Journée mondiale 2006 du refus de la misère

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Journée mondiale 2006 du refus de la misère

Message par Invité le Mar 17 Oct 2006, 11:14

L'occasion de faire l'état des lieux...

Des associations dénoncent l'aggravation de la pauvreté en France
LEMONDE.FR avec AFP | 17.10.06 | 08h16

Plusieurs associations françaises critiqueront, à l'occasion de la journée mondiale 2006 du refus de la misère, organisée mardi 17 octobre, et à la veille d'échéances électorales, un "recul" pour les plus démunis en matière de santé, logement ou emploi et le "manque de volonté politique" en la matière.

"Au-delà de l'affichage politique, on observe depuis plusieurs années un recul dans l'accès aux droits des plus démunis", souligne Jean Toussaint, l'un des responsables du mouvement ATD Quart Monde, dont le fondateur, Joseph Wrésinski, a initié, en 1987, cette journée contre la misère, reconnue en 1993 par les Nations Unies au niveau mondial. "La croissance bénéficie à certains, mais en parallèle la pauvreté s'accroît", estime-t-il, dénonçant aussi les discours visant "à stigmatiser les pauvres", les accusant d'être responsables de leur sort.

Mardi, à Paris, Amnesty International, le Secours catholique et la coalition Action mondiale contre la pauvreté se joindront à ATD pour lancer un appel afin que "l'accès aux droits fondamentaux devienne la priorité des politiques publiques, et que l'Etat n'abandonne pas sa responsabilité de garant du droit". "Nous allons vers la création d'un grand mouvement social exigeant que les lois soient appliquées", relève, pour sa part, Bruno Tardieu, délégué général d'ATD, qui annonce la présence de plusieurs syndicats (CGT, CFDT et CFTC) lors de la lecture de l'appel sur le parvis du Trocadéro, où est scellée une dalle en l'honneur des victimes de la misère reproduite aujourd'hui dans 31 pays.
"DROIT AU LOGEMENT OPPOSABLE, DONC EFFECTIF"

"On est en train de déraper par rapport à la pauvreté", ajoute Jean Toussaint, "depuis quelques années, une multitude de petites mesures, mises bout à bout, font que la vie est plus dure pour les pauvres". Il évoque, en matière de santé, l'augmentation du forfait hospitalier, la difficulté pour les plus démunis d'accéder aux soins, et en matière d'emploi, la "diminution de durée d'indemnisation du chômage et la multiplication des contrats précaires".

A l'occasion de cette journée du refus de la misère, la Fondation Abbé Pierre publie une étude qui "met en évidence l'aggravation préoccupante du poste logement dans le budget des ménages", ce poste pouvant atteindre "40 %, voire 50 % chez les ménages les plus modestes". Les associations demanderont, mardi, aux "futurs élus" de faire avancer l'idée d'un "droit au logement opposable, donc effectif", au même titre que le droit à la scolarité ou le droit à la santé. Quelque 3 millions de personnes sont sans logement ou mal logées en France, rappelle ATD, et un million d'enfants vivent dans la grande pauvreté.

Plusieurs manifestations rythmeront la journée de mardi. A Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), une exposition sur les "bidonvilles aux portes de Paris" évoquera les populations vivant dans les terrains vagues autour de la capitale.

Au niveau mondial, la réduction de moitié de l'extrême pauvreté et de la faim dans le monde est le premier des huit "objectifs du Millénaire" pour le développement à atteindre d'ici 2015, fixés par l'ONU.


http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3226,36-824264,0.html?xtor=RSS-3208

http://www.un.org/french/millenniumgoals/index.shtml

http://www.un.org/french/events/poverty/2006/

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Journée mondiale 2006 du refus de la misère

Message par speed_TT le Mar 17 Oct 2006, 17:36

c'est quoi une journée mondiale, que la misère va s'arrêter juste pour aujourd'hui et demain il reprendra là où il s'est arrêté hier soir?

le monde s'en fout, le monde est trop égoiste!

speed_TT
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Journée mondiale 2006 du refus de la misère

Message par Nonette le Mar 17 Oct 2006, 18:04

Non c'est une journée de mobilisation pour en reparler, avec une certaine légitimité à le faire ou si tu préfères plus d'espace consacré à ce sujet dans les médias.

