration, il a annoncé que siégeait, outre Mekachera et cinq représentants de l'Etat, un quarteron de généraux signataires en 2002 d'un manifeste affirmant que "ce qui a caractérisé l'action de l'armée française en Algérie ce fut d'abord sa lutte contre toutes les formes de torture" : les généraux Bertrand de La Presle, François Meyer, Jean Salvan et Pierre de Percin. Le Livre blanc de l'armée française en Algérie dont ce texte constitue la préface, paru la même année, dénonce, comme au plus fort de la bataille d'Alger, la prétendue "campagne de désinformation" sur le recours par l'armée française à la torture, dont se rendraient coupables des quotidiens comme Le Monde, L'Humanité et Libération. Et déplore que des instances universitaires aient permis la soutenance en 2000 de la thèse de l'historienne Raphaëlle Branche, L'Armée et la torture dans la guerre d'Algérie, pourtant primée à l'Institut politique de Paris par la mention très bien et les félicitations d'un jury unanime et qualifié.

C'est à ce conseil d'administration qu'il reviendra de choisir le conseil scientifique de ladite Fondation, en nommant, selon les termes d'Hubert Falco, "les chercheurs qui lui sembleront le plus à même d'apporter leur pierre singulière à l'édifice de la mémoire". Rien d'étonnant qu'en raison de la défiance des historiens face à une telle institution, il ne soit pas encore parvenu à annoncer la composition du conseil scientifique.

Rapprochement alarmant

Bien qu'il mette en avant les thèmes de la réconciliation et de la recherche de l'apaisement, il apparaît que l'objectif réel poursuivi par ce secrétaire d'Etat, par ailleurs maire de Toulon, est de tenter de gagner les faveurs des jusqu'au-boutistes de l'Algérie française et anciens de l'Organisation armée secrète (OAS), nombreux dans la droite extrême, en lesquels il voit une réserve de voix utile pour les prochaines échéances électorales.

Deux autres faits récents témoignent de la même recherche d'un rapprochement alarmant. A Marignane, en 2005, le maire UMP, ex-Front national, Daniel Simonpieri avait, à la demande des anciens de l'OAS regroupés dans l'Amicale pour la défense des intérêts moraux et matériels des anciens détenus et exilés politiques de l'Algérie française (Adimad), permis l'érection dans un cimetière municipal d'un monument en hommage aux tueurs de l'OAS jugés et fusillés, monument dont le tribunal administratif de Marseille avait ordonné en 2008 le retrait (en raison de l'absence d'un vote en conseil municipal).

Le nouveau maire divers droite, Eric Le Dissès, avait appliqué la décision de justice et défendu l'idée que seul un monument voué à tous les morts de la guerre d'Algérie serait légitime. Puis, changeant d'avis à l'approche de prochains scrutins, il a fait voter le 27 octobre par son conseil municipal la réinstallation de la stèle "aux combattants tombés pour que vive l'Algérie française". Tandis que le chef local de l'UMP Simonpieri faisait l'éloge en plein conseil de "ceux qui ont choisi la voie de l'honneur, combattant celui et ceux qui avaient renié leur parole", et qui se sont "engagés dans l'OAS, commandée par le général Salan".

Peu avant, le 22 octobre, à Pau, dans l'enceinte de l'Ecole des troupes aéroportées (ETAP) et en présence du colonel qui la commande et des représentants de diverses autorités militaires, a eu lieu une cérémonie en l'honneur du colonel Pierre Château-Jobert, l'un des organisateurs du putsch d'Alger d'avril 1961, puis commandant de l'OAS dans le Constantinois, au cours de laquelle un buste à son effigie a été inauguré. Cela en présence aussi de plusieurs membres de l'Adimad venus avec leur drapeau, dont son président, Jean-François Collin. Ce dernier a été à l'origine, en février 1962, de la tentative d'assassinat, sur son lit de l'hôpital militaire du Val-de-Grâce, d'Yves Le Tac, compagnon de la Libération et frère d'un ministre gaulliste, alors soigné pour avoir subi plusieurs attentats de l'OAS en Algérie, dont il avait réchappé.

Quand, sur différents thèmes relatifs aux Roms ou à l'immigration, on a vu les chefs de la majorité présidentielle chercher à recueillir les faveurs de la droite la plus extrême, de nombreuses voix se sont levées. Serait-il concevable que cette façon de réhabiliter ceux qui ont dérivé vers le terrorisme pour tenter de maintenir à toute force l'Algérie française ne suscitent pas la même indignation ?




François Gèze, éditeur et Gilles Manceron, historien et vice-président de la Ligue des droits de l'homme
Article paru dans l'édition du 11.11.10

Source : http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/11/10/l-eloge-de-la-colonisation-est-de-retour_1438124_3232.html

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Re: Revue de presse

Message par Xenia le Lun 15 Nov 2010, 08:53

Le Remaniement....

La composition du nouveau gouvernement Fillon a été dévoilée, dimanche soir, après de longues tractations entre Nicolas Sarkozy et le Premier ministre, reconduit à son poste dimanche matin. Le chef de l'État, qui avait annoncé sa volonté de remanier le gouvernement au lendemain des régionales, met ainsi un terme à huit mois d'intenses interrogations.

Le nouveau gouvernement :

- François Fillon, Premier ministre

- Alain Juppé, ministre d'Etat, ministre de la Défense et des Anciens combattants ;

- Michèle Alliot-Marie, ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères et européennes ;

- Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l'Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement ;

- Michel Mercier, garde des sceaux, ministre de la Justice et des Libertés ;

- Brice Hortefeux, ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer, des Collectivités territoriales et de l'Immigration ;

- Christine Lagarde, ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie ;

- Xavier Bertrand, ministre du travail, de l'emploi et de la santé ;

- Luc Chatel, ministre de l'Education nationale, de la Jeunesse et de la Vie associative ;

- François Baroin, ministre du Budget, des Comptes publics, de la Fonction publique et de la Réforme de l'Etat, porte-parole du gouvernement ;

- Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche ;

- Bruno Le Maire, ministre de l'Agriculture, de l'Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l'Aménagement du territoire ;

- Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication ;

- Roselyne Bachelot-Narquin, ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale ;

- Maurice Leroy, ministre de la Ville ;

- Chantal Jouanno, ministre des Sports ;

- Patrick Ollier, ministre auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement ;

- Eric Besson, ministre auprès de la ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie, chargé de l'industrie, de l'énergie et de l'économie numérique ;

- Henri de Raincourt, ministre auprès de la ministre d'Etat, ministre des affaires étrangères et européennes, chargé de la coopération ;

- Philippe Richert, ministre auprès du ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer, des Collectivités territoriales et de l'Immigration, chargé des collectivités territoriales ;

- Laurent Wauquiez, ministre auprès de la ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères et européennes, chargé des affaires européennes ;

- Nadine Morano, ministre auprès du ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé, chargée de l'apprentissage et de la formation professionnelle.

