Et vous, euh… pensez-vous que le Web rende bête ?

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Et vous, euh… pensez-vous que le Web rende bête ?

Message par Poet le Mar 12 Mai 2009, 10:22

Et un nouveau questionnement que je vous transfers par ici :

Face aux défenseurs de la "Serendipity"— un néologisme désignant les « découvertes inattendues », expérience heureuse que vous avez sûrement éprouvée en surfant un minimum sur la Toile —, un grand vent de scepticisme se lève. Soufflé par Finkielkraut ? Des technophobes enragés ? Que nenni : ce sont bien des geeks qui défendent l’idée qu’Internet rend… bêta(sse)


Nombreux sont les tenants de la culture classique à voir dans l’avènement d’Internet un pur et simple appauvrissement de la pensée, un avènement de la médiocrité et de la superficialité (Alain Finkelkraut par exemple). Rien de plus logique de la part de ceux qui revendiquent une certaine technophobie.
Plus surprenantes sont les prises de position par des membres de la planète technophile, voire des geeks, qui se multiplient ces derniers temps. Sous le feu des critiques : la prophétie selon laquelle de nos esprits hyperactifs, gavés de données, doit surgir un âge d’or de la découverte intellectuelle et de la sagesse universelle. Au cœur de cette utopie, un mot plein de promesses : la sérendipité – de l'anglais « serendipity ». Un néologisme forgé en anglais par Horace Walpole en 1754 pour signifier les « découvertes inattendues », expérience heureuse que vous avez sûrement éprouvée en surfant un minimum sur la Toile. Alors, âge d'or ou cauchemar en vue ? Retour sur un débat où les positions sont beaucoup plus ambivalentes que prévues :

Premier épisode : Nicolas Carr publie Is Google making us stupid ? juin 2008 - The Atlantic

Ce long texte a un énorme retentissement, il est traduit un peu partout (par le site Framablog pour la première fois en français), en voici quelques extraits.

« Ces dernières années, j’ai eu la désagréable impression que quelqu’un, ou quelque chose, bricolait mon cerveau, en reconnectait les circuits neuronaux, reprogrammait ma mémoire. Mon esprit ne disparaît pas, je n’irai pas jusque-là, mais il est en train de changer. Je ne pense plus de la même façon qu’avant. C’est quand je lis que ça devient le plus flagrant. Auparavant, me plonger dans un livre ou dans un long article ne me posait aucun problème. Mon esprit était happé par la narration ou par la construction de l’argumentation, et je passais des heures à me laisser porter par de longs morceaux de prose. Ce n’est plus que rarement le cas. Désormais, ma concentration commence à s’effilocher au bout de deux ou trois pages. Je m’agite, je perds le fil, je cherche autre chose à faire. J’ai l’impression d’être toujours en train de forcer mon cerveau rétif à revenir au texte. La lecture profonde, qui était auparavant naturelle, est devenue une lutte. »
Mon esprit attend désormais les informations de la façon dont le Net les distribue : comme un flux de particules s’écoulant rapidement. Auparavant, j’étais un plongeur dans une mer de mots. Désormais, je fends la surface comme un pilote de jet-ski. »

A l’appui de son expérience, il cite les témoignages d’autres blogueurs, dont Scott Karp, qui tient un blog sur les médias en ligne, et qui a récemment confessé qu’il avait complètement arrêté de lire des livres. « J’étais spécialisé en littérature à l’université et je passais mon temps à lire des livres, écrit-il. Que s’est-il passé ? » Il essaie de deviner la réponse : « Peut-être que je ne lis plus que sur Internet, non pas parce que ma façon de lire a changé (c’est-à-dire parce que je rechercherais la facilité), mais plutôt parce que ma façon de PENSER a changé ? »
Pourquoi ne pas alors admirer la plasticité de notre cerveau, et saluer l'adaptation de nos facultés cognitives à ses nouveaux outils ? Parce que, répond Carr, la pratique assidue du Net se fait au prix d'un certain type de pensée : la pensée profonde : « Dans les espaces de calme ouverts par la lecture soutenue et sans distraction d’un livre, ou d’ailleurs par n’importe quel autre acte de contemplation, nous faisons nos propres associations, construisons nos propres inférences et analogies, nourrissons nos propres idées. La lecture profonde est indissociable de la pensée profonde. »