Nonette
Ne se Lez pas faire
Ne se Lez pas faire

Nombre de messages : 1640
Age : 40
Date d'inscription : 13/08/2006

Revenir en haut Aller en bas

Re: Journée mondiale 2006 du refus de la misère

Message par speed_TT le Mer 18 Oct 2006, 07:39

parler c'est bien, agir c'est mieux!
souvent ce sont les personnes qui en parlent qui ont une piscine chez eux, une maison à la campagne, etc...
alors leur truc sur leur journée mondiale pour la misère, elles peuvent se rhabiller!
aujourd'hui on crève encore de faim dans le monde.
en france, il y a encore des gens qui crèvent de faim, de froid.
je préfère en rester là car si non je vais vider mon sac et c'est pas bon de s'énerver contre eux! ça ne va rien changer!

speed_TT
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Journée mondiale 2006 du refus de la misère

Message par Invité le Mer 18 Oct 2006, 12:55

«Cette année, la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté a pour thème Travailler ensemble pour sortir de la pauvreté , qui souligne que nous devons créer une alliance véritablement mondiale contre la pauvreté; tous doivent y participer activement, pays développés et pays en développement.

Le monde a accompli des progrès réels, mais insuffisants pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement. Si l’extrême pauvreté a reculé sensiblement entre 1990 et 2002, passant dans le monde en développement de 28 % à 19 %, les progrès ont été inégaux non seulement selon les régions et selon les pays, mais aussi à l’intérieur d’un même pays ou d’une même région. Si dans une grande partie de l’Asie, grâce aux progrès économiques et sociaux, près de 250 millions de personnes sont sorties de la misère absolue, les taux de pauvreté en Asie occidentale et en Afrique du Nord n’ont pas changé, et dans les économies en transition de l’Europe orientale et de l’Asie centrale, la pauvreté a progressé. Mais c’est l’Afrique subsaharienne qui accuse le retard le plus considérable : cette région ne sera probablement pas à même d’atteindre l’objectif du Millénaire pour le développement qu’est la réduction de moitié de l’extrême pauvreté d’ici à 2015.

Il est clair qu’il faut redoubler d’efforts pour venir à bout de la pauvreté et du sous-développement. Les négociations commerciales de Doha doivent déboucher sur des conditions d’échanges commerciaux plus équitables et plus libres pour tous. Il faut que les pays développés respectent leurs engagements pour ce qui est de l’aide publique au développement et de l’allégement de la dette. De même, il faut que les pays en développement donnent la priorité aux objectifs du Millénaire pour le développement et, s’ils ne l’ont pas encore fait, qu’ils adoptent des stratégies nationales qui leur permettront d’atteindre ces objectifs. Ils devraient utiliser l’aide publique au développement pour renforcer les capacités nationales de façon durable, améliorer la gouvernance et renforcer l’état de droit. Quant aux pays qui sont sur le point d’atteindre les objectifs en question, ils peuvent viser plus haut et se fixer des buts encore plus ambitieux.

Malheureusement, le partenariat mondial pour le développement ne s’est guère traduit dans les faits. Il faut que cela change. Tous les principaux acteurs du développement, qu’il s’agisse des autorités publiques, du secteur privé, de la société civile ou encore de ceux qui vivent dans la pauvreté, doivent unir leurs forces et lutter ensemble contre la pauvreté, pour améliorer les niveaux de vie et soulager ceux qui souffrent.

La campagne à mener pour reléguer la misère dans les oubliettes de l’histoire est un défi moral essentiel de notre époque. Elle ne peut rester la mission de quelques-uns; elle doit au contraire devenir l’affaire de tous. En cette Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté, je vous invite toutes et tous à vous joindre à ce combat. Ensemble, nous pouvons faire des progrès réels et suffisants pour venir à bout de la pauvreté. »

Kofi A. Annan
Secrétaire général des Nations Unies


http://www.un.org/french/events/poverty/2006/sg.shtml

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Journée mondiale 2006 du refus de la misère

Message par speed_TT le Mer 18 Oct 2006, 14:21

du blablabla, mon oeil!

speed_TT
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Journée mondiale 2006 du refus de la misère

Message par speed_TT le Jeu 19 Oct 2006, 20:41

http://www.video-perso.com/item/cCg5tiHj#codes

c'est une vidéo que kourander a fait elle même!

speed_TT
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Journée mondiale 2006 du refus de la misère

Message par tiijan le Jeu 19 Oct 2006, 20:47

speed, moins il y en a pour blablater, moins il y en aura pour s'en soucier....


