Fuite d'Uranium à Tricastin

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Fuite d'Uranium à Tricastin

Message par Whyamishy le Jeu 10 Juil 2008, 21:02

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Re: Fuite d'Uranium à Tricastin

Message par cleis le Jeu 10 Juil 2008, 22:43

DORMEZ TRANQUILLES CITOYENS, LES GENS DE LA SECURITE NUCLEAIRE VEILLENT…………. !!!!!!!!!!!!!

Sources : Univers-nature.com

Hier, mardi 8 juillet à 6 h 30 du matin, 30 m3 d’effluents uranifères se sont déversés dans le sol de l’usine SOCATRI, située sur l’important site nucléaire du Tricastin (1). Spécialisée dans le traitement des matériels et effluents contaminés par de l’uranium, SOCATRI est également autorisée à entreposer sur son site des déchets de faible activité à vie longue. Hier matin, pour une raison encore inconnue, c’est un des réservoirs de la station de traitement des effluents uranifères de l’usine qui a débordé. Normalement, ce débordement aurait dû être sans conséquence puisqu’une seconde cuve, dite de rétention, est prévue pour parer à tout incident, or dans le cas présent, la cuve était en travaux et plus étanche.
Au final, selon l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), "Environ 30 m3 de solution uranifère, présentant une concentration d’environ 12 grammes d’uranium par litre, se sont alors déversés sur le sol. Ces effluents se sont d’une part infiltrés dans le sol à l’intérieur même de l’établissement SOCATRI et ont d’autre part rejoint la rivière La Gaffière, puis L’Auzon, via le réseau des eaux pluviales".
Autrement formulé, sachant que 30 000 litres ont été déversés, c’est environ 360 kg d’uranium qui ont été dispersés dans la "nature"…

Par mesure de précaution, des mesures de protection des populations locales ont été prises :
- - interdiction de la consommation d’eau potable issue de captages privés sur les communes de Bollène, Lapalud et Lamotte-du-Rhône ;
- arrêt de l’irrigation agricole issue de la Gaffière et de l’Auzon ;
- interdiction des activités nautiques et de baignade sur les plans d’eau du Trop-Long, du Baltraces (Bollène) et des Girardes (Lapalud) ;
- interdiction de la pêche et de la consommation de poisson provenant de la Gaffière (y compris partie amont située dans la Drôme), l’Auzon, la Mayre Girarde et le lac du Trop-Long.

Mis à part les mesures ci-dessus, le discours officiel se veut dédramatisant, soulignant que sous l’effet de dilution dans les rivières la concentration en uranium est actuellement en rapide diminution et qu’en cas de consommation de poisson, l’impact sanitaire est très limité. Au niveau de la nappe phréatique entre la Gaffière et le Rhône, officiellement si aucun prélèvement n’a encore détecté sa contamination, il faudra plusieurs jours, voire semaines, avant d’être effectivement fixé sur son devenir, l’infiltration des eaux superficielles demandant du temps.
A l’inverse, pour la CRIIRAD (Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la RADioactivité), ce rejet n’est pas anodin. En effet, sur la base d’une hypothèse qui n’est absolument pas maximaliste, la commission a calculé que la fuite qui s’est produite a conduit à un rejet dans l’environnement plus de 100 fois supérieur à la limite annuelle (plus de 700 fois la limite maximale mensuelle), et qu’en terme de concentration le dépassement est plus de 6 000 fois supérieur au seuil réglementaire. Ces valeurs sur lesquelles les autorités n’ont pas crû bon communiquer aujourd’hui, sont pourtant habituellement mises en avant lors de rejets inférieurs aux limites réglementaires…
Cela dit, pour pouvoir évaluer le niveau de risque réel, la composition exacte des effluents uranifères doit être connue, or pour le moment, ni la SOCATRI, ni l’ASN ne l'ont rendu publique. Toutefois, face à la répétition récente de fuites et de rejets radioactifs sur le site, la CRIIRAD vient d’annoncer qu’elle allait porter plainte contre la SOCATRI.
Pascal Farcy
1- Situé à cheval sur les départements de la Drôme et du Vaucluse, le site nucléaire du Tricastin réunit, sur 600 hectares, la plus grosse concentration d'entreprises de l'industrie nucléaire française. Environ 6000 personnes y travaillent
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Re: Fuite d'Uranium à Tricastin

Message par Whyamishy le Ven 11 Juil 2008, 17:23

"Le nucléaire, l’écologie et l’idéologie", par Paul Loubière (Challenges)

L’INCIDENT qui s’est produit dans la centrale du Tricastin pose une nouvelle fois la question de la fiabilité du nucléaire. Même si l’incident présente un "risque sanitaire faible", selon la CRIIRAD, la commission de recherche et d’information indépendante sur la radioactivité -un organisme peu suspect de sympathie vis à vis d’EDF- il réveille la polémique et la peur. La crainte du nucléaire est évidemment légitime et l’uranium ne se manipule pas comme les autres substances. Le danger de la radioactivité n’est pas une question idéologique, c’est un fait physique.

