A propos de ce qui se passe à Clichy-sous-bois

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Re: A propos de ce qui se passe à Clichy-sous-bois

Message par Parigi le Dim 15 Jan 2006, 20:41

J'avais un peu de retard dans mes mails et leur lecture et je suis atterrée (ben oui toujours...) par tout ce qui se passe suite à ces événements.
Entre la prison ferme pour certains, la maltraitance des étrangers "sans papiers" ou non et de certains militants, entre le projet Sarkozy de proposer à des citoyens volontaires de prévenir tout acte de délinquance (ça me rappelle un projet d'un maire de je ne sais plus quelle ville qui voulait faire cela et là, tout le monde a crié au scandale, mais là rien...) et ça que je viens de recevoir, que j'aurais pu mettre aussi dans le topic projet de loi sur la prévention de la délinquance car cela correspond au contenu du pré-rapport Bénisti, pas eu le temps de lire le "vrai" dans son intégralité. Les CAP et BEP ne suffisent plus...

(Texte du samedi 7 janvier 2006.)

Ecole : non au renoncement

La « crise des banlieues » qu’a connue notre pays durant le mois de novembre a été l’occasion, ou le prétexte, pour le gouvernement d’annoncer la fin de la scolarisation obligatoire jusqu’à 16 ans, avec la possibilité d’aller en apprentissage sous contrat de travail dès 14 ou 15 ans, ainsi qu’une nouvelle réforme des zones d’éducation prioritaires (ZEP) qui renie toute ambition de transformation progressiste véritable de notre système éducatif. Certes, il est plus que jamais nécessaire de débattre des difficultés, des modalités et des conditions de la démocratisation de notre système éducatif et de l’accès aux savoirs, ainsi que d’opérer un bilan critique des politiques menées depuis trente ans. Mais ce qui nous est proposé aujourd’hui n’a rien à voir avec cela et relève au contraire du renoncement historique à cette ambition.

Une part de l’opinion publique et du monde enseignant est sans doute favorable à la possibilité pour des adolescents, en difficulté au collège, de quitter celui-ci dès 14 ans pour aller en apprentissage. Mais s’est-on demandé quels jeunes seront concernés en priorité par une telle mesure ? Les fils de ministres, d’avocats, de médecins ou d’enseignants montreront-ils la voie en ce domaine ? Une telle mesure est bien plutôt un moyen de délester le service public d’éducation des questions que lui posent la difficulté et la relégation scolaires et sociales, tout en brandissant l’argument du réalisme et de la prise en considération de la situation difficile qui est effectivement celle de trop nombreux jeunes d’origine populaire aujourd’hui au collège.

Mais ce réalisme est un réalisme illusoire, et il y a pour le moins une énorme hypocrisie à présenter l’apprentissage précoce comme solution pour les jeunes des quartiers les plus paupérisés et les plus stigmatisés : comment peut-on croire ou laisser croire que ces jeunes, qui sont déjà les premières victimes de la discrimination à l’embauche ou pour trouver un stage lorsqu’ils sont élèves de l’enseignement professionnel, ne le seraient plus dès lors qu’ils auraient deux ans de moins ? C’est, en réalité, un réalisme du renoncement, au nom de l’adaptation à une situation urbaine, sociale, économique, culturelle et scolaire engendrée par une politique libérale qui organise la concurrence systématique entre les individus, accroît les écarts et « externalise » les exclus.

Chacun sait que l’apprentissage à 14 ans, ce sera l’orientation encore plus précoce vers des classes où l’on parquera, en attendant, ceux qui sont les premières victimes du fonctionnement élitiste et socialement inégalitaire de notre système éducatif, ceux qu’il faudrait, non pas chercher à séduire par des promesses illusoires, mais au contraire réconcilier avec l’étude, le travail et la culture scolaires. Chacun sait que cette mesure est aux antipodes d’une véritable formation, générale et professionnelle, et qu’elle témoigne d’un mépris détestable pour les métiers dits « manuels » qu’elle réduit à de simples tâches d’exécution, ne nécessitant qu’une formation scolaire au rabais.

Chacun sait que le vrai courage politique ne consiste pas à « traiter » les problèmes par l’exclusion, mais à s’attaquer, le plus tôt possible, et donc dès les premières classes, à la genèse de l’échec et de la ségrégation scolaires. Non, l’issue n’est pas dans la politique du renoncement mais dans une politique qui rompe avec la gestion sociale de l’inégalité et de la ségrégation sociales et scolaires, qu’est devenue, au fil du temps, la politique « en faveur des plus démunis ». Non il n’est plus possible d’accepter que, dans ce domaine comme dans tant d’autres la protection sociale et l’emploi en particulier , les hommes politiques qui nous gouvernent s’évertuent à transformer les victimes en coupables, à envoyer en permanence aux vaincus du libéralisme des signaux leur disant : « C’est de votre faute ! Vous n’aviez qu’à être du côté des vainqueurs ! » Cette pensée qui bafoue l’idéal d’une république sociale est à l’inverse de ce qui permettrait à notre peuple de redresser la tête et de prendre sa place dans un monde solidaire. Faut-il rappeler, une nouvelle fois, qu’« une chaîne ne vaut que ce que vaut son maillon le plus faible » ?