- Marie-Luce Penchard, ministre auprès du ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer, des Collectivités territoriales et de l'Immigration, chargée de l'Outre-mer ;

- Pierre Lellouche, secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, chargé du commerce extérieur ;

- Nora Berra, secrétaire d'Etat auprès du ministre du travail, de l'emploi et de la santé, chargée de la santé ;

- Benoist Apparu, secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, chargé du logement ;

- Georges Tron, secrétaire d'Etat auprès du ministre du budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l'Etat, chargé de la fonction publique ;

- Marie-Anne Montchamp, secrétaire d'Etat auprès de la ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale ;

- Thierry Mariani, secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'Ecologie, du Développement durable, des transports et du Logement, chargé des transports ;

- Frédéric Lefèbvre, secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'Economie, des Finances et de l'industrie, chargé du commerce, de l'artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme, des services, des professions libérales et de la consommation ;

- Jeannette Bougrab, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Education nationale, de la Jeunesse et de la Vie associative, chargée de la jeunesse et de la vie associative.


Source: http://www.lepoint.fr/politique/remaniement-juppe-bertrand-ollier-tout-le-nouveau-gouvernement-fillon-14-11-2010-1262112_20.php
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Re: Revue de presse

Message par Invité le Ven 26 Nov 2010, 10:38

La redevance TV ne sera finalement pas étendue aux PC et aux tablettes.

Un petit tour et puis s'en va. Le Sénat n'aura finalement pas eu à discuter de la question de l'extension de l'assiette de la redevance TV aux terminaux susceptibles de permettre de la regarder. L'amendement qui la remettait sur le tapis, déposé dans le cadre de la loi de Finances 2011, a en effet été retiré par son auteur, le sénateur Philippe Marini, faute de soutien de la part du gouvernement.

« Il faut tenir compte de l'évolution des modes de consommation des médias, en fonction de la technologie », faisait valoir le sénateur début novembre, lors du dépôt de cet amendement aujourd'hui retiré.

Partant du principe que les ordinateurs, tablettes et autres baladeurs connectés sont susceptibles d'afficher les chaînes de télévision au même titre que le poste principal du foyer, il suggérait alors que l'assiette de la redevance TV, passée à 120 euros en début d'année, soit étendue pour les prendre en compte, tout en restant sur la base d'une seule et unique contribution par foyer, quel que soit le nombre de terminaux récepteurs.

Un second amendement, déposé cette fois par Catherine Morin-Desailly, proposait quant à lui d'élargir la redevance aux habitations secondaires équipées d'un téléviseur, en l'associant systématiquement à la taxe d'habitation, afin qu'aucune résidence équipée ne soit oubliée.

On ne regarde pas deux fois la télévision en même temps

« On ne regarde pas deux fois la télévision en même temps. Les contribuables ne comprendraient pas, dans ce contexte, qu'on les taxe deux fois alors qu'ils ne bénéficient du service qu'une seule fois », a fait valoir le ministre du Budget, François Baroin.

« Concernant ensuite l'extension de cette contribution à l'ensemble des supports de réception de la télévision, la notion de support est incertaine, très évolutive », a-t-il ajouté. « Toute conclusion sur l'évolution des usages est évidemment prématurée. On observe plutôt, dans l'évolution des habitudes et des modes de vie, des phénomènes de duplication, l'ordinateur ou les smartphones devenant un second écran ».

« Je prédis malgré tout que ce que nous proposons se fera dans les années à venir. C'est dans la logique des choses », lui a rétorqué Philippe Marini, avant de procéder au retrait de son amendement « par solidarité avec le Gouvernement ». Tablettes et autres ordinateurs échappent donc à la redevance... pour le moment.

Source : http://www.clubic.com/television-tv/actualite-380532-redevance-etendue-pc-tablettes.html

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Re: Revue de presse

Message par Taz91 le Dim 12 Déc 2010, 14:17

Les centres-villes interdits aux véhicules… trop polluants

L'ADEME hausse le ton ou du moins franchi un nouveau pallier dans son rôle d'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Énergie. L'organisme public souhaite en effet interdire l'accès aux centres-villes aux véhicules trop polluants.

Cela commencera d'abord par six collectivités définies comme Zones d'Actions Prioritaires pour l'Air (ZAPA). L'accès à ces zones sera ainsi interdit aux véhicules jugés trop polluants. L'ADEME n'a pas encore précisé de quels véhicules il s'agissait.

Ce que l'on connait en revanche, ce sont les noms de ces 6 ZAPA : Paris, Clermont-Ferrand, Aix en Provence, Grenoble, Lyon et Plaine Commune (Seine Saint-Denis). Le test s'effectuera entre le 1er et le 31 décembre 2011. D'autres communes pourraient suivre.

http://fr.cars.yahoo.com/09122010/321/les-centres-villes-interdits-aux-vehicules-trop-p-0.html

Le plus souvent ce ne sont pas les riches qui ont les véhicules les plus polluants (sauf ceux qui croient qu'il y a des dunes dans les grandes villes et qui roulent en 4*4) mais bien les plus pauvres qui roulent dans des voitures polluantes parce que trop vieilles. On va les empêcher d'accéder aux centres villes de certaines communes en voiture alors que bien souvent les moins favorisés vivent en banlieue faute de pouvoir se payer un appartement dans les grandes villes ? Et puis on va les obliger à prendre des transports en commun déjà quasiment saturés en heures de pointe ?
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Re: Revue de presse

Message par Invité le Lun 13 Déc 2010, 18:15

Pour l’horoscope de « Elle », la sexualité des lesbiennes n’est pas normale



L’une de nos internautes nous a averti-e-s ce matin d’un paragraphe pour le moins surprenant dans l’horoscope publié sur le site du magazine Elle (avec AsiaFlash.com):

« Certains soupçonnent la femme Scorpion d’avoir des tendances lesbiennes en la voyant rechercher activement la compagnie des autres femmes. Ce soupçon est injustifié, car la sexualité de la native est parfaitement normale ».