Mais la question est de savoir si, au nom de ce danger bien réel, il faut supprimer toutes les installations radioactives. La tentation est évidemment de brandir le principe de précaution et de conclure qu’il faut tout arrêter. Le problème est que le principe de précaution est-il un principe à éclipse. C’est là, à mon sens, que commence l’idéologie. A-t-on un jour comptabilisé les morts dus au pétrole ou au gaz? Y a-t-il des manifestations pour exiger la création d’une commission indépendante sur l’impact des véhicules à moteur sur les maladies respiratoires? Il y a pourtant 2,5 millions de victimes de ces maladies en France... On ne sait pas combien ont été contaminés par l’inhalation de gaz d’échappement. Et cela n’émeut pas grand monde!
Evidemment, c’est une vieille histoire: quand un avion contenant 300 personnes s’écrase, la France entière s’émeut. Mais les 4.000 à 5.000 morts annuels dus aux accidents de la route n’entraînent pas la même émotion. Mutatis mutandis, c’est un peu le même problème avec le nucléaire: les accidents sont visibles, brutaux, éventuellement graves tandis que le pétrole tue sans doute beaucoup plus, mais petit à petit. Le danger est donc moins visible. En tout cas pour l’instant. Mais la catastrophe climatique annoncée risque de changer la donne en faisant hélas beaucoup plus de dégâts.

Cet incident suscite également une autre question: les autorités disent-elles la vérité? Question alimentée par le souvenir de Tchernobyl et l’affirmation selon laquelle l’Etat français a menti sur les risques encourus par le passage du nuage radioactif au-dessus de la France. Puisque l’Etat a menti une fois, il le refera... Là encore, au risque de me faire beaucoup d’ennemis, je pense que l’Etat a fait des progrès dans la transparence. Tout n’est pas parfait, loin de là, mais l’Autorité de sûreté nucléaire ne doit pas être brutalement condamnée par des organisations écologiques. Et force est de constater que, notamment grâce à ces mêmes organisations écologiques, les informations circulent mieux qu’il y a vingt ans.
Donc, non, il ne faut pas fermer la centrale. Mais plus que jamais la vigilance, y compris démocratique, est de mise.

(=> Source)
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Re: Fuite d'Uranium à Tricastin

Message par cleis le Ven 11 Juil 2008, 23:51

Article particuliérement démago et plein de contre-vérités, surtout en ce qui concerne la CRIIRAD comme le prouve le communiqué de l'AFP de Lyon ci-dessous:
'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a imposé vendredi à la Socatri, filiale d'Areva, de suspendre l'activité d'une de ses deux stations de traitement sur le site du Tricastin (Vaucluse), à l'origine d'une fuite accidentelle d'uranium lundi, estimant qu'elle n'est toujours pas sûre.
Dans un rapport accablant publié vendredi à Lyon, l'ASN constate une "série de dysfonctionnements et de négligences humaines" dans la gestion de l'incident.
La fuite d'uranium n'a pas contaminé la nappe phréatique, selon les premières analyses effectuées par l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN).
La Socatri a indiqué qu'elle cessait immédiatement d'utiliser la plus vétuste de ses deux installations, qu'elle prévoyait de fermer "dans les prochaines semaines" dans le cadre d'un plan de modernisation.
Lors d'une inspection jeudi, l'ASN a constaté que dans cette station une cuve fuyait toujours dans un bassin de rétention non étanche.
Le canal où une partie des effluents uranifères s'est déversée lundi soir a été asséché. Mais en cas de pluie, l'eau peut à nouveau entraîner des sédiments contaminés vers la rivière voisine.
L'ASN a donc sommé la Socatri de vidanger les cuves de son ancienne station de traitement, en travaux lors de l'incident, et de cesser toute arrivée d'effluents.
L'ASN a noté "une série de dysfonctionnements et de négligences humaines qui n'est pas acceptable", ayant entraîné un incident "assez inédit" par son ampleur.
Lors d'un transfert entre deux cuves, une vanne défaillante a entraîné le débordement d'une cuve dans un bac de rétention fissuré, qui a fui à son tour.
L'ASN souligne qu'une alarme s'est déclenchée lundi à 19H00 pour signaler qu'une cuve était trop pleine, mais l'exploitant n'a pas réagi.
Environ 20 m3 d'effluents uranifères ont alors fui dans le bac de rétention, fissuré par un engin de chantier une semaine auparavant.La direction a constaté dès 23H00 la présence d'effluents dans une zone voisine, mais n'a déclenché un plan d'urgence que mardi à 05H30.
"Le bac de rétention fissuré depuis le 2 juillet n'a pas été réparé alors que l'exploitant connaissait l'existence de cette fissure, l'alarme n'a pas été suivie d'une inspection suffisante, les pouvoirs publics n'ont pas été prévenus aussi tôt qu'ils auraient dû", a déclaré Charles-Antoine Louët, responsable de l'ASN de Lyon, lors d'une conférence de presse.
"On va faire en sorte que ce genre d'incident ne se reproduise plus, y compris en matière de gestion de crise", a affirmé un porte-parole de la Socatri.
L'ASN va transmettre un procès-verbal dans les prochains jours au procureur de la République de Carpentras.
Le réseau Sortir du Nucléaire a annoncé qu'il comptait porter plainte contre l'ASN pour "rétention d'information", reprochant à l'autorité de contrôle d'avoir tardé à prévenir la population.
La Commission de recherche et d'information indépendante sur la radioactivité (Criirad), qui compte porter plainte contre Areva, a réclamé la publication de la composition exacte du liquide qui a débordé, et des analyses menées depuis.
La fuite d'uranium n'a pas contaminé la nappe phréatique selon les premières analyses effectuées par l'IRSN.
Le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo a estimé vendredi soir que la situation était "stabilisée", précisant que "les mesures de précautions seront levées dès que les analyses confirmeront que cela est possible".
Au cours de l'incident, classé au niveau 1 ("anomalie") sur les sept que compte l'échelle Ines mesurant les incidents nucléaires, 230 kg d'uranium se sont répandus, dont un tiers (soit 75 kg) hors du site selon la Socatri.
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