Les mesures annoncées par le gouvernement concernant les ZEP participent ainsi, elles aussi, d’une détestable politique du renoncement. C’est tout d’abord l’annonce selon laquelle cette nouvelle « relance » des ZEP devra se faire à moyens constants, alors que tous les analystes de cette politique insistent sur la faiblesse des moyens qui lui ont été accordés. Annonce renforcée, quelques jours plus tard, au beau milieu des vacances scolaires, par celle d’une diminution de plus de 30 % des postes mis au concours en 2006. C’est ensuite la concentration quasi exclusive des mesures annoncées sur les collèges qui, d’une part, pourrait laisser croire qu’il n’y aurait pas de problème en amont, à l’école maternelle et élémentaire et, d’autre part, qu’il n’est pas nécessaire de s’attaquer aux processus de ségrégation sociale, urbaine et scolaire qui produisent la paupérisation et la précarisation croissantes d’une part de plus en plus grande de la population habitant ou fréquentant les quartiers et les établissements scolaires « de banlieue ». C’est encore la possibilité donnée aux meilleurs élèves de ZEP de s’inscrire dans l’établissement de leur choix qui affiche, en creux, le peu d’ambition que l’on a pour les établissements qui concentrent déjà aujourd’hui, et concentreront encore plus demain, les élèves les plus « défavorisés » et, en particulier, évidemment, les lycées de banlieue qui vont se trouver de plus en plus ghettoïsés, bloquant plus que jamais l’ascenseur social qu’on prétend faire redémarrer.

C’est enfin l’accent exclusif mis sur l’individualisation des mesures et sur la volonté, affirmée aussi bien par Gilles de Robien que par Nicolas Sarkozy, de ne plus donner la priorité aux « zones » mais aux élèves. A ce moment encore, derrière une question qui mérite débat (faut-il privilégier une approche en termes de territoires, ou en termes de rapports entre le système éducatif et certaines catégories de population ?), se dissimule bien mal une volonté de renoncement à la transformation nécessaire de l’Ecole et de lutte contre toutes les formes de « fracture sociale ». On voudrait nous laisser croire, en privilégiant une logique de traitement individuel, qu’il suffirait de mieux « adapter » les enfants de milieux populaires (à grands renforts de soutien, de rattrapage, de parrainage, voire de culpabilisation ou de pénalisation de leurs parents) à un système éducatif dont le fonctionnement élitiste pourrait demeurer inchangé. Mais les enfants des « banlieues », ceux des milieux populaires posent au contraire, à notre société comme à notre Ecole, le problème de leur nécessaire transformation ; ils nous obligent à mieux penser et à mettre en oeuvre les conditions, sociales, économiques et scolaires de la démocratisation de l’accès au savoir et à l’exercice de la pensée critique. Perspective à laquelle tourne obstinément le dos ce gouvernement autiste, enfermé dans une logique du renoncement qui lui fait brader toute ambition pour l’Ecole et qui le conduit à promettre une scolarité au rabais à ceux qui auraient au contraire besoin, non seulement de plus mais de mieux d’Ecole.

Quand cette politique s’accompagne d’une multitude d’autres renoncements plus ponctuels mais tout aussi significatifs : abandon, en terminale, des travaux personnels encadrés qui permettaient la formation au travail de groupe et à la recherche documentaire exigeants, imposition aux professeurs d’école de la méthode syllabique au détriment d’un apprentissage progressif et critique de la lecture tout au long de la scolarité, présence dans les établissements de forces de police pour faire régner l’ordre alors qu’on refuse à ces mêmes établissements les moyens en conseillers principaux d’éducation et en cadres éducatifs, enseignement des « bienfaits » de la colonisation, réduction de l’éducation civique à l’apprentissage de la Marseillaise, etc., alors il n’est plus temps de s’inquiéter, il est urgent de chercher, par tous les moyens, à résister.

On peut signer la pétition en ligne et en meme temps c'est le site source : http://www.ecole-resister.net/

Et ce concensus informatif et silencieux de toute critique ou analyse m'exaspère...

Parigi
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Re: A propos de ce qui se passe à Clichy-sous-bois

Message par Parigi le Sam 21 Jan 2006, 22:58

conseil interministériel de prévention de la délinquance créé le 17/01/06

"De Villepin a présidé hier le premier conseil interministeriel de prévention de la délinquance et communiqué à la presse les grands axes de la loi

-Le secret partagé: Echanges d'informations entre le maire, les travailleurs sociaux les enseignants, et ...La police!

-Le maire sera habilité à faire exécuter des placements d'office en Centre psychiatrique ( prérogative des préfets) avec une observation de 72 heures!

-Absenteisme scolaire: certificat de scolarité obligatoire pour pouvoir prétendre aux prestations familiales et aides municipales.
-Multiplication des stages parentaux, des amendes voire peines d'incacération pour les parents jugés laxistes ou demissionnaires

-En matière d'urbanisme, généralisation des systèmes de video surveillance dans les parties communes

- Renforcement du rôle des gardiens d'immeuble
(Sarkosy fournit-il les flingues?)

-De graves menaces pèsent sur l'ordonnance de 45, (Qui instaure des mesures d'assistance éducatives et protègent les mineurs de peines d'incarcération). Il est question comme le prévoient les lois Sarkosy d'infliger des mesures pénales à des enfants à partir de 10 ans!