Ce texte lesbophobe nous surprend venant d’un magazine qui nous a habitué-e-s à un peu plus d’ouverture d’esprit. La lectrice a écrit à la rédaction du magazine mardi, et n’a toujours pas reçu de réponse. À suivre.

10 décembre 2010 - Source : http://yagg.com/2010/12/10/pour-lhoroscope-de-elle-la-sexualite-des-lesbiennes-nest-pas-normale/

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Re: Revue de presse

Message par sirimam le Lun 13 Déc 2010, 20:17

Oh my god je suis scorpion, je comprends mieux!
Merci Elle...
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Re: Revue de presse

Message par Invité le Sam 22 Jan 2011, 10:38

A Montpellier, la Gay Pride innove en devenant propriétaire.
Source : Par Frédéric Maurice vendredi 21 janvier 2011 sur Têtu

L'association LGP Montpellier Languedoc-Roussillon pend ce vendredi la crémaillère de son nouveau QG, «la Maison des LGBT», qu'elle s'est achetée par ses propres moyens. Du jamais vu !



«Maison des LGBT» se situe 21, boulevard Pasteur à Montpellier, à deux pas de la station de tramway Louis-Blanc et à proximité de l'université.

C'est une première en France. Sans doute même en Europe ! La Lesbian & gay pride Montpellier-Languedoc-Roussillon est la première association LGBT à devenir propriétaire de son siège. Le local, d'une soixantaine de mètres carrés à la lisière du centre historique, sera inauguré ce vendredi soir. Et même béni par les Sœurs de la perpétuelle indulgence! Il répond à une double volonté. D'abord quitter le bureau que la LGP louait jusqu'ici. «Une vingtaine de mètres carrés exigus et insalubres», décrit le président. Ensuite mettre l'association à l'abri «à la fois d'éventuelles difficultés économiques et de possibles vicissitudes politiques. Ce n'est pas parce que nous bénéficions aujourd'hui à Montpellier d'un contexte favorable qu'il le demeurera à jamais.»

Ce sont ces raisons qui ont poussé Vincent Autin à faire de cette acquisition l'un de ses objectifs prioritaires lorsqu'il a été élu président il y a trois ans: «Au début, on m'a pris pour un doux rêveur parce qu'il n'y avait pas de précédent. Mais la nécessité de garantir l'indépendance de l'association a progressivement convaincu tout le monde. Jusqu'aux banques qui, fortes du bilan comptable extrêmement sain de la LGP, ont accepté de nous aider à financer cette acquisition sans contribution des pouvoirs publics si ce n'est la subvention que nous alloue chaque année la Ville de Montpellier pour aider à notre fonctionnement.» Mais impossible de connaître le montant de la transaction: «une somme assez importante sur laquelle notre conseil d'administration ne m'a pas autorisé à communiquer», élude le président.

Un nouveau site web
Ce QG porte déjà l'enseigne de «Maison des LGBT». Mais tout reste à faire à l'intérieur. «A nous de le faire progressivement vivre», devise Autin qui veut en faire «une vraie maison, un lieu convivial propice aux échanges.» En plus d'une salle de réunion et de bureaux, il abritera une DVDthèque et une bibliothèque. Progressivement, la trentaine d'associations membres de la LGP seront invitées à investir les lieux avec priorité à la prévention psychologique et sanitaire, à la lutte contre les discriminations, au dialogue et au festif. La direction montre l'exemple : elle servira plusieurs apéros en février: le 2 à la santé des associations, le 11 des seniors et le 17 aux parents de LGBT.

La LGP languedocienne ne se contente pas de moderniser ses locaux. Elle révolutionne aussi son site Internet. Mi-février, elle ouvrira un nouveau portail : Maison-lgbt.com. Un site qui se veut «plus vaste, plus convivial, plus ludique, plus informatif et même touristique, avec des déclinaisons sous forme d'applications mobiles. » Bien que désormais propriétaire, l'association n'a pas l'intention de céder au cocooning. Il paraît qu'elle planche sur « deux ou trois projets ambitieux pour 2012 ».

Maison des LGBT : 21, boulevard Pasteur 34000 Montpellier. Du lundi au vendredi de 14 à 18 heures. Rens. 04.67.57.36.30 ou 06.76.31.36.31.

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Re: Revue de presse

Message par iphis le Dim 23 Jan 2011, 13:34

Économie 18/01/2011 LIBERATION

La bombe à retardement alimentaire

La faiblesse des récoltes due aux aléas climatiques et la spéculation sur les matières premières font craindre des répercussions dramatiques sur les populations du Sud.

Par VITTORIO DE FILIPPIS

Un accès de fièvre sur les marchés agricoles, et c’est le spectre de la faim qui ressurgit. L’aveuglement au désastre aura duré deux ans, depuis ce début de 2008, lorsque l’Egypte, le Maroc, l’Indonésie, les Philippines, Haïti, le Nigeria, le Mozambique ou encore le Burkina Faso s’enfoncent dans le chaos des émeutes de la faim. Deux années de récoltes abondantes, en 2008 et 2009, auront suffi à faire oublier ces soulèvements. En témoigne, malgré le milliard d’êtres humains qui crie famine, le désintérêt des dirigeants des pays du G8 pour le sommet consacré à l’alimentation mondiale par la FAO, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, qui s’est tenue en novembre à Rome : aucun n’a fait le déplacement.

Pourtant, les voyants annonçant une nouvelle hécatombe alimentaire s’allument inexorablement les uns après les autres. «Nous revoilà à la case départ. Celle de 2008, avec des populations qui ne peuvent plus se nourrir correctement», prévient Olivier de Schutter, rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l’alimentation. Blé, maïs, café, sucre, huile de palme… La plupart des matières premières agricoles voient leurs cours s’envoler. Le blé a plus que doublé depuis la fin juin, il se rapproche de son plus haut historique de 300 euros la tonne, atteint pendant l’été 2008. La hausse s’est accéléré l’été dernier, comme si les opérateurs sur les marchés de Chicago et de Londres achetaient par peur de manquer. Ou comme s’ils pariaient sur une augmentation imminente des cours mondiaux des produits agricoles. Des comportements qui ont suivi l’envolée du cours du blé dans le sillage des incendies en Russie cet été… Et l’embargo sur les exportations de céréales décrétées par Moscou. Dans cette partie de l’hémisphère Nord, les récoltes de blé sont passées de 61,7 millions de tonnes en 2009 à 42 millions en 2010. Même chose au Kazakhstan, où les incendies ont fait chuter les récoltes de blé de 17 à 13 millions de tonnes. Ou en Ukraine qui a vu ses récoltes passer de 20,9 millions en 2009 à 17 millions de tonnes l’été dernier.