Dans une interview publiée dans Libération le 28 avril dernier, lorsqu'on lui demande : Que craignez-vous ? Carr répond : « A mesure que nous devenons de plus en plus dépendants d’Internet, nous commençons à penser sur les mêmes modèles de fonctionnement. A mesure que nous nous servons des ordinateurs comme intermédiaires de compréhension du monde, je crains que notre propre intelligence ne devienne artificielle. »

La polémique rebondit, aux Etats-Unis, après une conférence controversée de l’auteur de science-fiction et futuriste Bruce Sterling, en mars, au rendez-vous annuel des technoïdes « South by SouthWest » à Austin, Texas.
Bruce Sterling, qui n’a rien d’un technophobe – c’est lui qui a popularisé le genre « cyberpunk » – explique devant une audience médusée que « la connectivité est devenu un indicateur de pauvreté ». Et que seuls les gens qui ne peuvent faire autrement sont obsédés par leur téléphone mobile, leur Wall sur Facebook et les élucubrations des uns et des autres sur Twitter.

Le New York Times Magazine, sous la plume de Virginia Heffernan : « Let them eat Tweets : why Twitter is a trap » (Laissons les manger des Tweets : pourquoi Twitter est un piège) renchérit :
« Celui qui est doté d’une âme forte ou d’un portefeuille garni se permet de couper la sonnerie de son téléphone et cultive ses jardins privés, qui gardent le web chaotique à distance, écrit-elle, en écho au discours de Sterling. Ce privilégié s’entoure de livres, de films, de tableaux, de vin et de disques vinyl – des objets originaux qui restent en place, et ne peuvent pas être copiés, ni dénaturés, ni envoyés à l’autre bout du Globe de quelques clics sur un clavier »…

Décidément, si les geeks ont la dent aussi dure, que va-t-il rester aux réfractaires à Internet ?Et vous ? Oui vous qui, en venant sur ce site, choisissez Internet pour étancher votre soif de culture, qu'en pensez-vous ? Avez-vous l'impression que la pratique du World Wide Web a modifié votre façon de lire ? Votre capacité à vous concentrer ?

Sophie Lherm

A lire aussi :
- le dossier du site Internetactu.net : "Le papier contre l'électronique"
- recension des réactions les plus intéressantes à l'article de Nicolas Carr sur le blog de l'encyclopédie Britannica ou sur le site du magazine The Edge.


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Re: Et vous, euh… pensez-vous que le Web rende bête ?

Message par Calamity le Mar 12 Mai 2009, 13:05

Personnellement, avant l'existence d'internet je ne lisais pratiquement pas donc je ne suis peut être pas le bon exemple.

Mais je ne suis pas d'accord pour dire qu'on devient bête(asse), au contraire c'est un "autre support" pour apprendre des choses.
Je pense que le vrai problème, surtout, c'est qu'on peut tomber sur de mauvaises données car n'importe qui peut faire un site et mettre n'importe quoi dessus. Demain si je veux je réécris l'histoire de France avec de fausses dates. Alors, celui qui n'y connait rien et qui va tomber sur ce très beau site (tant qu'à faire faut qu'il soit beau
Mr.Red ) va malheureusement retenir que des infos erronées. Là est le danger je pense, mais sinon on trouve de sacrées infos bien pertinentes sur des sites officiels. Le tout est de savoir surfer et de choper la bonne vague. Wink

Spoiler:
Maintenant c'est vrai que je ne suis pas une lumière, ceci explique peut être cela Mr.Red
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Re: Et vous, euh… pensez-vous que le Web rende bête ?

Message par Poet le Mar 12 Mai 2009, 20:29

Ce n'est pas tant au niveau du contenu que s'interrogent ces personnes qui connaissent bien leur sujet, mais, je crois, davantage sur la manière dont on s'exprime et dont on lit aussi sur un écran...
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Re: Et vous, euh… pensez-vous que le Web rende bête ?

Message par Invité le Mar 12 Mai 2009, 20:50

Disons que le net reflète bien la société actuelle....et c'est bien ça le problème.

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Re: Et vous, euh… pensez-vous que le Web rende bête ?