... parmi un millier de blablateurs, si ça en fait naître ne serait-ce qu'un seul qui veut aller plus loin que le blabla, c'est bien plus que rien...
avatar
tiijan
Ne lez'ine pas avec les mots !
Ne lez'ine pas avec les mots !

Nombre de messages : 11580
Age : 47
Localisation : à la presque-ville du fromage
Emploi : avec des mini martiens
Loisirs : cherche à dominer le mooonde
Date d'inscription : 30/05/2005

Revenir en haut Aller en bas

Re: Journée mondiale 2006 du refus de la misère

Message par aude le Ven 20 Oct 2006, 00:35

trés bien la video
avatar
aude
Ne se Lez pas faire
Ne se Lez pas faire

Nombre de messages : 2632
Age : 33
Localisation : rouen
Loisirs : musique,lecture,
Date d'inscription : 13/06/2005

Revenir en haut Aller en bas

Re: Journée mondiale 2006 du refus de la misère

Message par Parigi le Jeu 26 Oct 2006, 08:37

Une enquête de l'Insee révèle la grande diversité des personnes sans domicile fixe
LEMONDE.FR avec AP | 26.10.06 | 08h22 • Mis à jour le 26.10.06 | 08h27

Une grande enquête de l'Institut national de la statistique et des études réalisée auprès des sans domicile fixe, rendue publique jeudi 26 octobre, fait apparaître que, si cette population est majoritairement composée d'hommes seuls sans emploi, les jeunes diplômés exerçant une activité professionnelle, les femmes accompagnées d'enfants, les couples et, dans une moindre mesure, les personnes âgées sont également représentés parmi les personnes sans logement.

Dans un premier volet de cette enquête, réalisé en janvier 2001 auprès des "personnes fréquentant les services d'hébergement ou les distributions de repas chauds", les chiffres publiés évaluaient à 86 000 le nombre de personnes sans domicile, parmi lesquelles 70 000 adultes et 16 000 enfants les accompagnant. Les travaux publiés sous la plume de Cécile Brousse, membre de la division "Conditions de vie des ménages" de l'Insee, font apparaître aujourd'hui la diversité des profils des personnes qui se retrouvent sans logement fixe.

La majorité des SDF demeurent des hommes (80 %), le plus souvent seuls et sans emploi, dont 15 % se livrent à la mendicité. "Près d'un tiers de ces personnes sont au chômage depuis plus d'un an, un quart depuis moins d'un an. Plus du tiers ne cherchent pas d'emploi", précise l'Insee, qui souligne que les réfugiés en attente d'un statut "sont trois fois plus nombreux dans ce groupe", que parmi les autres SDF.

JEUNES DIPLÔMÉS SANS DOMICILE

Mais l'enquête fait apparaître quatre autres catégories de personnes au sein de la population des sans domicile. Ainsi, 22 % d'entre eux sont des jeunes diplômés, "vivant sans conjoint ni enfant mais disposant d'un emploi dans le secteur marchand pour les deux tiers, dans le secteur associatif pour l'autre tiers". "Moins isolés" que ceux du premier groupe, "il leur arrive plus fréquemment de se faire héberger par des membres de leur famille" (17 %), et une fois sur quatre, ils trouvent refuge chez des amis.

Par ailleurs, 18 % des personnes rencontrées dans le cadre de cette enquête sont des femmes, dont les trois quarts sont accompagnées de jeunes enfants, et qui ont rompu récemment avec leur conjoint. Elles sont peu diplômées, mais bénéficient d'un revenu composé "d'allocations familiales pour les trois quarts d'entre elles".

Le troisième groupe est constitué de personnes "relativement jeunes vivant en couple et pour la moitié d'entre elles avec des enfants". Selon l'Insee, "les trois quarts sont à la recherche d'un logement" et "ces personnes en couple sont deux fois plus nombreuses que les autres sans domicile à bénéficier d'allocations familiales". Enfin, les personnes âgées de plus de 50 ans ne représentent que 2% des sans domicile fixe rencontrés par les enquêteurs de l'Insee. On y rencontre une population élevée d'anciens travailleurs immigrés.