Inondations.

Résultat ? L’indice mensuel de la FAO, qui mesure la variation de prix d’un panier de produits incluant céréales, oléagineux, produits laitiers, viande et sucre s’établit aujourd’hui à 214,7 points, contre 163 en mars, bien au-dessus de son précédent record de 213,5 points atteint en juin 2008. Celui des prochains mois risque d’être encore plus élevé. Et pour cause : c’est désormais l’hémisphère Sud qui souffre des aléas climatiques.

En Argentine, l’un des plus gros producteurs mondiaux de blé et autres céréales, ces aléas climatiques se sont traduits par une sécheresse. Et les inondations qui ravagent actuellement l’Australie, notamment le Queensland, n’arrangent rien à la crainte d’une hausse générale des cours mondiaux. «Les conditions d’une nouvelle crise alimentaire sont réunies, insiste Olivier de Schutter. D’autant plus que, comparé à 1990, le nombre de pays dépendants des importations de matières premières agricoles n’a cessé d’augmenter. Depuis 1990, la quarantaine de pays les moins avancés a vu le total de ses importations de produits agricoles multiplié par six… Il est temps de mettre le paquet sur le développement des cultures vivrières.»

Les stocks mondiaux de céréales devraient atteindre 427 millions de tonnes contre 490 en 2010. Une baisse qui s’explique aussi par un arbitrage en faveur des biocarburants. Aux Etats-Unis, près d’un tiers de la production de maïs est transformé en bio éthanol. Au Brésil, la canne à sucre sert de plus en plus à faire le plein des voitures. En 2007, le pourcentage des terres arables consacrées à des cultures destinées à la production des biocarburants était d’environ 4% au niveau mondial. Aujourd’hui, cette part serait de l’ordre de 6%.

«Moralisation».

Dans ce contexte d’offre qui baisse et de demande qui augmente, les investisseurs redoutent que la première ne puisse suivre la seconde. En effet, la Chine s’est mise à manger plus de viande, ce qui nécessite d’importer toujours plus de céréales et de soja pour nourrir bétail et volailles. Un Chinois consomme désormais en moyenne 50 kilos de viande par an, contre seulement 20 kilos en 1986. Quant à la hausse du pétrole, elle alourdit la facture du transport des matières premières, et donc du prix du produit final. En Chine, la hausse des prix alimentaires frôle les 20% en 2010 !

Ce contexte physique se conjugue à une spéculation financière qui n’a pas fini d’enfler depuis le début des années 2000. A l’époque, producteurs et consommateurs de matières premières agricoles sont rejoints sur les marchés de Chicago ou de Londres par de nouveaux acteurs : les investisseurs institutionnels. Ce sont eux, fonds de pensions et autres banques d’affaires, qui ont découvert qu’ils pouvaient placer leurs formidables avoirs monétaires sur le blé, la viande, le pétrole, le sucre, le riz… Ce qui en fait des responsables idéaux ? «Non, ces investisseurs ne sont pas responsables decette envolée des prix, car la spéculation est nécessaire, notamment pour se protéger des aléas», affirme l’économiste Philippe Chalmin. Ce à quoi répond Olivier de Schutter : «Mais quand un fonds britannique peut à lui seul parier 1 milliard d’euros sur le marché du cacao, espérant ainsi pousser à la hausse les cours de la fève et empocher la différence entre le cours d’achat d’aujourd’hui et le cours de vente de demain, alors là c’est de la pure spéculation, Or, cette finance-là pèse pour plus de la moitié des opérations financières liées aux matières premières.»

Cette année, la France, à la présidence du G20, brandira une fois de plus sa «moralisation» de la finance mondiale. «Il nous faudra convaincre de la nocivité des produits dérivés sur les marchés des matières premières agricoles, confie un haut fonctionnaire qui planche sur le dossier. Quand les prix augmentent, à cause de cette spéculation purement financière, certains producteurs font tout pour contenir leur offre espérant ramasser encore plus demain, lorsque les prix seront plus élevés. Les dérivés sont un amplificateur de volatilité des cours. Personne n’y gagne, si ce n’est ceux qui font de la spéculation pour la spéculation.»

La feuille de route de Paris sera dévoilée lundi, lorsque Nicolas Sarkozy présentera les grandes lignes du plan d’action français. De régulation, il sera question. Mais pour réguler, il faudra bien définir des limites. Notamment, celles à partir desquelles une position de marché prise par un fonds d’investissement sur telle ou telle matière première agricole peut être jugée excessive. Sur ce thème, deux écoles risquent (une fois de plus) de se retrouver dans une sorte de face-à-face stérile. Celle des Anglo-Saxons, toujours prompts à défendre cette spéculation. Et celle de la vieille Europe, flanquée d’une partie des pays en développement.
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Re: Revue de presse

Message par Bouktis le Mer 09 Fév 2011, 00:10

Andrée Chédid est morte.

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Message par Invité le Mer 02 Mar 2011, 13:45

Mission d'information sur le gaz de schiste

L'Assemblée nationale a lancé une mission d'information sur les gaz de schiste, dont l'exploration est contestée

Cette mission aura pour but d'étudier les enjeux économiques et environnementaux de l'exploitation de cette ressource énergétique.

Alors que certains la présentent comme une nouvelle manne énergétique, d'autres redoutent une véritable catastrophe écologique. L'exploration des gaz de schiste a été suspendue en France.

La mission parlementaire sera pilotée par les députés François-Michel Gonnot (UMP) et Philippe Martin (PS) et rendra son rapport le 8 juin. Elle doit étudier "les enjeux économiques de l'exploitation des ressources du territoire national" et "les risques environnementaux induits par les techniques de forage horizontal et de fracturation hydraulique sur la roche".

Les ministres de l'Ecologie et de l'Industrie attendent déjà un pré-rapport sur les gaz de schiste avant le 15 avril et un rapport final avant le 31 mai.

Par ailleurs, mi-février, les députés UMP Pierre Morel-à-L'Huissier et PS Pascal Terrasse avaient décidé de créer "un comité de surveillance et de précaution sur le gaz de schiste".

Plusieurs milliers de personnes, dont José Bové, ont convergé samedi en Ardèche pour le premier rassemblement national contre l'exploitation du gaz de schiste.

Le Gaz de Schiste, kesako ?
Comme l'expliquait Le Monde Magazine du 22 janvier (avec José Bové en couverture), le gaz de schiste est du "gaz naturel qui, contrairement à celui que l'on extrait en général, ne se trouve pas concentré au sein de vastes poches souterraines où il suffit d'aller le pomper, mais disséminé".

Pour l'extraire, il faut forer verticalement sur deux à trois kilomètres de profondeur puis pénétrer horizontalement les schistes. Sont ensuite envoyés à forte pression des millions de litres d'eau et de sable pour ouvrir la roche, transformant les territoires en gruyère.

"Mais il y a pire", explique Le Monde Magazine: "les industriels ont mis dans leurs tuyaux - traversant terres arables et nappes phréatiques - des adjuvants chimiques." Des substances qui empoisonnent les terres et au sujet desquelles règne la plus grande opacité.


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Message par Invité le Mer 02 Mar 2011, 23:54

02/03/11 - Marine Le Pen, les Arabes et la mer
Hervé Gattegno, rédacteur en chef au "Point", intervient sur les ondes de RMC du lundi au vendredi à 7 h 50 pour sa chronique politique "Le parti pris".

Vous réagissez à une phrase de Marine Le Pen, qui a proposé hier (sur RTL) que l'on repousse dans les eaux internationales les migrants venus d'Afrique du Nord et qui veulent entrer en Europe. Pour vous, cette proposition est révoltante - et le silence de la classe politique indigne.

Il faut peut-être mettre ce silence sur le compte de la sidération. Si l'on entend bien Marine Le Pen, il faut repousser en haute mer des personnes qui fuient leur pays, principalement la Tunisie et la Libye. Il faut les bloquer militairement - elle l'a précisé - et Marine Le Pen justifie cette position par la nécessité de ne pas creuser davantage nos déficits sociaux par ce qu'elle appelle "une vague d'immigration supplémentaire". C'est la traduction directe, premier degré, d'un slogan que même son père n'a jamais osé prononcer à voix haute : "Les Arabes à la mer !" Voilà, on en est là. Ce sont les mots d'une candidate à l'élection présidentielle qui approche 20 % dans les sondages. Et aucun responsable politique ne s'insurge. Les bras m'en tombent.

Peut-être que les responsables politiques se disent que Marine Le Pen leur tend un piège et qu'il vaut mieux l'ignorer ?
Si c'est l'explication, c'est grave. Parce qu'il me semble qu'en ce moment, on lance de "grands débats" pour moins que ça. Là, il ne s'agit pas de débattre, mais de dénoncer. De dire qu'il y a des choses qui ne sont pas acceptables - ou alors c'est qu'on les accepte. Personne ne peut imaginer qu'on enverrait à la noyade tous ces gens qui fuient des pays où règnent le chaos et la violence après la dictature. Personne, et Marine Le Pen le sait. Ce qu'elle cherche en le disant, c'est à provoquer une situation où elle serait seule contre tous, sur le thème de la défense des pauvres Français accablés de dettes à cause des méchants immigrés. Eh bien, je crois que sur ce point, et pour une fois, il faut lui donner raison. Et montrer qu'elle est, en effet, seule contre tous. Seule à proposer des solutions barbares à des problèmes qu'elle fait tout pour rendre effrayants.

Mais est-ce que beaucoup de Français ne s'inquiètent pas de la situation au Maghreb et de l'afflux d'immigrés qu'elle pourrait provoquer ? Nicolas Sarkozy aussi en a parlé, dimanche soir.
C'est vrai, mais il l'a fait en promettant de "protéger" la France, tout en disant aux Français de ne pas avoir peur. C'était assez contradictoire. La vérité, c'est que l'UMP veut montrer aux électeurs tentés par le FN qu'elle se préoccupe aussi de ces questions. Le problème, c'est qu'elle n'avance pas de propositions - et que la gauche n'en parle pas, sauf pour dénoncer l'attitude de la droite. L'exemple du pseudo-débat sur l'islam est typique : ce qui compte, ce n'est pas la réponse, mais la question. On postule que la religion musulmane serait un problème en France, alors qu'en réalité seul l'intégrisme pose des problèmes, et dans toutes les religions. Mais on le fait pour des raisons purement électorales, et surtout en le faisant, on légitime une vision qui relève du racisme. De la part de Nicolas Sarkozy, c'est une posture d'apprenti sorcier.

Après les appels à la vigilance d'Alain Juppé et de François Fillon, l'UMP a l'air de faire marche arrière...
Tant mieux, mais dans une certaine mesure, le mal est fait. C'est ce que Jean-Marie Le Pen appelait avec vanité la "lepénisation des esprits". Aujourd'hui, nous sommes dans la "marinisation" du débat. Alors Nicolas Sarkozy et l'UMP font du rétropédalage, mais toute leur attitude des dernières semaines donne l'impression que nos dirigeants politiques observent les révolutions arabes comme une menace, et non d'abord comme un formidable progrès. Ah, le monde était si tranquille quand régnaient les dictateurs...

Source : Lepoint.fr

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Message par Xenia le Dim 13 Mar 2011, 12:36

Japon : risque nucléaire majeur, deux jours après le séisme

Deux jours après le plus grand séisme de son histoire, le Japon vit dans la crainte d'une explosion nucléaire.

> Dimanche, l'angoisse a redoublé à propos de la centrale de Fukushima où une explosion s'est produite samedi dans le réacteur numéro 1. Un deuxième réacteur connait désormais des problèmes faisant craindre à de nombreux experts américains un "nouveau Tchernobyl".

> Le gouvernement japonais est sévèrement critiqué par la presse locale, qui estime que le premier ministre Nato Kan a tardé a faire face au risque nucléaire.

> Dans le même temps, les secours s'organisent à travers le pays et l'aide internationale commence à arriver. Les médias japonais font état d'au moins 1 800 morts et disparus depuis vendredi. A travers le pays, près de 300 000 personnes ont été déplacées de leurs habitations. Au moins 5,6 millions de foyers sont par ailleurs privés d'électricité et la compagnie Tepco a averti d'un risque d'interruption de l'alimentation en électricité à Tokyo.

Source : Le Monde
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Re: Revue de presse

Message par Xenia le Mer 16 Mar 2011, 12:59

Sarkozy convaincu de la "pertinence" du nucléaire pour la France

AFP - Nicolas Sarkozy a réaffirmé mercredi devant le Conseil des ministres la "pertinence" du choix de l'énergie nucléaire par la France, "élément essentiel" de son indépendance énergétique, et souligné "l'excellence" du dispositif de sûreté du parc nucléaire français.

Source : France 24

Le parc nucléaire français, deuxième au monde avec 58 réacteurs

Le parc nucléaire français, le deuxième au monde, compte 58 réacteurs répartis sur 19 sites, et fournit environ 75% de l'électricité du pays.
Parmi les 58 réacteurs gérés par EDF, on en compte 34 de 900 mégawatts (MW) -- chacun produit en moyenne chaque mois de quoi fournir de l'électricité à environ 500 000 foyers--, 20 de 1300 MW et 4 de 1500 MW, selon le ministère de l'Ecologie.
La France est la deuxième puissance électro-nucléaire au monde derrière les États-Unis. Les premiers réacteurs ont été mis en service dans les années 1970 et la plus ancienne centrale est celle de Fessenheim (Haut-Rhin). Mais la plupart des centrales l'ont été dans les années 80 comme Gravelines (Nord) 1980-85, Flamanville (Manche) ou encore Cattenom (Moselle) 1987-92.

Les plus récentes sont Chooz (Ardennes) en 2000 et Civaux (Vienne) en 2002.
Actuellement, un réacteur EPR de troisième génération, le premier en France, est en construction à Flamanville.
Depuis le début du nucléaire civil en France, la production nucléaire est passée de 15 TWh (térawatts) en 1973 à 519 TWh en 2009, selon EDF, devenant ainsi la première source de production d'électricité au détriment de la production thermique classique.

Par ailleurs, neuf centrales de première génération, mises en service entre 1963 et 1986, sont aujourd'hui à l'arrêt et en cours de déconstruction.

EDF, qui estime la durée de vie de ces centrales à au moins 40 ans, considère que les premières devront être renouvelées vers 2020.
Le réseau Sortir du nucléaire, qui revendique plus de 700 associations membres, estime que le parc français est «vieillissant et dénonce «une inévitable dégradation de la sûreté».

La France compte également un géant de l'industriel nucléaire mondiale, Areva, crée en septembre 2001, et dont les activités s'étendent de l'extraction d'uranium au traitement des déchets en passant par la conception des réacteurs.

Source : Le Parisien
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Message par sirimam le Mar 22 Mar 2011, 18:31

L'EXPRESS.FR

Le nuage radioactif inoffensif en France

Le panache radioactif provenant des rejets de la centrale japonaise de Fukushima devrait atteindre la France ce mercredi. Aucun risque sanitaire à l'horizon.


Le nuage radioactif, dû aux rejets de la centrale nucléaire de Fukoshima, devrait atteindre la France ce mercredi ou dans les prochains jours. Selon les différentes autorités nucléaires, le panache radioactif ne présente aucun risque sanitaire.

"La masse d'air radioactive (...) restera à des niveaux extrêmement bas, 1000 à 10 000 fois moins que les retombées de Tchernobyl en 1986", a expliqué André-Claude Lacoste, directeur de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN). "Il est tout à fait clair qu'à ce niveau de concentration, il n'y a aucune conséquence possible en termes de santé pour les Français, aucune conséquence possible non plus sur les niveaux maximum (de radioactivité) retenus par les aliments (...)", a-t-il ajouté, "formel".

Pour la Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité (Criirad) ce risque est "négligeable" en France métropolitaine. "Sur la base des éléments qu'elle a pu collecter, la Criirad considère que (...) le risque associé à l'inhalation des aérosols et halogènes radioactifs présents dans l'air devrait être très faible." Un emploi du conditionnel que la commission, créée en 1986 au lendemain de l'accident de Tchernobyl, justifie par un "manque crucial de données".

Cependant, même l'ONG de protection de l'environnement Greenpeace juge le risque minime. "La petite quantité de particules dangereuses au regard de la distance et de la taille du territoire couvert limitent les chances d'être victimes d'une contamination", estime-t-elle dans Libération.

Comme le panache radioactif n'aura pas d'incidence sanitaire en France métropolitaine, nul besoin de prendre des mesures particulières. "Les autorités sanitaires rappellent qu'il n'y a pas lieu de prescrire ou de délivrer de l'iode ou des compléments alimentaires en contenant", a indiqué la Direction générale de la Santé dans un message aux pharmaciens hospitaliers et libéraux, relayé par l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). "Les enfants peuvent sortir, il est inutile de les cloîtrer ou de se précipiter dans les pharmacies pour acheter des comprimés d'iode", confirme Patrick Gourmelon, directeur de l'Institut de Radioprotection et de sûreté nucléaire (INRS).

L'express.fr ce 22 mars 2011.

Mes tendances parano me diraient de rester chez moi quelques jours...
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Re: Revue de presse

Message par Invité le Sam 02 Avr 2011, 10:49

Le nouveau manifeste des féministes

Quarante ans après l’appel des «343», des femmes publient dans «Libération» un texte contre les inégalités d’aujourd’hui.
Voici les salopes d’aujourd’hui. 343 femmes. Elles auraient pu être davantage, mais il fallait coller à ce chiffre qui a façonné la mémoire de la société française. Le 5 avril 1971, 343 femmes signaient dans le Nouvel Observateur un manifeste pour réclamer «l’avortement libre».

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Re: Revue de presse

Message par Invité le Sam 21 Mai 2011, 23:41

L'éducation prend l'homophobie au mot

Sur le tableau, une flopée d'insultes. Assis en cercle, une quinzaine d'élèves de première les scrutent avec le plus grand sérieux. Une scène surprenante, qui s'est déroulée hier, sous les yeux du ministre de l'Education, Luc Chatel. A l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre l'homophobie, le lycée professionnel Vauquelin situé à Paris recevait des bénévoles de l'association Contact, venus sensibiliser les élèves au langage discriminant.

«Qu'est-ce qu'un pédé? », interroge Mickaël, bénévole de l'association. «C'est un gay», répond une élève. «Mais quelle est la différence entre pédé et gay selon toi?», insiste Mickaël. «Le second est péjoratif», lance l'élève. L'une après l'autre, les insultes sont décortiquées et analysées. Un travail qui ne suscite pas le moindre ricanement chez les élèves, toujours prompts à participer.

