Oublier Cheyenne

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Oublier Cheyenne

Message par Poet le Mer 22 Mar 2006, 13:14



Elles s’aiment mais l’une travaille et l’autre rejette la société. Un premier film sensible, à la distribution irréprochable.

Quelqu'une l'a vu ?
J'ai le sentiment que c'est un film qui va parler à certaines d'entre nous et puis c'est pile poil dans l'air de cette foutue précarité de nos vies au travail, du chômage et de ces maudits contrats de travail qui n'aident pas à se projeter...

"Pas le moindre Indien mais une jeune femme prénommée Cheyenne, qui, parce que la société l’exclut – elle est en fin de chômage, bientôt au RMI –, décide d’exclure la société. La voilà qui part vivre en pleine campagne, sans eau ni électricité, en quête d’une « alter-existence », pour détourner un mot à la mode. Un seul problème : elle a laissé derrière elle son amoureuse, jeune prof de lycée, résolument inapte à l’oublier. Cette dernière doit-elle rejoindre la sauvageonne, ou composer avec le monde... ?

Deux jolies trouvailles mettent ce film quasi militant sur de bons rails : d’abord, l’idée de ramener le débat politique dans le champ du sentiment amoureux ; ensuite, faire du personnage principal non pas la rebelle jusqu’au-boutiste, mais celle qui ne l’a pas suivie et se débat avec ses propres contradictions. Beau personnage que celui de Sonia, la prof, constamment dans le doute. Elle croit encore au « système » – sinon elle plaquerait presto l’Education nationale –, mais elle bute sur le réel. Hésite, change d’avis, regrette la présence et le corps de Cheyenne, mais fulmine aussi contre celle dont le départ attaque frontalement son immobilisme. Comédienne de théâtre, Aurélia Petit, qui, ici, crève l’écran, apporte à Sonia une drôle de douceur, indulgente et alanguie. Ouvert aux autres, son personnage conduit le film vers la fable poétique, où tout est possible : héberger un jeune intrus de passage, se laisser draguer par une « bobo » donjuanesque, quitter la ville ou y revenir… Le reste de la distribution est au diapason, à l’image de Laurence Côte, dans un second rôle où son énergie gouailleuse, sous-exploitée par le cinéma français, fait merveille. La réalisatrice, Valérie Minetto, est issue de la Fémis, creuset d’un certain cinéma français d’auteur souvent nombriliste... Elle a trouvé un ton singulier, qui fait d’un premier film fauché une balade vive et fine à travers les interrogations de l’époque. On guette la suite."


Aurélien Ferenczi (pour Télérama)

Après "Brokeback Mountain" qui m'a beaucoup émue - surtout sur la fin-, comment oublier Cheyenne ou ne pas l'oublier... Confused:
Telle est la question ! Mr.Red
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Re: Oublier Cheyenne

Message par speed_TT le Mer 22 Mar 2006, 15:27

je ne connais pas ce film, merci SlPoet!
je vais le rechercher!

http://www.cinemovies.fr/fiche_multimedia.php?IDfilm=11591

j'ai vu le trailer, il a l'air d'être bien ce film!

speed_TT
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