Le travail c'est la santé... Encore faut-il trouver l'emploi (et le bon).

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Re: Le travail c'est la santé... Encore faut-il trouver l'emploi (et le bon).

Message par Chris le Lun 02 Juil 2012, 19:59

Que quelque soit la façon de présenter un cv, on est toujours sur ou sous qualifié dans l'esprit des gens... Pourquoi, Est-ce toujours au passé que l'on se réfère et pas aux compétences ? Pourtant ce sont ces dernières qui nous permettent de tenir un poste et pas notre parcours... En France, tout est si compliqué... Enfin, je verrai bien, plus que quelques jours...
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Re: Le travail c'est la santé... Encore faut-il trouver l'emploi (et le bon).

Message par tiijan le Lun 02 Juil 2012, 20:25

Chris a écrit:Que quelque soit la façon de présenter un cv, on est toujours sur ou sous qualifié dans l'esprit des gens... Pourquoi, Est-ce toujours au passé que l'on se réfère et pas aux compétences ? Pourtant ce sont ces dernières qui nous permettent de tenir un poste et pas notre parcours... En France, tout est si compliqué... Enfin, je verrai bien, plus que quelques jours...

Ca finit toujours par arriver! Wink
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Re: Le travail c'est la santé... Encore faut-il trouver l'emploi (et le bon).

Message par Vénusia le Mar 03 Juil 2012, 12:09

Chris a écrit:Que quelque soit la façon de présenter un cv, on est toujours sur ou sous qualifié dans l'esprit des gens... Pourquoi, Est-ce toujours au passé que l'on se réfère et pas aux compétences ?
+1 !!!
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Re: Le travail c'est la santé... Encore faut-il trouver l'emploi (et le bon).

Message par Invité le Mar 03 Juil 2012, 12:17

Chris a écrit:Que quelque soit la façon de présenter un cv, on est toujours sur ou sous qualifié dans l'esprit des gens... Pourquoi, Est-ce toujours au passé que l'on se réfère et pas aux compétences ?

Parce que du boulot il n'y en a clairement pas pour tout le monde, que pour maintenir la pression sur les chômeurs mais aussi sur les travailleurs (qui pour beaucoup bossent dans des conditions tellement ahurissantes qu'ils préféreraient être chômeurs), il faut faire croire que si, du boulot il y en a pour qui sait se l'arracher et qu'il n'y a pas le choix, qu'il faut y aller, dans n'importe quelle condition même et pour n'importe quel salaire... ; mais que bein comme ce n'est pas vrai, et bien il faut bien trouver des prétextes pour refouler les postulants tout en les poussant à continuer de courir après le boulot... Donc effectivement, on est toujours ou trop ou pas assez qualifiés ! C'est logique et implacable !

Bon courage à tous les chômeurs, soyez heureux !

Sinon bah ça tombe impec, j'allais dire que j'aime pas Pôle emploi !

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Message par Invité le Mar 03 Juil 2012, 12:45

fourmissansombre a écrit:Parce que du boulot il n'y en a clairement pas pour tout le monde, que pour maintenir la pression sur les chômeurs mais aussi sur les travailleurs (qui pour beaucoup bossent dans des conditions tellement ahurissantes qu'ils préféreraient être chômeurs)

Ca, je ne crois pas. Les chômeurs ont quand même sur le dos soit un conseiller Pôle Emploi, soit une assistante sociale, qui les obligent à courir après un travail qui n'existe pas... Qu'est-ce qu'il y a de plus cinglé qu'une telle injonction ?
Le système de l'assistanat est tellement humiliant que les gens préfèrent bosser dans des conditions merdiques et pour un salaire de merde. C'est l'exploitation, c'est la violence des rapports sociaux d'accord, mais c'est pas la folie pure, c'est pas le non sens absolu au moins...

Bref, je n'aime pas non plus Pôle Emploi ! Smile

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Message par Invité le Mar 03 Juil 2012, 13:04

Oui Fire ! Je me suis mal exprimée mais je ne disais rien d'autre.

Ce que je dis c'est que pôle emploi et autres sont bien des dispositifs, (et ils ne sont plus que cela) pour maintenir les gens au travail dans n'importe quelle condition et à n'importe quel salaire et que vues les conditions de travail actuelles, je pense qu'un certain nombre de gens (un nombre certain) ne travaillent ni pour le plaisir, ni pour une quelconque satisfaction de type reconnaissance sociale, épanouissement personnel ou même le salaire (on pourrait aussi discuter de la valeur de cela mais bon...), mais uniquement sous la contrainte et au détriment total de leur santé physique, psychologique, de leur vie affective, familiale, etc etc.
Et que donc, pour les maintenir au travail, malgré cette aliénation totale, il faut bien un dispositif aussi coercitif que le pôle emploi du xxiè siècle ! Parce que, comme tu le dis bien, sans la pression sociale, le conseiller anpe ou la politique de l'assistanat et son lot d'humiliations, et beh certains n'iraient sans doute effectivement plus bosser... et ils auraient raison !

Dans ces conditions, on n'veut plus bosser du tout !

Bref, je n'aime pas plus le travail que pôle emploi et trouve que ce sont l'un comme l'autre les symptômes de la même folie et des mêmes non-sens !

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Re: Le travail c'est la santé... Encore faut-il trouver l'emploi (et le bon).

Message par Invité le Mar 03 Juil 2012, 20:37

Je suis d'accord avec toi Fourmi sur le fait que le chômage de masse permet de faire pression sur les salariés mais ce que je voulais dire, c'est qu'entre la violence de l'assistanat et la violence de l'exploitation au travail, la violence symbolique n'est pas la même et n'a pas le même effet.
Dans l'exploitation au travail, on sait que la violence vient d'en haut, de la direction, on sait que l'on n'est pas responsable de la violence qu'on subit, qu'on a peu de prises sur les conditions de travail et sur les salaires. Or, dans l'assistanat, on fait porter la responsabilité du chômage sur les épaules de l'individu, au lieu de la faire porter sur le système capitaliste actuel, qui lui, structurellement, économiquement, a besoin du chômage pour maintenir/augmenter ses bénéfices. La charge de la responsabilité, et donc de la violence, se trouvant déplacer, le chômeur devient fardeau de lui même et non seulement exclu de la rétribution symbolique attaché au travail et du salaire mais, en plus, il doit supporter tout seul la violence symbolique d'être vu comme un individu parasite et inutile dans un système où culturellement la valeur "travail" est hégémonique...

Et en attendant, la folie continue ! On va embaucher plus d'agents à Pôle Emploi pour "canaliser" l'augmentation du chômage qui s'annonce...



Merci Wild d'avoir fait le nécessaire... Wink

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Re: Le travail c'est la santé... Encore faut-il trouver l'emploi (et le bon).

Message par Vénusia le Mer 04 Juil 2012, 00:17

Vous en prie...

De mon point de vue de chômeuse qui en a... Mais alors... Plus que la ras le cul ! (Passez-moi l'expression merci)
Je ne prétends pas parler au nom de tous les chômeurs, notamment vu que j'en ai entendu certain(e)s agréablement surpris(e)s d'être tombé(e)s sur de bons conseillers qui se démenaient pour faire leur taf selon leur conscience professionnelle, et pas selon la politique de l'emploi dictée par leur employeur...(suivez mon regard), donc je vais parler concret.

Personnellement, je figure "officiellement" dans les statistiques en tant que chômeuse en ARE depuis février 2012. L'année précédente je figurais dans les statistiques en tant que "stagiaire de la formation continue" - *on nous prend pour des cons #1*

Ayant un niveau de formation qui me permettrait de prétendre aux services de Pôle Emploi Cadres, j'ai été redirigée par mon agence Pôle Emploi de quartier vers eux. Manque de bol, ça fait plus de 3 ans que j'ai obtenu mon diplôme et mon précédent employeur (l'enflure) ne m'avait pas octroyé le statut cadre officiellement (pas de cotisation à la caisse de retraite pour les cadres) donc, me revoilà à la case départ, des semaines plus tard avant d'obtenir un rdv. Réponse de mon agence de quartier : "voyez avec le directeur d'agence"... et pendant ce temps-là, aucun conseiller pour me suivre. Ah perso j'étais peinarde !
Le directeur d'agence, très sympa au demeurant, tout à fait désolé de me voir assise dans son bureau à essayer de lui réexpliquer pour la énième fois le schmilblic (parce que bien sûr, ça communique vachement entre eux) finit par me dire qu'il va essayer de forcer le passage pour que je sois acceptée à l'agence cadres. Et pendant ce temps-là, histoire que je leur foute la paix, m'inscrit à une nouvelle prestation de leur catalogue : cap projet professionnel, 3 mois pendant lesquels ils recasent les chômeurs dont ils ne savent pas quoi foutre.
(soit dit en passant, nous étions 10 au début de ce truc, il n'en restait plus que 2 à la fin....)
Pendant ce temps-là aucun suivi avec Pôle Emploi, coooool...*on nous prend pour des cons #2*

C'est pendant ce truc que j'en ai appris des choses quand même. Notamment les vraies fausses annonces du Pôle Emploi. Des annonces fictives publiées par Pôle Emploi, pas nécessité de réassort des annonces ou pour gruger le chômeur profiteur des allocs, celui qui se sent si bien à rester avec 500 euros par mois. *on nous prend pour des cons #3*

Je n'ai rien contre le pauvre conseiller dépressif que j'ai en face de moi chaque fois que je mets les pieds dans une agence Pôle Emploi. J'en ressors pareil que lui (ou elle), j'imagine si je devais y bosser tous les jours.

Le fait est que Pôle Emploi, c'est de notoriété publique, c'est la voie de garage du chômage. En fait de service public, c'est le service de l'INSEE du chômage, ils tiennent des statistiques, et font des pointages. Les conseillers ne sont pas là pour donner des conseils ou accompagner les chômeurs dans leur retour à l'emploi, parfois j'ai même l'impression qu'ils les y englue encore plus (le langage Pôle Emploi c'est pire qu'un langage binaire pour moi, et nul n'est censé ignorer le moindre décret de la moindre circulaire modifiant tel ou tel dispositif, à soi-même de s'informer sur tout), mais c'est la faute à "trop de chômeurs par conseiller, pas le temps ni les moyens de réaliser leur mission de conseiller". On s'assoie, on attend, ils tapotent à deux doigts sur leur clavier "MADAME X CHERCHE U N EMPLO DE xxxx. A CE J OUR, MADAME X NA TOUJOUR PA TROUVE D'EMPLOI .................", et au revoir.
Y'en a même qui disent (eux-mêmes d'ailleurs) que pour certains, ce ne sont pas des conseillers de formation et qu'ils sont juste là pour accueillir les demandeurs d'emploi et remplir leurs dossiers, noooon..... Ah bon ?
Perso j'aimerais bien qu'un conseiller, un vrai, soit sur mon dos ! Il me reste encore à le découvrir, je n'en ai toujours pas qui m'ait été désigné !

En attendant c'est tout sauf par le biais de Pôle Emploi que je m'attends à trouver du boulot. Dans le meilleur des cas, un boulot où je pourrai m'épanouir enfin, dans le pire un boulot qui me permettra de vivre, de bouffer, de payer mes factures et de faire quelques projets...
J'en suis pas encore à envisager de faire caissière à Carrouf, mais entre ça et me retrouver au RSA ou à l'ASS, là est la pression du chômage. Là est la politique de l'emploi qui met la pression : des annonces où l'on demande des BAC+3/4/5 pour un salaire entre 20 et 25 K€ bruts/an ou des postes réservés uniquement aux chômeurs éligibles au RSA. Main d'oeuvre bon marché contrainte d'accepter au bout de 2 ans de chômage. Que l'on soit assez, trop ou pas assez qualifié(e)s, suivant le poste recherché, là n'est pas la question, c'est en terme de coût pour l'entreprise que raisonne l'employeur.

Du boulot il y en aurait pour tout le monde. 0% de chômage. Avec un juste équilibre, une juste redistribution, dans un monde dont la population ne cesse de s'accroître de manière exponentielle, et où l'on sait créer des besoins dont on n'avait même pas conscience avant qu'on nous mette les produits sous le nez ("c'est une révolution !"), dont ces mêmes produits sont fabriqués avec une usure programmée donc appelés à devoir être rachetés, donc fabriqués en continu et toujours plus, de manière toujours plus innovante, dans un monde où de nouveaux besoins font leur apparition cette fois-ci par nécessité de consommer, donc produire, autrement... Certains (grands) patrons l'avouent eux-mêmes, se rendent compte qu'à long terme, en continuant sur une politique de Corporate Government, en tirant vers le bas la masse salariale et en privilégiant les bénéfices des actionnaires, ils sont en train de tuer eux-mêmes leur propre appareil de production, donc leur source de profits. Exemple en Allemagne avec Mercedes qui a redistribué un % des bénéfices annuels du groupe en fin d'année dernière à ses salariés pour l'effort consenti sur leur baisse de salaire au moment où le groupe se portait mal pendant la crise. Et ce n'est pas en France que l'on a vu pareil exemple....
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Re: Le travail c'est la santé... Encore faut-il trouver l'emploi (et le bon).

Message par insanatong le Mer 04 Juil 2012, 09:23

la dernière fois qu'i m'ont radiée, j'tais en fin d'droits et je sortais de maladie (précédente radiation), je m'étais pas présentée à la convoc (j'avais chopé deux demi-journées de taf au noir, l'orgie, et prétendu qu'j'étais en entretien), m'ont écrit que si j'envoyais pas dare-dare un justificatif d'embauche, i me viraient du troupeau d'chômeurs Shocked J'ai failli encadrer l'papier. Sans dec, mon pôle-pote au moins il avait lu kafka fouet

je n'aime pas l'travail non plus, j'ai quasiment jamais été salariée de ma vie, quelques mois disséminés, par hasard, non que je sois feignasse, mais j'ai une faiblesse pour le troc, l'échange de services, le hors-système, et le bénévolat. De toute façon, j'ai un cv tell'ment disparate que personne me trouve crédible, comme si je n'tais plus compétente en rien, que je savais pas c'que j'voulais, que j'étais pas motivée...

Pour avoir fréquenté les annexes sociales consacrées aux malades et handicapés, j'peux confirmer que ça frise le même degré d'inaptitude et d'humiliations, une vraie volonté de tuer l'individu faible, et c'est l'exacte définition de la violence chez l'humain.
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Re: Le travail c'est la santé... Encore faut-il trouver l'emploi (et le bon).

Message par Vénusia le Lun 09 Juil 2012, 14:56

Le talent n’est pas qu’une question de compétences métier

Après des années à se concentrer sur la performance de leurs salariés, les entreprises s’engagent progressivement dans une démarche plus globale, visant à aller au-delà de la productivité, vers des notions de comportement, de motivation et d’engagement. Une méthode habile pour anticiper la réussite d’un candidat ou collaborateur en se basant plus sur son potentiel que sur ses réalisations passées.

En effet, le talent est également lié à la personnalité. Selon une étude* que nous avons récemment réalisée, trois des cinq types d’évaluations les plus utilisés en entreprise sont des tests de personnalité.

Les professionnels des Ressources Humaines dévoilent ici une tendance qui se généralise. Les entreprises cherchent à obtenir une image équilibrée de leurs candidats et collaborateurs, qui leur permettra d’anticiper leur mode de travail et leurs réactions dans un environnement professionnel donné. Avec une analyse fine de leurs traits de caractères et de leur comportement, elles peuvent s’assurer de l’adéquation du collaborateur à son poste, former des équipes qui fonctionnent selon les points forts de chacun et garantir une bonne dynamique de groupe.

Le talent s’expose désormais sur les réseaux sociaux. De plus en plus d’entreprises intègrent les réseaux sociaux, plus particulièrement professionnels, dans leurs processus de recrutement.

Cette tendance s’explique ici aussi par leur volonté de parvenir à une vision exhaustive de leurs talents. Le profil en ligne d’un candidat – incluant ses centres d’intérêt, son implication dans des groupes de discussion, les articles de presse qu’il y poste, les recommandations d’autres membres, etc. – en dit long sur son potentiel. Une occasion en or également pour un candidat de se dévoiler, professionnellement parlant, et de sortir du lot.

Il n’y a pas de talent sans engagement. En théorie, cela semble logique : rien ne sert de recruter des talents si rien n’est mis en place pour les faire rester. En pratique, c’est moins évident…

La motivation des salariés ne semble pas toujours retenir l’attention des entreprises. En effet, toujours selon notre étude GATR, si 56% des professionnels des Ressources Humaines considèrent que l’engagement et la fidélisation des collaborateurs sont des priorités pour 2012, aucun processus formel de motivation n’a été mis en place par 39% d’entre eux et seuls 36% considèrent que le développement de carrière – pourtant l’un des principaux outils de rétention des talents – est une priorité. Or, c’est le désengagement, avant même la rémunération, qui amène les collaborateurs à quitter l’entreprise, et bien souvent les plus talentueux d’abord.

Les entreprises ayant entamé cette démarche d’analyse approfondie affichent clairement une volonté de rechercher toutes les composantes qui font le talent : compétences et savoir-faire, certes, mais également savoir-être, aplomb, constance, empathie, capacités transverses, etc.

* Rapport SHL 2012 des tendances globales de l’évaluation (GATR)

Source : http://lecercle.lesechos.fr/entrepreneur/social-rh/221149616/talent-est-question-competences-metier
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Re: Le travail c'est la santé... Encore faut-il trouver l'emploi (et le bon).

Message par Vénusia le Mar 24 Juil 2012, 10:25

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Re: Le travail c'est la santé... Encore faut-il trouver l'emploi (et le bon).

Message par Invité le Mar 31 Juil 2012, 23:10


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Re: Le travail c'est la santé... Encore faut-il trouver l'emploi (et le bon).

Message par Poet le Sam 04 Aoû 2012, 15:37

Entre la pression (harcèlement moral) au long cours exercée dans le cadre d'un emploi et celle à laquelle nous soumettent les mesures et politiques en direction des demandeurs d'emploi (Pôle Emploi et ses sous traitants), eh ben, pour ma part, ça revient à choisir entre la peste et le choléra.

Une belle réflexion sur laquelle j'invite toute personne qui ne l'a jamais vécu, à méditer : http://www.blog-emploi.com/index.php/post/Chomage-longue-duree-la-perte-de-confiance

Quant aux pratiques délétères délibérées (menace, chantage, harcèlement), érigées en méthode de management pour pousser à l'erreur et permettre le licenciement pour faute ou déstabiliser et inciter à la démission, je ne vous souhaite pas non plus de vous retrouver aux prises avec ce type d'ambiance de travail et de méthodes de management.
Vous cumulez cette expérience (dont vous ressortez brisé[e]) avec une période de chômage qui suit ce départ de l'entreprise et qui s'installe dans la longue durée et la précarité et voilà comment vous avez du mal à vous reconstruire et trouver (plus exactement se projeter dans) un nouveau projet professionnel ; reconversion oblige.

Les nouvelles formes d'organisation du travail ont profondément transformé les relations dans les groupes de travail ; la précarité a entraîné l'intensification du travail, neutralisé la mobilisation collective, généré le silence et le chacun pour soi : ne rien entendre, ne rien voir, ne rien dire. La peur de perdre son emploi a induit des conduites de domination ou de soumission.
Oui, parce qu'en plus ce qui dégoute bien ce sont aussi ces comportements des (ex.) collègues de travail (qui ont été aux abonnés absents pour faire contre-pied et vous soutenir).

Bref, vous êtes pris au piège de ce cercle vicieux où vous finissez par vous replier sur vous (mais de fait, vous ressassez ce vécu en l'intériorisant) et par manque de pouvoir d'achat, fatalement, vous limitez vos sorties socio-culturelles et vous finissez par souffrir de l'isolement et d'avoir honte de ce qui vous arrive (même si vous êtes d'un caractère plutôt indépendant qui appréciait bien la solitude choisie).
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Re: Le travail c'est la santé... Encore faut-il trouver l'emploi (et le bon).

Message par Vénusia le Lun 06 Aoû 2012, 11:18

Une chercheuse refuse la Légion d'honneur

Madame Annie Thébaub-Mony, chercheuse spécialiste des cancers professionnels, refuse la Légion d'honneur décernée par la ministre du Logement Cécile Duflot pour dénoncer l'"indifférence" qui touche la santé au travail et l'impunité des "crimes industriels".

Dans une lettre adressée à la ministre, rendue publique samedi, Annie Thébaud-Mony, directrice de recherche honoraire à l'Inserm, demande à la ministre d'intervenir pour "la remise en cause de l'impunité qui, jusqu'à ce jour, protège les responsables de crimes industriels".

"Je ne fais pas ce geste contre Mme Duflot", précise à l'AFP la présidente de l'association Henri Pézerat (santé, travail, environnement) qui déplore que la crise économique occulte la santé des travailleurs et les questions environnementales.

"Ma démarche se veut un appel à la mobilisation citoyenne, mais aussi parlementaire et gouvernementale, pour le respect des droits fondamentaux à la vie, à la santé, à la dignité", écrit-elle en accompagnement de sa lettre à la ministre datée du 31 juillet.

"Nous voulons être pris au sérieux lorsque nous donnons à voir cette dégradation des conditions de travail (...), le drame des accidents du travail et maladies professionnelles, mais aussi l'accumulation des impasses environnementales, en matière d'amiante, de pesticides, de déchets nucléaires et chimiques..."

"Cessons les vraies fausses controverses sur les faibles doses. Des politiques publiques doivent devenir le rempart à la mise en danger délibérée d'autrui, y compris en matière pénale", dit-elle dans sa lettre à Mme Duflot.

Cette spécialiste, également porte-parole de Ban Asbestos France, évoque par ailleurs "la sous-traitance et le transfert des risques vers des populations très précarisées (maintenance, nettoyages, gestion des déchets)" .

La chercheuse dont la carrière a été "bloquée pendant dix ans", plaide pour qu'enfin la recherche sur l'exposition aux cancérogènes au travail soit dotée des moyens financiers publics nécessaires et que les jeunes chercheurs qui s'y adonnent cessent d'être maintenus dans un statut précaire.


Source : AFP / MEDIAPART
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Re: Le travail c'est la santé... Encore faut-il trouver l'emploi (et le bon).

Message par Poet le Lun 06 Aoû 2012, 11:33

Alors là, chapeau bas, Madame Thébaub-Mony respect
Et pour être complet sur ton post, Wild,
lettre d'Annie Thébaud-Mony (Inserm) à Cécile Duflo :

Madame la Ministre,

Par votre courrier du 20 juillet 2012, vous m’informez personnellement de ma nomination au grade de Chevalier de la Légion d’Honneur et m’indiquez que vous êtes à l’origine de celle-ci. J’y suis très sensible et je tiens à vous remercier d’avoir jugé mon activité professionnelle et mes engagements citoyens dignes d’une reconnaissance nationale. Cependant - tout en étant consciente du sens que revêt ce choix de votre part - je ne peux accepter de recevoir cette distinction et je vais dans ce courrier m’en expliquer auprès de vous.

Concernant mon activité professionnelle, j’ai mené pendant trente ans des recherches en santé publique, sur la santé des travailleurs et sur les inégalités sociales en matière de santé, notamment dans le domaine du cancer. La reconnaissance institutionnelle que je pouvais attendre concernait non seulement mon évolution de carrière mais aussi le recrutement de jeunes chercheurs dans le domaine dans lequel j’ai travaillé, tant il est urgent de développer ces recherches. En ce qui me concerne, ma carrière a été bloquée pendant les dix dernières années de ma vie professionnelle. Je n’ai jamais été admise au grade de directeur de recherche de 1e classe. Plus grave encore, plusieurs jeunes et brillant.e.s chercheur.e.s, qui travaillaient avec moi, se sont vu.e.s fermer les portes des institutions, par manque de soutien de mes directeurs d’unité, et vivent encore à ce jour – malgré la qualité de leurs travaux - dans des situations de précarité scientifique. Quant au programme de recherche que nous avons construit depuis plus de dix ans en Seine Saint Denis sur les cancers professionnels, bien que reconnu au niveau national et international pour la qualité scientifique des travaux menés, il demeure lui-même fragile, même s’il a bénéficié de certains soutiens institutionnels. J’en ai été, toutes ces années, la seule chercheure statutaire. Pour assurer la continuité du programme et tenter, autant que faire se peut, de stabiliser l’emploi des jeunes chercheurs collaborant à celui-ci, il m’a fallu en permanence rechercher des financements - ce que j’appelle la « mendicité scientifique » - tout en résistant à toute forme de conflits d’intérêts pour mener une recherche publique sur fonds publics.

Enfin, la recherche en santé publique étant une recherche pour l’action, j’ai mené mon activité dans l’espoir de voir les résultats de nos programmes de recherche pris en compte pour une transformation des conditions de travail et l’adoption de stratégies de prévention. Au terme de trente ans d’activité, il me faut constater que les conditions de travail ne cessent de se dégrader, que la prise de conscience du désastre sanitaire de l’amiante n’a pas conduit à une stratégie de lutte contre l’épidémie des cancers professionnels et environnementaux, que la sous-traitance des risques fait supporter par les plus démunis des travailleurs, salariés ou non, dans l’industrie, l’agriculture, les services et la fonction publique, un cumul de risques physiques, organisationnels et psychologiques, dans une terrible indifférence. Il est de la responsabilité des chercheurs en santé publique d’alerter, ce que j’ai tenté de faire par mon travail scientifique mais aussi dans des réseaux d’action citoyenne pour la défense des droits fondamentaux à la vie, à la santé, à la dignité.

Parce que mes engagements s’inscrivent dans une dynamique collective, je ne peux accepter une reconnaissance qui me concerne personnellement, même si j’ai conscience que votre choix, à travers ma personne, témoigne de l’importance que vous accordez aux mobilisations collectives dans lesquelles je m’inscris. J’ai participé depuis trente ans à différents réseaux en lutte contre les atteintes à la santé dues aux risques industriels. Ces réseaux sont constitués de militants, qu’ils soient chercheurs, ouvriers, agriculteurs, journalistes, avocats, médecins ou autres... Chacun d’entre nous mérite reconnaissance pour le travail accompli dans la défense de l’intérêt général. Ainsi du collectif des associations qui se bat depuis 15 ans à Aulnay-sous-bois pour une déconstruction - conforme aux règles de prévention - d’une usine de broyage d’amiante qui a contaminé le voisinage, tué d’anciens écoliers de l’école mitoyenne du site, des travailleurs et des riverains. Ainsi des syndicalistes qui - à France Télécom, Peugeot ou Renault - se battent pour la reconnaissance des cancers professionnels ou des suicides liés au travail. Ainsi des ex-ouvrières d’Amisol – les premières à avoir dénoncé l’amiante dans les usines françaises dans les années 70 – qui continuent à lutter pour le droit au suivi post-professionnel des travailleurs victimes d’exposition aux cancérogènes. Ainsi des travailleurs victimes de la chimie, des sous-traitants intervenant dans les centrales nucléaires, des saisonniers agricoles ou des familles victimes du saturnisme... Tous et chacun, nous donnons de notre temps, de notre intelligence et de notre expérience pour faire émerger le continent invisible de ce qui fut désigné jadis comme les « dégâts du progrès », en France et au delà des frontières du monde occidental.

La reconnaissance que nous attendons, nous aimerions, Madame la ministre, nous en entretenir avec vous. Nous voulons être pris au sérieux lorsque nous donnons à voir cette dégradation des conditions de travail dont je parlais plus haut, le drame des accidents du travail et maladies professionnelles, mais aussi l’accumulation des impasses environnementales, en matière d’amiante, de pesticides, de déchets nucléaires et chimiques... Cessons les vraies fausses controverses sur les faibles doses. Des politiques publiques doivent devenir le rempart à la mise en danger délibérée d’autrui, y compris en matière pénale. Vous avez récemment exprimé, à la tribune de l’Assemblée nationale, votre souhait d’écrire des lois « plus justes, plus efficaces, plus pérennes". En qualité de Ministre chargée de l’Egalité des territoires et du logement, vous avez un pouvoir effectif non seulement pour augmenter le nombre des logements mais légiférer pour des logement sains, en participant à la remise en cause de l’impunité qui jusqu’à ce jour protège les responsables de crimes industriels.

En mémoire d’Henri Pézerat qui fut pionnier dans les actions citoyennes dans lesquelles je suis engagée aujourd’hui et au nom de l’association qui porte son nom, la reconnaissance que j’appelle de mes vœux serait de voir la justice française condamner les crimes industriels à la mesure de leurs conséquences, pour qu’enfin la prévention devienne réalité.

Pour toutes ces raisons, Madame la ministre, je tiens à vous renouveler mes remerciements, mais je vous demande d’accepter mon refus d’être décorée de la légion d’honneur. Avec l’association que je préside, je me tiens à votre disposition pour vous informer de nos activités et des problèmes sur lesquels nous souhaiterions vous solliciter.

Je vous prie d’agréer, Madame la ministre, l’expression de ma reconnaissance et de mes respectueuses salutations.

Annie Thébaud-Mony

D'où l'expression « se tuer au travail/à la tâche »...
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Re: Le travail c'est la santé... Encore faut-il trouver l'emploi (et le bon).

Message par Vénusia le Lun 06 Aoû 2012, 11:58

SlPoet a écrit:Alors là, chapeau bas, Madame Thébaub-Mony respect
Et pour être complet sur ton post, Wild,
Spoiler:
lettre d'Annie Thébaud-Mony (Inserm) à Cécile Duflo :

Madame la Ministre,

Par votre courrier du 20 juillet 2012, vous m’informez personnellement de ma nomination au grade de Chevalier de la Légion d’Honneur et m’indiquez que vous êtes à l’origine de celle-ci. J’y suis très sensible et je tiens à vous remercier d’avoir jugé mon activité professionnelle et mes engagements citoyens dignes d’une reconnaissance nationale. Cependant - tout en étant consciente du sens que revêt ce choix de votre part - je ne peux accepter de recevoir cette distinction et je vais dans ce courrier m’en expliquer auprès de vous.

Concernant mon activité professionnelle, j’ai mené pendant trente ans des recherches en santé publique, sur la santé des travailleurs et sur les inégalités sociales en matière de santé, notamment dans le domaine du cancer. La reconnaissance institutionnelle que je pouvais attendre concernait non seulement mon évolution de carrière mais aussi le recrutement de jeunes chercheurs dans le domaine dans lequel j’ai travaillé, tant il est urgent de développer ces recherches. En ce qui me concerne, ma carrière a été bloquée pendant les dix dernières années de ma vie professionnelle. Je n’ai jamais été admise au grade de directeur de recherche de 1e classe. Plus grave encore, plusieurs jeunes et brillant.e.s chercheur.e.s, qui travaillaient avec moi, se sont vu.e.s fermer les portes des institutions, par manque de soutien de mes directeurs d’unité, et vivent encore à ce jour – malgré la qualité de leurs travaux - dans des situations de précarité scientifique. Quant au programme de recherche que nous avons construit depuis plus de dix ans en Seine Saint Denis sur les cancers professionnels, bien que reconnu au niveau national et international pour la qualité scientifique des travaux menés, il demeure lui-même fragile, même s’il a bénéficié de certains soutiens institutionnels. J’en ai été, toutes ces années, la seule chercheure statutaire. Pour assurer la continuité du programme et tenter, autant que faire se peut, de stabiliser l’emploi des jeunes chercheurs collaborant à celui-ci, il m’a fallu en permanence rechercher des financements - ce que j’appelle la « mendicité scientifique » - tout en résistant à toute forme de conflits d’intérêts pour mener une recherche publique sur fonds publics.