Puis très vite, le débat s'installe. «Pensez-vous qu'être homosexuel est un choix? », demande Monique, une autre bénévole de Contact. «Oui», affirme un élève, tout de suite contredit par ses camarades. «Tu ne crois pas que l'attirance ne se contrôle pas?», renchérit la bénévole. «Si», concède enfin l'élève. Au bout d'une heure de discussion, Mickaël conclut la séance. «On a voulu vous montrer le poids des mots. Les insultes conduisent à l'isolement, voire à la dépression. Rappelez-vous que vous serez toujours la minorité de quelqu'un.»

Un discours qui semble faire mouche auprès des élèves. «C'est important de les sensibiliser à l'homophobie. Chaque année, un élève est absent au moment du bac, car il a été victime de ce fléau», témoigne Pierre-Luc Masson, le proviseur du lycée. Un phénomène dont est bien conscient Luc Chatel : «Même si l'homophobie scolaire ne représente que 4% des cas rapportés dans le rapport 2011 de l'association SOS homophobie, il faut la faire reculer.»

Dans ce but, le ministère a conclu de nombreux partenariats avec des associations pour sensibiliser les lycéens. Le ministère a également mis en place il y a quelques années un numéro Azur (0.810.20.30.40) destiné à écouter les adolescents qui s'interrogent sur leur orientation sexuelle.

Source

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Re: Revue de presse

Message par draja le Dim 22 Mai 2011, 03:49

ah enfin une lumière qui s'"éclaire dans ce monde de ouf ^^
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Re: Revue de presse

Message par Invité le Dim 05 Juin 2011, 14:37

SIDA - 30 ans...

Article sur Têtu : http://www.tetu.com/actualites/sante/sida-il-y-a-trente-ans-le-5-juin-1981--19553

Archives de l'INA : http://www.ina.fr/sciences-et-techniques/medecine-sante/dossier/125/sida-30-ans.20090331.fr.html

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Re: Revue de presse

Message par draja le Mer 15 Juin 2011, 03:48

Liberation.fr – mar. 14 juin 2011

Les homosexuels toujours exclus du don du sang

En 2011, les hommes homosexuels ne peuvent toujours pas donner leur sang, ont dit mardi, lors de la journée mondiale du don du sang, les associations SOS-Homophobie et Elus locaux contre le sida, jugeant l'exclusion "discriminatoire" et "insultante".

Alors que "l’Etablissement Français du Sang (EFS) alerte plusieurs fois par an sur le risque de pénurie", les gays sont "toujours interdits - à vie! - de donner leur sang, sans qu’une quelconque question relative à leur comportement leur soit posée lors du questionnaire préalable à tout don", disent les deux associations dans un communiqué.

Selon elles, édicter "un certain nombre de contre-indications au don du sang, notamment pour les personnes ayant des comportements à risque", est "normal si l’on se base sur des critères de santé publique", mais "intolérable si l’exclusion est motivée par des préjugés".

Pour ces associations, "c'est la notion de pratique à risque, et non de groupe à risque, qui doit être retenue comme facteur d'exclusion pour le don du sang". Elles font état également "de nombreux témoignages de lesbiennes n'ayant pu donner leur sang".

Les contre-indications au don du sang dépendent des données épidémiologiques publiées chaque année, a dit à l'AFP le Dr Bruno Danic, de l'EFS.

Selon l'Institut de veille sanitaire (InVS), l'épidémie de VIH ne diminue pas chez les homosexuels masculins et "le risque est 200 fois plus élevé chez les homosexuels masculins de contracter le VIH", a-t-il affirmé.

Parmi les donneurs de sang dont la séropositivité a été découverte entre deux dons, "la moitié des cas concernait des hommes contaminés par une relation homosexuelle", dit-il.

Il rappelle que "si le don de sang a lieu dans les 15 jours qui suivent une contamination, on ne le voit pas", et qu'il existe toujours un risque (...)

Lire la suite sur Liberation.fr


Dernière édition par draja le Mer 15 Juin 2011, 03:52, édité 1 fois
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Re: Revue de presse

Message par draja le Mer 15 Juin 2011, 03:51

Libération Société 14/06/2011 à 17h56 (mise à jour à 19h06)
L'Assemblée rejette le texte PS ouvrant le mariage aux homosexuels

L'Assemblée nationale a rejeté mardi, par 293 voix contre 222, une proposition de loi PS visant à ouvrir le mariage aux couples homosexuels, toute la gauche votant pour tandis qu'une très large partie de la majorité UMP-Nouveau Centre s'y est oppposée.

Le texte avait été débattu la semaine dernière dans le cadre d'une séance d'initiative parlementaire réservée aux députés socialistes et apparentés. L'issue du vote ne faisait aucun doute depuis que le gouvernement et la majorité UMP s'y étaient très clairement opposés.

Il ne faut "pas aller dans le sens du vent ni céder aux effets de mode", a lancé Michel Diefenbacher (UMP) lors des explications de vote. "Nous sommes contre l'homophobie mais nous ne voulons pas altérer dans l'inconscient collectif l'image et la fonction du mariage", qui est "une institution" chargée de "la protection du plus faible, à commencer par la femme".

A l'inverse, le rapporteur du texte Patrick Bloche (PS), qui avait déjà porté la création du Pacs en 1999, a estimé qu'il s'agissait "avant tout de faire tomber une discrimination" et que la proposition de loi "ne traite que de l'homoconjugalité, pas de l'homoparentalité".

"Osez et votez pour partager avec nous la fierté d'avoir fait franchir à la France une nouvelle étape dans l'égalité des droits", a-t-il lancé à la droite.

Plusieurs députés UMP ont voté pour le texte, comme Franck Riester.

Par ailleurs, le député UMP Christian Vanneste, habitué des déclarations contre les gays, a estimé mardi dans les couloirs de l'Assemblée que le mariage entre deux personnes de même sexe était "une aberration anthropologique" car la "société doit assurer sa pérennité", le reste "étant une question de mode".

Ses propos suivent ceux de Marine Le Pen comparant le mariage gay à la polygamie ce mardi matin et ceux de François Baroin affirmant qu'aucun de ses amis homosexuels ne souhaitent se marier.

SOS Homophobie s'est dit "révoltée et indignée" après le rejet mardi par l'Assemblée de l'ouverture du mariage aux homosexuels. Le vote a été dénoncé également par l'Association des Familles Homoparentales (ADFH) et Homosexualité et socialisme (HES) qui déplore le "retard injustifiable" de la France.

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Re: Revue de presse

Message par Invité le Jeu 16 Juin 2011, 13:48

draja a écrit:Liberation.fr – mar. 14 juin 2011

Les homosexuels toujours exclus du don du sang

En 2011, les hommes homosexuels ne peuvent toujours pas donner leur sang
Les lesbiennes non plus...

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Re: Revue de presse

Message par Invité le Sam 18 Juin 2011, 02:19

L'ONU adopte une résolution "historique" sur les droits des homosexuels

LEMONDE.FR avec AFP | 17.06.11

Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a adopté vendredi 17 juin une résolution destinée à promouvoir l'égalité des individus sans distinction de leur orientation sexuelle. Un texte qualifié par des ONG d'"historique" pour les droits des gays et lesbiennes.

Ce texte présenté par l'Afrique du Sud "affirme que tous les êtres humains sont nés libres et égaux en ce qui concerne leur dignité et leurs droits et que chacun doit pouvoir bénéficier de l'ensemble des droits et des libertés (...) sans aucune distinction" selon un document préliminaire.

Alors que l'homosexualité demeure interdite dans 76 pays selon Amnesty International, le Conseil a également demandé une étude sur les lois discriminatoires et les violences contre les personnes en raison de leur orientation et leur appartenance sexuelle.

Pour Peter Splinter, le représentant de l'ONG Amnesty International auprès des Nations unies :"l'adoption de cette résolution sera historique, car elle sera la première résolution de l'ONU répondant aux problèmes de violation des droits de l'homme en raison de l'orientation et appartenance sexuelle". Le texte sera "très important pour les lesbiennes, les gays, les bisexuels et les transgenres dans leur lutte pour une pleine reconnaissance de leurs droits", a-t-il dit à l'Agence France Presse.

Sur le site TETU :
En présentant le texte, le représentant de l'Afrique du Sud, Jerry Matthews Matjila, a déclaré que «personne ne doit être soumis à la discrimination ou la violence en raison de son orientation sexuelle». Cette résolution, a-t-il ajouté, «ne cherche pas à imposer certaines valeurs à des pays, mais à amorcer le dialogue» sur ce thème.

Mais les pays de l'OIC (Organisation de la conférence islamique), Pakistan en tête, se sont déclarés «sérieusement préoccupés par cette tentative d'introduire à l'Onu des notions qui n'ont aucune fondation légale dans la législation internationale des droits de l'homme». «Nous sommes encore plus troublés par cette tentative de se focaliser sur certains individus sur la base de leurs attitudes ou de leurs intérêts sexuels» a poursuivi le représentant du Pakistan.

Le délégué du Nigeria, Ositadinma Anaedu, a attaqué l'Afrique du Sud, l'accusant d'avoir «rompu avec la tradition du groupe africain» de trouver un consensus avant de voter sur une résolution. «Cela me fait de la peine parce que l'Afrique du Sud est le pilier de l'Afrique» a-t-il dit, affirmant être convaincu que «plus de 90% des sud-africains ne sont pas en faveur de la résolution». «Il est intéressant que les pays occidentaux soient vos partenaires aujourd'hui» a-t-il ironisé.

Mais d'autres pays, dont les Etats-Unis, la France, le Mexique, le Brésil ou l'Argentine ont salué le vote, de même que les ONG de défense des droits de l'homme. «C'est une percée» a estimé l'ambassadeur français Jean-Baptiste Mattei, déclarant à l'AFP: «C'est la première fois au sein de l'ONU qu'on passe un texte aussi fort sous forme de résolution et de cette portée.»

«C'est un débat très passionnel», a-t-il reconnu, évoquant «la forte réticence du groupe africain et de l'OCI pour traiter de ce thème». Mais, a-t-il ajouté, «il ne s'agit pas d'imposer des valeurs ou un modèle mais d'éviter que des personnes soient victimes de discrimination ou de violences au seul motif de leur orientation sexuelle».

Pour sa part, la représentante des Etats-Unis Eileen Donahoe a estimé que la résolution «entre dans l'histoire de la lutte pour l'égalité et la justice». «C'est un pas important vers la reconnaissance du fait que les droits de l'homme sont de fait universels», a-t-elle souligné.

La résolution relève notamment «que tous les êtres humains sont nés libres et égaux en ce qui concerne leur dignité et leurs droits et que chacun doit pouvoir bénéficier de l'ensemble des droits et des libertés (…) sans aucune distinction». Elle demande également une étude sur les lois discriminatoires et les violences contre les personnes en raison de leur orientation et leur appartenance sexuelle.

Peu avant le vote, le représentant de l'ONG Amnesty International auprès des Nations unies avait qualifié l'adoption de cette résolution d'«historique». «Elle sera la première résolution de l'ONU répondant aux problèmes de violation des droits de l'homme en raison de l'orientation et l'appartenance sexuelle», a notamment indiqué Peter Splinter. Ce texte sera «très important pour les lesbiennes, les gays, les bisexuels et les transgenres dans leur lutte pour une pleine reconnaissance de leurs droits», a-t-il dit à l'AFP. L'homosexualité demeure interdite dans 76 pays.

Vote favorable: Argentine, Belgique, Brésil, Chili, Corée du sud, Cuba, Equateur, France, Guatemala, Hongrie, Japon, Mexique, Maurice, Norvège, Pologne, Slovaquie, Espagne, Suisse, Ukraine, Thaïlande, Royaume-Uni, USA, Uruguay.
Vote contre: Angola, Bahreïn, Bangladesh, Cameroun, Djibouti, Gabon, Ghana, Jordanie, Malaisie, Maldives, Mauritanie, Nigéria, Pakistan, Qatar, Moldavie, Russie, Arabie saoudite, Sénégal, Ouganda.
Absentions: Burkina Faso, Chine, Zambie.
Absents: Kyrgyszstan, Libye (suspendue)

17h15: Réaction de Hillary Clinton
La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, a salué l'adoption de cette résolution: «Cela représente une occasion historique de mettre en lumière les violations des droits de l'homme que les lesbiennes, gays, bisexuels et transgenre subissent à travers le monde, et qui sont fondées uniquement sur qui ils sont et qui ils aiment», écrit Mme Clinton dans un communiqué. Elle ajoute: «La résolution historique d'aujourd'hui affirme que les droits de l'homme sont universels. Les individus ne peuvent être laissés sans protection en raison de leur orientation ou de leur identité sexuelle.»

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