On n pourrait aussi remettre en service les bagnes d'enfants et les colonies pénitentiaires agricoles, et remplacer les éducateurs par les garde -chiourme, comme dans les années trente..."

Petit compe rendu non officiel que j'ai reçu. Eh bien on a du souci à se faire...

Parigi
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Re: A propos de ce qui se passe à Clichy-sous-bois

Message par Parigi le Lun 23 Jan 2006, 09:17

Cela fait plusieurs fois que je reçois cette image, mais elle me choque toujours autant et c'était pas loin de chez moi. Pour rappel, c'était lors d'une expulsion d'habitants d'un immeuble insalubre, suite à l'incident de l'hôtel meublé de Paris. Mais le pire, c'est qu'elle correspond à l'ambiance du moment...


Parigi
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Re: A propos de ce qui se passe à Clichy-sous-bois

Message par Nonette le Mer 25 Jan 2006, 10:44

Mais c'est parfait, parquons les pauvres encore plus et laissons les exploser pour mieux les menotter après... Qui peut bien voter décemment à droite dans c'pays, quand il n'a pas plus de X milliers d'euros sur son compte, ça c'est vraiment le truc qui me dépasse quasiment naïvement.


L'Abbé Pierre est venu à l'Assemblée défendre la loi SRU sur le logement social
LEMONDE.FR | 24.01.06 | 19h03 • Mis à jour le 24.01.06 | 21h04


L'Assemblée nationale qui examinait, mardi 24 janvier, un projet de loi "portant engagement national pour le logement" dont le Sénat a eu la primeur, a provoqué un retour inédit : celui de l'abbé Pierre, député MRP de 1945 à 1951, venu défendre la construction de logements sociaux, menacée selon lui par des "amendements inacceptables" présentés par des députés UMP.

"Si je suis là, 50 ans après l'époque où j'étais parmi vous, si je suis venu c'est que se trouve mis en question l'honneur de la France", a-t-il déclaré à la presse. L'honneur, "dans la définition que tout le monde comprend, c'est quand le fort s'applique à aider le moins fort, à aider le faible", a-t-il précisé.

Assis dans un fauteuil roulant, le fondateur de l'association Emmaüs, âgé de 93 ans, a été accueilli par des députés de gauche. Le président UMP de l'Assemblée, Jean-Louis Debré, est venu le saluer dans les tribunes réservées au public. L'abbé Pierre est resté une demi-heure. La séance, très mouvementée, a, elle, été suspendue au bout d'une heure.

Les députés doivent notamment prendre position sur une proposition d'amendement déposée par la commission des finances de l'hémicycle, concernant l'article 55 de la loi de solidarité et renouvellement urbains (ou loi SRU) qui impose un seuil minimal de 20 % de logements sociaux dans les communes de plus de 3 500 habitants (1 500 en Ile-de-France).

PROJET DE LOI DE "CAFOUILLEUX"

Les membres de la commission des finances proposent d'assouplir cette règle en appliquant le quota des 20 % de logement social au niveau de l'intercommunalité et non plus de la commune. Leur amendement a cependant très peu de chances de l'emporter, le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, ayant déjà indiqué que le gouvernement était opposé à cette réforme. L'exécutif devrait être suivi par sa majorité parlementaire. Patrick Ollier, président de la commission des affaires économiques de l'Assemblée, a d'ailleurs assuré que le groupe UMP n'avait "pas l'intention de modifier l'article 55 de la SRU".

M. Accoyer a indiqué, en revanche, qu'un autre amendemement, qui propose de comptabiliser les logements HLM acquis par leurs locataires dans le quota de 20 % pendant cinq ans, devrait être adopté.

L'association CLCV (consommation, logement et cadre de vie) a protesté en rappelant qu'"un million de demandes de logements sociaux sont en attente aujourd'hui en France". Les élus de gauche ont aussi vivement réagi. La secrétaire nationale du PS au logement, Annick Lepetit, qui qualifie le projet de loi de "laborieux, technique et cafouilleux", a notamment estimé que "les propositions de la droite ne répondent pas à la crise nationale du logement". Pour Bernard Accoyer, les critiques de la gauche sont un "faux procès" intenté pour"masquer son incurie en matière de logement".

L'examen du projet de loi devrait durer jusqu'au 26 janvier, et faire l'objet d'un vote solennel le 31 janvier.

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-734185@51-734197,0.html batwoman

Nonette
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Re: A propos de ce qui se passe à Clichy-sous-bois

Message par Parigi le Mer 25 Jan 2006, 11:15

Mais les pauvres, sont indispensables dans notre société (heu c'est pas moi qui le dit mais une espèce de théorie économique à la con) donc on met tout en place pour qu'il y en ait et de plus en plus...
Dernière statistique en date dans un pays qui se dit égalitaire et qui s'étonne quand des petits jeunes font des choses pas bien, 2 millions d'enfants pauvres en France qui ne pourraient pas vivre s'il n'y avait pas l'aide sociale.
Alors fabriquons du pauvre pur terroir en mettant tout en place pour cela (logements, nouveaux contrats précaires comme s'il n'en existait pas assez...), culpabilisons le parce qu'il est pauvre et que c'est de sa faute, fliquons le et en période de grand froid comme là, offrons lui des tentes (la Mairie de Paris) parce que c'est mieux un pauvre sous une tente, ça se voit moins et puis il paraît que ça déculpabilise de faire cela.