Ce sont les "formes multiples d'éloignement du marché du travail et la variété des circonstances qui entourent la perte du logement" qui, selon l'institut, "expliquent l'extrême diversité de la situation des sans domiciles". Mais pour Cécile Brousse, la situation des sans domiciles, liée au chomâge, aux problèmes d'accès au logement, et qui concerne le plus souvent des immigrés sans ressource scolaire, constitue "un cas extrême d'un problème plus général" dans la société française, à contrario d'une idée reçue qui voudrait que les SDF soit un groupe homogène bien distinct du reste de la population, et caractérisé par des difficultés spécifiques.

source : le monde

Parigi
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Journée mondiale 2006 du refus de la misère

Message par Parigi le Jeu 02 Nov 2006, 09:13

Entre les promesses et la réalité...

Pauvreté. Selon la FAO, la sous-alimentation touche 4 millions de personnes de plus par an.
La faim gagne encore du terrain

Par Dino DIMEO
QUOTIDIEN : mardi 31 octobre 2006

«L e nombre de personnes affamées dans le monde est loin de diminuer. Il augmente même de 4 millions par an.» C'est par cette alarme que Jacques Diouf, directeur général de la FAO, l'organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, a présenté hier à Rome son rapport annuel sur l'insécurité alimentaire. Triste bilan lorsqu'on sait qu'il y a tout juste dix ans, l'objectif fixé après le sommet mondial de l'alimentation (SMA) était de réduire de moitié le nombre de personnes sous-alimentées dans le monde en 2015 pour le ramener à 412 millions, soit une baisse de 31 millions par an.

«Navré.» Jacques Diouf a rappelé que les dirigeants des 185 pays présents alors à Rome avaient qualifié d' «inacceptable et d'intolérable» la malnutrition. Depuis, rien n'a changé. Ou plutôt si, puisque le monde est plus riche aujourd'hui qu'il y a dix ans. «Aucun progrès n'a été réellement accompli. Je suis profondément navré d'annoncer que la situation est toujours "intolérable et inacceptable."»
Le nombre de 820 millions de victimes de sous-alimentation dans les pays en développement représentent une réduction «insignifiante» de 3 millions par rapport au chiffre référence de 823 millions relatif à la période 1990-1992 ­ il est même plus élevé qu'en 1996. Sauf à renverser la tendance, par des actions «urgentes et décisives», la promesse de 1996 ne pourra être tenue, a souligné Jacques Diouf, ajoutant qu'au rythme actuel l'engagement du sommet ne serait atteint qu'en 2 150.
Le responsable de la FAO précise que la nourriture est plus abondante qu'il y a dix ans et qu'elle pourrait l'être davantage «sans entraîner de pressions excessives sur les prix». «Les connaissances et les ressources pour réduire la faim ne manquent pas. Les promesses ne donnent guère à manger», a-t-il lancé en invitant les dirigeants mondiaux à honorer leurs engagements. Il a appelé les pays donateurs à augmenter leur aide pour la porter, comme ils s'y sont engagés, à 0,7 % de leur PNB. Et il a aussi invité, de leur côté, les pays en voie de développement à «investir davantage dans l'agriculture» et à mettre en oeuvre des réformes pour «créer un environnement favorable aux investissements privés».
Triple. En Asie et dans le Pacifique, le nombre de personnes sous-alimentées a baissé grâce à la Chine et au Vietnam qui ont pu profiter de la croissance agricole. En Amérique du Sud, la progression est là, malgré les échecs en Amérique centrale (Venezuela, Guatemala et Panamá). Mais l'Afrique subsaharienne continue à être touchée par les guerres et le sida. Le nombre d'affamés y atteint 179 millions, soit le double de l'objectif fixé par le SMA. En République démocratique du Congo, par exemple, la sous-alimentation a même triplé, touchant 72 % de la population. Le Proche-Orient et l'Afrique du Nord devraient eux aussi enregistrer une augmentation du nombre de sous-alimentés. Dans les pays dits «en transition» et qui regroupent notamment l'Europe de l'Est et les Balkans, la FAO a estimé 25 millions de sous-alimentés, dont 21 millions dans la seule ex-URSS. L'Arménie, l'Ouzbékistan et le Tadjikistan sont les plus touchés.
Devant un tel constat, la FAO n'a pu appeler qu'au redoublement des efforts, grâce à une action directe contre la faim, et au développement agricole et rural. Des défis qui ne pourront être relevés qu'avec une réelle volonté politique.
http ://www.fao.org

source : http://www.liberation.fr/actualite/terre/214039.FR.php

Parigi
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Journée mondiale 2006 du refus de la misère

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum