LADYFEST

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LADYFEST

Message par Invité le Lun 23 Mai 2011, 22:29

Ladyfest: Du rock, du féminisme et des lesbiennes

La Ladyfest arrive enfin à Paris! Dix ans après la création aux Etats-Unis de ce festival riot grrrl très fréquenté par les lesbiennes, la première Ladyfest made in Paris aura lieu les 2 et 3 juillet. Avec la ferme intention de mobiliser le grand public autour des questions féministes.

New-York, Londres, Berlin, Amsterdam, ou même Vilnius... Depuis sa première édition aux Etats-Unis en 2000, la Ladyfest a essaimé un peu partout dans le monde, et dans la plupart des capitales européennes. En France, ce festival féministe a été organisé à Grenoble, Dijon, Toulouse, Nantes et Bordeaux, toujours par des bénévoles du cru, comme le veut la tradition. Mais étrangement, jamais à Paris. La capitale, pourtant riche en réseaux féministes, s'était-elle endormie?

Ce manque s'apprête à être comblé. Quelques filles motivées ont décidé cette année d'inscrire enfin Paris sur la carte mondiale des Ladyfest. Le rendez-vous est donné pour les 2 et 3 juillet prochains, pour une soirée de concerts et une journée de débats et d'ateliers. Soit une première édition parisienne... plus de 10 ans après le tout premier événement du genre.

La Ladyfest originelle est lancée en 2000 par des filles du mouvement Riot Grrrls. Les Riot Grrrls? Ce sont ces rockeuses qui sont montées au créneau pour faire entendre leur voix dans l'univers très macho de la musique des années 90, avec comme slogan «Revolution Grrrl style now!»

Pendant 6 jours à Olympia, petite ville de l'Etat de Washington connue pour sa contre-culture, ce premier événement organisé par et pour les femmes célèbre les artistes féminines et encourage leurs actions artistiques et politiques. On y trouve donc des concerts mais aussi des ateliers, des expos, des débats... Des groupes comme Sleater-Kinney, The Gossip, Cat Power ou Bratmobile, entre autres, y font rugir les guitares devant un public où se mélangent hommes et femmes.

Dès sa création, la Ladyfest est conçue comme un festival nomade: chacune doit pouvoir en programmer un dans sa ville, et ainsi valoriser les groupes de sa région. Il est à but non-lucratif, organisé par des bénévoles, et met en avant l'éthique «DIY», pour «do it yourself» (ou «fais-le toi-même»). Les Ladyfest sont très fréquentées par les lesbiennes et se montent en lien étroit avec les mouvements queer et «transpédégouines». Selon le programme des différentes éditions, on y débat du féminisme, on y mange des brunchs végétariens, on participe à des ateliers où l'on apprend à se défendre en cas d'agression, à créer un fanzine, à réparer son vélo... ou encore à fabriquer son propre gode! Bref, un programme divers et varié qui fait la force de cette fête alternative.

Depuis 2000, des centaines de Ladyfest ont été programmées un peu partout: en Australie, au Brésil, aux quatre coins des Etats-Unis, en Allemagne, à Singapour, en Afrique du Sud... Et désormais à Paris. C'est une étudiante britannique en échange Erasmus dans la capitale qui, s'étonnant de ne pas voir de Ladyfest dans une aussi grande ville, a décidé de se lancer dans l'aventure. Avec 6 autres volontaires (4 Anglaises, 1 Allemandes, 1 Française), elles ont monté cette première édition sur deux jours, avec l'idée d'en faire un rendez-vous annuel.

http://www.kisskissbankbank.com/projects/ladyfest-paris-2011-1ere-edition-cet-ete

Pour financer les festivités, les organisatrices ont lancé une série de soirées (la prochaine aura lieu le 3 juin à Paris) et une collecte sur le site Kisskissbankbank. Le principe: chacun peut faire un don, avec différentes contreparties selon le montant.

«Nous voulons toucher un maximum de personnes», explique Amandine, la petite Française du groupe. «C'est pour cela que nous avons choisi des salles connues du grand public (le Café de la danse et le Comptoir général) et que nous cherchons de belles têtes d'affiches pour le concert. L'idée est de faire venir, grâce à la musique, une population pas forcément féministe, et qui pourrait à cette occasion s'ouvrir un peu plus à ces questions...». Soit faire la fête en militant pour la cause des femmes? Un très beau programme.




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