Je ne suis pas dépassée, je suis écoeurée et ce qui m'écoeure le plus, c'est cette tendance médiatique, politique et de certaines personnalités connues (j'ai vu bigard hier soir sur canal soutenir la politique de sarko) à vouloir préserver son petit confort ce qui est plus facile que de remettre en cause ce système de fabrication du pauvre !

Parigi
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Re: A propos de ce qui se passe à Clichy-sous-bois

Message par Nonette le Mer 25 Jan 2006, 12:03

Parigi a écrit: en période de grand froid comme là, offrons lui des tentes (la Mairie de Paris) parce que c'est mieux un pauvre sous une tente, ça se voit moins et puis il paraît que ça déculpabilise de faire cela.
!
Là j'suis pas d'accord, fais gaffe c'est en partie la droite qui a attaqué l'idée des tentes de Médecin du Monde en disant que cela pérenisait la situation des SDF. Les tentes ça s'voit justement dans l'décor, grave, ça retient plus l'attention parce que ça change de l'habituel gars couché par-terre auquel les gens finissent malheureusement à s'habituer. L'invisibilisation par habitude (Les Restaus du Coeur devaient être aussi temporaires, ils se sont transformés en un vrai pilier de "l'aide aux plus démunis"), par lassitude que cela ne change pas, par blindage peut-être aussi pour ne pas avoir mal, la rage ou la culpabilité qui monte... Les tentes elles viennent bouleverser ce cadre là, cet hiver. Mais elles déculpabilisent pas, ou faudrait être d'une extrême mauvaise fois pour dire : ils ont un "toit" maintenant, qu'ils fassent pas chier. Que ce soit un "mieux" (au moins coupe-vent et mini-espace "perso") c'est toujours ça de pris, mais ce n'est évidemment pas l'aboutissement de la demande urgente en logements et prise en charge de la grande misère en France. En tous cas, MDM l'a pas voulu comme ça et je ne l'ai pas perçu ainsi non plus.

Nonette
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Re: A propos de ce qui se passe à Clichy-sous-bois

Message par Parigi le Ven 17 Fév 2006, 17:01

Jusqu'où ira le technique ? Je n'ose dire le progrès.... Qu'en pensez-vous ? Si l'on n'était pas le 17 février, j'aurais cru à un poisson pas frais d'avril... Confused

Les Britanniques inventent l'ultrason antijeunes
Jacques Duplouich - 17 février 2006

http://www.lefigaro.fr/international/20060217.FIG000000189_les_britanniques_inventent_l_ultrason_antijeunes.html

Les «jeunes» qui, assemblés dans les lieux publics, n'aiment rien tant que de s'affirmer bruyamment pour ennuyer le bourgeois, vont devoir modifier leur comportement en Grande-Bretagne. Howard Stapleton, un ingénieux sujet de Sa Très Gracieuse Majesté, a mis au point un répulsif acoustique imparable qui chasse les fauteurs de troubles en émettant des sons à haute fréquence uniquement audibles par les ados, à partir de 12 ans, et les jeunes adultes jusqu'à l'âge de 22 ans. Environ ! La capacité auditive varie selon les individus, bien sûr.
Le bruit émis par le Sonic Teenager Deterrent confectionné par Stapleton et qu'eux seuls peuvent ouïr, pour des raisons physiologiques liées à l'âge, est tellement insupportable qu'ils sont contraints de décamper sur-le-champ. Les vibrations rien moins qu'harmoniques de 80 décibels sur une longueur d'ondes pouvant aller jusqu'à 16 kHz évoquent le bourdonnement d'un moustique pris de frénésie amoureuse ou le gémissement d'un violon entre les mains d'un débutant de trois ans hyperactif, c'est selon. Insoutenable, en tout cas.
Electronicien autodidacte, Howard Stapleton a confectionné son mécanisme sonore, dans sa chambre, après s'être lassé du comportement des sauvageons des environs qui lui gâtaient l'existence non moins que celle des commerçants voisins. Son arme de dissuasion auditive testée sur ses propres enfants n'affecte pas l'oreille des adultes et s'avère sans danger sur la santé de ses victimes. Elle a été expérimentée à grande échelle, et avec succès, dans le comté de Staffordshire (Midlands) sous l'autorité de la police qui s'en fait le VRP.
Les propriétaires de magasins sont enthousiastes, malgré son prix de 622 livres (900 €). Il suffit, lorsqu'un groupe trouble la quiétude, de faire fonctionner la boîte noire à répulsion acoustique – réglable à volonté et fixée à l'extérieur de leur négoce – pour provoquer la dispersion des trublions.
Du coup, le conseil municipal de Rochdale, dans le Lancashire voisin, a décidé de s'en équiper. C'est propre, sans danger et moins cher que la police. L'appareil est promis à un bel avenir au Royaume-Uni. Dans le proche outre-mer, les perspectives sont aussi séduisantes. La France, ses banlieues sensibles et ses écoles à problèmes, notamment, représente un marché inépuisable.