Enfin, la recherche en santé publique étant une recherche pour l’action, j’ai mené mon activité dans l’espoir de voir les résultats de nos programmes de recherche pris en compte pour une transformation des conditions de travail et l’adoption de stratégies de prévention. Au terme de trente ans d’activité, il me faut constater que les conditions de travail ne cessent de se dégrader, que la prise de conscience du désastre sanitaire de l’amiante n’a pas conduit à une stratégie de lutte contre l’épidémie des cancers professionnels et environnementaux, que la sous-traitance des risques fait supporter par les plus démunis des travailleurs, salariés ou non, dans l’industrie, l’agriculture, les services et la fonction publique, un cumul de risques physiques, organisationnels et psychologiques, dans une terrible indifférence. Il est de la responsabilité des chercheurs en santé publique d’alerter, ce que j’ai tenté de faire par mon travail scientifique mais aussi dans des réseaux d’action citoyenne pour la défense des droits fondamentaux à la vie, à la santé, à la dignité.

Parce que mes engagements s’inscrivent dans une dynamique collective, je ne peux accepter une reconnaissance qui me concerne personnellement, même si j’ai conscience que votre choix, à travers ma personne, témoigne de l’importance que vous accordez aux mobilisations collectives dans lesquelles je m’inscris. J’ai participé depuis trente ans à différents réseaux en lutte contre les atteintes à la santé dues aux risques industriels. Ces réseaux sont constitués de militants, qu’ils soient chercheurs, ouvriers, agriculteurs, journalistes, avocats, médecins ou autres... Chacun d’entre nous mérite reconnaissance pour le travail accompli dans la défense de l’intérêt général. Ainsi du collectif des associations qui se bat depuis 15 ans à Aulnay-sous-bois pour une déconstruction - conforme aux règles de prévention - d’une usine de broyage d’amiante qui a contaminé le voisinage, tué d’anciens écoliers de l’école mitoyenne du site, des travailleurs et des riverains. Ainsi des syndicalistes qui - à France Télécom, Peugeot ou Renault - se battent pour la reconnaissance des cancers professionnels ou des suicides liés au travail. Ainsi des ex-ouvrières d’Amisol – les premières à avoir dénoncé l’amiante dans les usines françaises dans les années 70 – qui continuent à lutter pour le droit au suivi post-professionnel des travailleurs victimes d’exposition aux cancérogènes. Ainsi des travailleurs victimes de la chimie, des sous-traitants intervenant dans les centrales nucléaires, des saisonniers agricoles ou des familles victimes du saturnisme... Tous et chacun, nous donnons de notre temps, de notre intelligence et de notre expérience pour faire émerger le continent invisible de ce qui fut désigné jadis comme les « dégâts du progrès », en France et au delà des frontières du monde occidental.

La reconnaissance que nous attendons, nous aimerions, Madame la ministre, nous en entretenir avec vous. Nous voulons être pris au sérieux lorsque nous donnons à voir cette dégradation des conditions de travail dont je parlais plus haut, le drame des accidents du travail et maladies professionnelles, mais aussi l’accumulation des impasses environnementales, en matière d’amiante, de pesticides, de déchets nucléaires et chimiques... Cessons les vraies fausses controverses sur les faibles doses. Des politiques publiques doivent devenir le rempart à la mise en danger délibérée d’autrui, y compris en matière pénale. Vous avez récemment exprimé, à la tribune de l’Assemblée nationale, votre souhait d’écrire des lois « plus justes, plus efficaces, plus pérennes". En qualité de Ministre chargée de l’Egalité des territoires et du logement, vous avez un pouvoir effectif non seulement pour augmenter le nombre des logements mais légiférer pour des logement sains, en participant à la remise en cause de l’impunité qui jusqu’à ce jour protège les responsables de crimes industriels.

En mémoire d’Henri Pézerat qui fut pionnier dans les actions citoyennes dans lesquelles je suis engagée aujourd’hui et au nom de l’association qui porte son nom, la reconnaissance que j’appelle de mes vœux serait de voir la justice française condamner les crimes industriels à la mesure de leurs conséquences, pour qu’enfin la prévention devienne réalité.

Pour toutes ces raisons, Madame la ministre, je tiens à vous renouveler mes remerciements, mais je vous demande d’accepter mon refus d’être décorée de la légion d’honneur. Avec l’association que je préside, je me tiens à votre disposition pour vous informer de nos activités et des problèmes sur lesquels nous souhaiterions vous solliciter.

Je vous prie d’agréer, Madame la ministre, l’expression de ma reconnaissance et de mes respectueuses salutations.

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Merci du complément Smile
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Re: Le travail c'est la santé... Encore faut-il trouver l'emploi (et le bon).

Message par Vénusia le Mar 28 Aoû 2012, 12:57

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Re: Le travail c'est la santé... Encore faut-il trouver l'emploi (et le bon).

Message par Vénusia le Ven 30 Nov 2012, 08:59

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Re: Le travail c'est la santé... Encore faut-il trouver l'emploi (et le bon).

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