Parigi
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Re: A propos de ce qui se passe à Clichy-sous-bois

Message par Nonette le Ven 17 Fév 2006, 18:05

C'est pas possible, cela doit être de l'intox What a Face

Nonette
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Re: A propos de ce qui se passe à Clichy-sous-bois

Message par Parigi le Ven 17 Fév 2006, 18:18

ben j'ai reçu cela par mail par un type sérieux et j'ai fait la recherche sur internet et je suis tombée sur l'article sur le site du figaro, publié il y a 8 heures...

Parigi
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Re: A propos de ce qui se passe à Clichy-sous-bois

Message par Nonette le Ven 17 Fév 2006, 18:24

Parigi a écrit: La France, ses banlieues sensibles et ses écoles à problèmes, notamment, représente un marché inépuisable.
J'adore la prose du Figaro. Inimitable.
Ils sont fous. batwoman

Nonette
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Re: A propos de ce qui se passe à Clichy-sous-bois

Message par Parigi le Ven 17 Fév 2006, 18:29

hum, je suis d'accord, complètement mais ça reflète bien l'esprit du moment et ce qu'on essaie de faire passer comme message....

Parigi
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Re: A propos de ce qui se passe à Clichy-sous-bois

Message par Parigi le Ven 17 Fév 2006, 22:38

Dans la série, on stimagtise un quartier à Orléans, voici le communiqué de presse du Maire de cette ville et ses deux arrêtés municipaux cités et un article de libération qui en parle : http://www.liberation.fr/page.php?Article=360197
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COMMUNIQUE DE PRESSE

L’accélération du chantier du GPV à la Source (notamment la multiplication des démolitions en cours et le percement de nouvelles voies) dérange manifestement une poignée de délinquants.

Cette action menée actuellement au cœur de certains sites touchés par l’économie souterraine, déstabilise tout particulièrement les trafiquants en tout genre. Leur réaction se traduit par des actes inqualifiables de dégradations, de caillassages ou encore d’incendies.

La Mairie d’Orléans ne laissera pas faire impunément de telles exactions. Elle vient de mettre en place un dispositif complémentaire, destiné à résoudre cette situation :
• remobilisation quotidienne des « Parents-Relais » au côté des agents de Prévention-Médiation, afin de sensibiliser certains parents
• signature de deux arrêtés municipaux :
- interdisant d’une part la vente et le transport d’essence et de liquides inflammables aux mineurs, dans tout récipient,
- règlementant d’autre part la circulation des mineurs de moins de 16 ans, en interdisant qu’ils circulent dans le quartier de la Source à partir de 21H00 sans être accompagnés par leurs parents
• Lancement immédiat d’un plan de vidéoprotection dans le secteur du GPV
• Convocation de quelques parents concernés à un prochain comité d’admonestation
• Engagement de procédures d’expulsion de leur logement pour les rares familles qui perturbent la tranquillité de nos concitoyens.

Ce plan s’accompagne bien entendu du déploiement et de l’action efficace des services de police (police nationale et police municipale) qui travaillent en très étroite coopération.

PJ : Arrêtés municipaux

ARRETE RELATIF A LA CIRCULATION DES MINEURS DE MOINS DE 16 ANS SUR LE TERRITOIRE DU QUARTIER DE LA SOURCE

Vu le Code Général des Collectivités Territoriales et plus particulièrement ses articles L 2122-24, L 2212-1 et L 2212-2 relatifs aux pouvoirs généraux de police du Maire ;
Vu le Code Pénal et plus particulièrement l’article R 610-5 ;
Vu le Code de Procédure Pénale et plus particulièrement l’article 40 ;

Considérant les nombreux incendies de poubelles et de voitures et autres actes de violences urbaines (caillassages,…) qui ont été provoqués dans le courant du mois de janvier et début février 2006, dans le quartier de la Source, et tout particulièrement la nuit,
Considérant le fait que la nuit tombe à 18 heures,
Considérant la part des mineurs impliqués dans ces événements,
Considérant le risque pour de jeunes mineurs qui se trouvent livrés à eux-mêmes la nuit, d’être associés ou incités à ces actes de délinquance et de participer de ce fait aux atteintes à la sécurité publique (attroupements nocturnes, atteintes contre les biens et les personnes, agressions ou destructions en réunion, etc...),
Considérant que la circulation des jeunes mineurs, la nuit, sans accompagnement, constitue un risque grave pour leur propre sécurité,
Considérant qu’il convient en conséquence de prendre des mesures visant à assurer leur protection et à prévenir tout trouble à l’ordre public.

A R R E T E

ARTICLE PREMIER :

Du 16 février 2006 à 0h00 au 5 mars 2006 à minuit, tout mineur de moins de 16 ans ne pourra, sans être accompagné par l’un au moins de ses parents, ou par une personne majeure expressément habilitée par l’un d’entre eux, circuler de 21 H à 6 H sur le territoire du quartier de la Source.
…/…

ARTICLE 2 :

En cas d’urgence, sans préjudice des sanctions prévues à l’article R 610-5 du Code Pénal, tout mineur de moins de 16 ans en infraction avec les dispositions sus-visées, pourra être reconduit à son domicile par les agents de la Police Nationale ou de la Police Municipale.

En application de l’article 40 du Code de Procédure Pénale et de l’article 375 du Code Civil, ces agents informeront sans délai le Procureur de la République de tous les faits susceptibles de donner lieu à l’engagement de poursuites ou à la saisine du juge des enfants.

ARTICLE 3 :

Conformément aux dispositions de l’article R 610-5 du Code Pénal, les manquements aux obligations édictées par le présent arrêté seront punis de l’amende prévue pour les contraventions de la 1ère classe.

ARTICLE 4 :

Monsieur le Directeur Départemental de la Sécurité Publique, Monsieur le Chef de Service de la Police Municipale, et tous les agents de la force publique sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’application du présent arrêté.

Fait à ORLEANS, le 14 février 2006
Le Maire
Serge GROUARD

ARRETE INTERDISANT LA VENTE DE PRODUITS INFLAMMABLES AUX MINEURS

Vu le Code Général des Collectivités Territoriales et plus particulièrement ses articles L 2122-24, L 2212-1 et L 2212-2 relatifs aux pouvoirs généraux de police du Maire ;

Vu le Code Pénal et plus particulièrement l’article R 610-5 ;
Vu le Code de Procédure Pénale et plus particulièrement l’article 40 ;

Considérant les risques pour l’ordre public, la sécurité des personnes et la sécurité des biens que peut présenter l’usage détourné de tout liquide inflammable,
Considérant qu’il a été constaté à de nombreuses reprises depuis le 1er Janvier 2006 que des mineurs se livraient à cet usage détourné,
Considérant les nombreux incendies de poubelles et de voitures qui ont été provoqués dans le courant du mois de Janvier 2006 et début février dans le quartier de la Source,

--------------


A R R E T E

ARTICLE 1ER :
La vente de carburants et/ou de tout liquide inflammable (alcool à brûler, white spirit, diluant …) aux mineurs est strictement interdite sur l’ensemble du quartier de la Source du 11 février 2006 à 0h00 au 31 mai 2006 à minuit.
Le transport de ces substances par tout mineur est également strictement interdit, dans ce quartier.

ARTICLE 2 :
Conformément aux dispositions de l’article R 610-5 du Code Pénal, les manquements aux obligations édictées par le présent arrêté seront punis de l’amende prévue pour les contraventions de la 1ère classe, tant à l’encontre des responsables des commerces et distributeurs visés, que des mineurs concernés.

ARTICLE 3 :
Pendant un délai de deux mois suivant sa publication, le présent arrêté pourra faire l’objet d’un recours devant le Tribunal Administratif d’Orléans.

ARTICLE 4 :
M. Le Directeur Départemental de la Sécurité Publique, M. le Chef de service de la Police Municipale et tous les agents de la force publique sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’application du présent arrêté.

Le 10 février 2006
Le Maire
Serge GROUARD

Comment tu fais quand tu as un scoot par exemple ? Et ce n'est qu'un exemple.... et pourquoi simplement ce quartier ?


Dernière édition par le Ven 17 Fév 2006, 22:42, édité 1 fois

Parigi
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Re: A propos de ce qui se passe à Clichy-sous-bois

Message par Nonette le Sam 18 Fév 2006, 09:31

N'empêche que l'histoire de la machine à bruits, moi j'arrive pas à y croire hein batwoman

Nonette
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Re: A propos de ce qui se passe à Clichy-sous-bois

Message par Sélénite le Sam 18 Fév 2006, 18:22

Eh, A quoi croyez vous que serve la diffusion de musique dans le métro, si ce n'est à éviter que certaines personnes se fixent à certains endroits. Même pas besoin d'ultra sons

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Re: A propos de ce qui se passe à Clichy-sous-bois

Message par Parigi le Dim 19 Fév 2006, 09:14

Sélénite a écrit:Eh, A quoi croyez vous que serve la diffusion de musique dans le métro, si ce n'est à éviter que certaines personnes se fixent à certains endroits. Même pas besoin d'ultra sons

Je suis d'accord et on enlève aussi les sièges dans certaines stations de métro, toujours pour les memes raisons...

Parigi
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Re: A propos de ce qui se passe à Clichy-sous-bois

Message par Parigi le Lun 24 Avr 2006, 21:11

Les violences urbaines ont beau dos, je trouve et jusqu'où cela peut aller ?

"Sécurité

24 Avril 2006
Nouvel arrêté couvre-feu à Montfermeil (Seine-Saint-Denis)

Le maire de Montfermeil (Seine-Saint-Denis), Xavier Lemoine, a indiqué avoir pris un arrêté interdisant aux mineurs de se déplacer à plus de trois
En vertu de cet arrêté pris le 7 avril, les mineurs de 15 à 18 ans ne peuvent se déplacer à plus de trois dans le centre-ville, à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, et ce jusqu'au 30 juin.
Le maire a justifié cette mesure par une «augmentation de la délinquance générale» dans cette ville de Seine-Saint-Denis.
Selon lui, les vols avec violence ont augmenté de 600% et la délinquance générale de 90% à Montfermeil en janvier et février 2006 par rapport aux mêmes mois de 2005.
Pour lui, cette flambée serait liée aux émeutes urbaines de novembre: «depuis, les jeunes se lâchent parce qu'ils savent qu'ils ne risquent rien».
Le chef de l'opposition municipale, Laurence Ribeaucourt, a manifesté sa colère dimanche en apprenant la signature de l'arrêté. «Personne n'est au courant. C'est lamentable. Nous sommes très en colère. En prenant cette mesure, le maire lance sa campagne électorale», a-t-elle estimé.
Un autre élu de l'opposition, M. Bouchera nie de son côté l'augmentation de la délinquance évoquée par Xavier Lemoine: «nous n'avons aucun chiffre parce qu'il ne nous les donne pas, mais sur le terrain, ces chiffres font rire tout le monde. Et s'ils étaient vrais, ce serait un échec pour le maire qui a créé une police municipale il y a un an».
Xavier Lemoine devait rencontrer ce lundi le ministre de la Justice, Pascal Clément, pour évoquer notamment selon lui «l'impunité totale des mineurs qui est un drame pour toute la Seine-Saint-Denis»."

http://www.maire-info.com/article.asp?param=6922&PARAM2=PLUS

Parigi
Invité


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Re: A propos de ce qui se passe à Clichy-sous-bois

Message par perfectgirl le Jeu 27 Avr 2006, 10:48

Le film insupportable de l'agression d'une prof



VIOLENCE La scène du passage à tabac, enregistrée sur le portable d'un complice, a été abondamment diffusée à Mantes-la-Jolie (Yvelines).


LA SCÈNE VIDÉO qui dure une quinzaine de secondes est digne du film Orange mécanique : au début d'un cours dans le lycée professionnel Lavoisier de Porcheville (Yvelines), Abdoullah, 18 ans, se saisit d'une chaise qu'il lance contre sa prof de «vie sociale et professionnelle», Isabelle B. , 35 ans. Celle-ci se défend en levant le bras. Il la bombarde de coups de poings. Le jeune homme, élève en deuxième année de BEP mécanique lui fait un croche-pied et continue de la frapper alors qu'elle gît à terre.

Pendant tout ce temps, au lieu d'intervenir, un camarade de classe de l'agresseur a filmé la scène avec son téléphone portable. Comme Abdoullah, il est âgé de 18 ans, domicilié dans la cité sensible du Val-Fourré à Mantes-la-Jolie (Yvelines) et pourrait être complice de cette agression, «visiblement préméditée» selon le rectorat de Versailles : «L'agresseur avait prévenu qu'il allait faire quelque chose», explique-t-on. Le complice présumé, recherché par la police, pourrait de surcroît être poursuivi par le parquet de Versailles pour «violation de l'intimité de la vie privée» puisque le film, aussitôt transmis par portable, a maintenant fait le tour de la cité.

Selon le conseiller principal d'éducation, interrogé hier par Le Figaro, ni Abdoullah ni son camarade n'étaient connus dans le lycée comme des élèves violents. L'agresseur, inconnu des services de police, est «parfois perturbateur, mais n'est jamais passé en conseil de discipline», indique-t-on au rectorat.

Son enseignante l'«énervait»

Passé quelques secondes de stupeur, certains des élèves présents dans la salle ont retenu l'élève agresseur. L'enseignante, choquée, s'est vu prescrire cinq jours d'interruption temporaire de travail en raison de son état psychologique, mais n'a «aucune séquelle physique». Alertée, la police est venue chercher l'élève au lycée. Il a été placé en garde à vue et a répété très calmement ce qu'il avait fait, se contentant d'expliquer que l'enseignante «l'énervait». Il aurait, en fait, été réprimandé pour un retard.

Affaire dans l'affaire, le procureur de la République de Versailles, Yves Colleu, a déclaré hier qu'il y avait eu «une mauvaise appréciation du parquet» dans le traitement judiciaire de ce fait divers. Le jeune homme avait été placé en garde à vue lundi après l'agression et relâché mardi en milieu d'après-midi par un magistrat de permanence avec une convocation devant le tribunal correctionnel de Versailles le 26 juin pour répondre «de coups et blessures volontaires». Il a été interpellé de nouveau hier matin et placé en garde à vue après la publication des photos de l'agression dans Le Parisien. Le procureur a expliqué qu'il avait donné des instructions pour que le lycéen soit réinterpellé, «des éléments nouveaux étant apparus dans le dossier», comme cette vidéo. Le jeune agresseur devrait être déféré aujourd'hui au tribunal de Versailles et pourrait faire l'objet d'un mandat de dépôt.



VIOLENCE La scène du passage à tabac, enregistrée sur le portable d'un complice, a été abondamment diffusée à Mantes-la-Jolie (Yvelines).


LA SCÈNE VIDÉO qui dure une quinzaine de secondes est digne du film Orange mécanique : au début d'un cours dans le lycée professionnel Lavoisier de Porcheville (Yvelines), Abdoullah, 18 ans, se saisit d'une chaise qu'il lance contre sa prof de «vie sociale et professionnelle», Isabelle B. , 35 ans. Celle-ci se défend en levant le bras. Il la bombarde de coups de poings. Le jeune homme, élève en deuxième année de BEP mécanique lui fait un croche-pied et continue de la frapper alors qu'elle gît à terre.

Pendant tout ce temps, au lieu d'intervenir, un camarade de classe de l'agresseur a filmé la scène avec son téléphone portable. Comme Abdoullah, il est âgé de 18 ans, domicilié dans la cité sensible du Val-Fourré à Mantes-la-Jolie (Yvelines) et pourrait être complice de cette agression, «visiblement préméditée» selon le rectorat de Versailles : «L'agresseur avait prévenu qu'il allait faire quelque chose», explique-t-on. Le complice présumé, recherché par la police, pourrait de surcroît être poursuivi par le parquet de Versailles pour «violation de l'intimité de la vie privée» puisque le film, aussitôt transmis par portable, a maintenant fait le tour de la cité.

Selon le conseiller principal d'éducation, interrogé hier par Le Figaro, ni Abdoullah ni son camarade n'étaient connus dans le lycée comme des élèves violents. L'agresseur, inconnu des services de police, est «parfois perturbateur, mais n'est jamais passé en conseil de discipline», indique-t-on au rectorat.

Son enseignante l'«énervait»

Passé quelques secondes de stupeur, certains des élèves présents dans la salle ont retenu l'élève agresseur. L'enseignante, choquée, s'est vu prescrire cinq jours d'interruption temporaire de travail en raison de son état psychologique, mais n'a «aucune séquelle physique». Alertée, la police est venue chercher l'élève au lycée. Il a été placé en garde à vue et a répété très calmement ce qu'il avait fait, se contentant d'expliquer que l'enseignante «l'énervait». Il aurait, en fait, été réprimandé pour un retard.

Affaire dans l'affaire, le procureur de la République de Versailles, Yves Colleu, a déclaré hier qu'il y avait eu «une mauvaise appréciation du parquet» dans le traitement judiciaire de ce fait divers. Le jeune homme avait été placé en garde à vue lundi après l'agression et relâché mardi en milieu d'après-midi par un magistrat de permanence avec une convocation devant le tribunal correctionnel de Versailles le 26 juin pour répondre «de coups et blessures volontaires». Il a été interpellé de nouveau hier matin et placé en garde à vue après la publication des photos de l'agression dans Le Parisien. Le procureur a expliqué qu'il avait donné des instructions pour que le lycéen soit réinterpellé, «des éléments nouveaux étant apparus dans le dossier», comme cette vidéo. Le jeune agresseur devrait être déféré aujourd'hui au tribunal de Versailles et pourrait faire l'objet d'un mandat de dépôt.



VIOLENCE La scène du passage à tabac, enregistrée sur le portable d'un complice, a été abondamment diffusée à Mantes-la-Jolie (Yvelines).


LA SCÈNE VIDÉO qui dure une quinzaine de secondes est digne du film Orange mécanique : au début d'un cours dans le lycée professionnel Lavoisier de Porcheville (Yvelines), Abdoullah, 18 ans, se saisit d'une chaise qu'il lance contre sa prof de «vie sociale et professionnelle», Isabelle B. , 35 ans. Celle-ci se défend en levant le bras. Il la bombarde de coups de poings. Le jeune homme, élève en deuxième année de BEP mécanique lui fait un croche-pied et continue de la frapper alors qu'elle gît à terre.

Pendant tout ce temps, au lieu d'intervenir, un camarade de classe de l'agresseur a filmé la scène avec son téléphone portable. Comme Abdoullah, il est âgé de 18 ans, domicilié dans la cité sensible du Val-Fourré à Mantes-la-Jolie (Yvelines) et pourrait être complice de cette agression, «visiblement préméditée» selon le rectorat de Versailles : «L'agresseur avait prévenu qu'il allait faire quelque chose», explique-t-on. Le complice présumé, recherché par la police, pourrait de surcroît être poursuivi par le parquet de Versailles pour «violation de l'intimité de la vie privée» puisque le film, aussitôt transmis par portable, a maintenant fait le tour de la cité.

Selon le conseiller principal d'éducation, interrogé hier par Le Figaro, ni Abdoullah ni son camarade n'étaient connus dans le lycée comme des élèves violents. L'agresseur, inconnu des services de police, est «parfois perturbateur, mais n'est jamais passé en conseil de discipline», indique-t-on au rectorat.

Son enseignante l'«énervait»

Passé quelques secondes de stupeur, certains des élèves présents dans la salle ont retenu l'élève agresseur. L'enseignante, choquée, s'est vu prescrire cinq jours d'interruption temporaire de travail en raison de son état psychologique, mais n'a «aucune séquelle physique». Alertée, la police est venue chercher l'élève au lycée. Il a été placé en garde à vue et a répété très calmement ce qu'il avait fait, se contentant d'expliquer que l'enseignante «l'énervait». Il aurait, en fait, été réprimandé pour un retard.

Affaire dans l'affaire, le procureur de la République de Versailles, Yves Colleu, a déclaré hier qu'il y avait eu «une mauvaise appréciation du parquet» dans le traitement judiciaire de ce fait divers. Le jeune homme avait été placé en garde à vue lundi après l'agression et relâché mardi en milieu d'après-midi par un magistrat de permanence avec une convocation devant le tribunal correctionnel de Versailles le 26 juin pour répondre «de coups et blessures volontaires». Il a été interpellé de nouveau hier matin et placé en garde à vue après la publication des photos de l'agression dans Le Parisien. Le procureur a expliqué qu'il avait donné des instructions pour que le lycéen soit réinterpellé, «des éléments nouveaux étant apparus dans le dossier», comme cette vidéo. Le jeune agresseur devrait être déféré aujourd'hui au tribunal de Versailles et pourrait faire l'objet d'un mandat de dépôt.

http://www.lefigaro.fr/france/20060427.FIG000000113_le_film_insupportablede_l_agression_d_une_prof.html

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