Message par TARADITA le Mar 12 Mai 2009, 22:01

Moi je trouve cette question trés intéressante...pas forcément se poser la question est-ce que le web ça rende bête mais qu'elle est sa place dans la vie de chacun. Depuis toujours je fais attention a ne pas sombrer dans l'addiction au web car à mes yeux il peut éloigner de l'Autre même si paradoxalement on peut y faire des rencontres. Lors de discussion sur le web, on ne reçoit des Autres que des mots derrière lesquels on peut laisser libre cours à notre imagination s'inventer un "personnage" avec qui on communique. On en arrive même à ne pas forcément rencontrer la personne avec laquelle on échange et ça suffit. Qu'en est-il alors de ce qui fait la richesse de la rencontre"sauvage" avec l'autre son odeur, sa silhouette, ce qu'il ou elle dégage, sa façon de sourire, sa façon de manger des coquillettes ou sa façon d'écraser une larme devant un film triste...tout cela est tellement riche et subtil dans notre ressenti d'humain sensible et social. Tout cela peut être aussi source de trop de joies et de trop de peines que l'écran de l'ordinateur permet d'atténuer, de rendre plus lisse, plus anonyme...
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Re: Et vous, euh… pensez-vous que le Web rende bête ?

Message par Poet le Mer 13 Mai 2009, 09:43

Tu n'as pas regardé (vers 23h15 sur Arte ; il est vrai que ça fait déjà tard Zzzzzzz) avant-hier soir Twenty Show, le film - Documentaire de Godefroy Fouray et François Vautier (France, 2009) ?

J'ai trouvé ce documentaire très intéressant et si je redéplace mon post par ici, c'est parce qu'il apporte un éclairage à ce que tu dis, mais attention je n'ai pas trouvé que ces jeunes étaient bêbêtes !

À quoi rêve-t-on lorsqu'on a 20 ans à l'ère des blogs et des réseaux communautaires ? Et comment inventer sa vie à l'heure où la crise économique semble plomber toute perspective d'avenir ? Mieux qu'une enquête au long cours, Arte proposait, l'automne dernier, une expérience inédite : des microfictions en forme de journaux intimes filmés, sur son site et sur celui de MySpace. Distillés sous formes de pastilles de trois minutes, ces blogs vidéo mettaient en scène, le plus souvent dans l'intimité de leur chambre, le quotidien de cinq jeunes : Martin, étudiant en math sup ; Mia, lycéenne rebelle ;Yasmine, apprentie comédienne ; Victor, vendeur occasionnel de fringues, et Oumi, petite Black marseillaise. En écho à ces miniséries, des internautes ont mis en ligne leurs propres blogs, confidences intimes et ludiques, captées par des webcams.
A partir de cette matière disparate mêlant fiction et réalité, Twenty Show, le film livre un autoportrait choral de la « geek generation ». Comment s'affranchir de l'autorité parentale, vaincre l'ennui, la solitude, concilier études, amours, copains, petits boulots et désir de liberté ? Un instantané captivant de la jeunesse, impatiente mais déjà désenchantée.
http://plus7.arte.tv/fr/detailPage/1697660,CmC=2616358,CmPage=1697660.html
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Re: Et vous, euh… pensez-vous que le Web rende bête ?

Message par Invité le Mer 13 Mai 2009, 12:14

Combien vont encore ouvrir un dictionnaire avant d'aller chercher sur internet...? Combien même ont encore un dictionnaire ou une encyclopédie...?
Je me rappelle que j'aimais lire le dictionnaire, ou prendre un volume de mon encyclopédie, et me laisser aller au hasard des pages, des mots... Le papier avait une odeur, une texture, un son qui me procuraient une certaine sérénité.
Je me rappelle que j'aimais la montagne de bouquins qui m'entouraient lorsque j'étudiais, chez moi, ou à la bibliothèque... Encore une fois quelle sensation de se retrouver au milieu d'une belle bibliothèque... De beaux livres...
L'ordinateur ne remplacera jamais ça...
Il n'y a pas plus de bêtise à chercher sur internet que dans un livre... On y perd simplement une certaine "magie"...

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Re: Et vous, euh… pensez-vous que le Web rende bête ?

Message par Présence-Incongrue le Mer 13 Mai 2009, 14:17

on trouve évidemment plus de choses sur internet que dans les livres d'une seule bibliothèque. Mais à vrai dire, j'ai l'impression qu'on trouve de tout sur un sujet, des infos qui partent dans tous les sens avant même d'avoir eu la réflexion justement sur la direction à prendre. comme on n'aura jamais le temps ni la possibilité matérielle de tout lire sur un sujet, nous reste l'obligation d'y réfléchir. et internet, c'est tout sur tout si vite et si facile.
mais pour les dictionnaires, moi j'en ai dans chaque pièce de la maison et même un dans les WC, je crois que c'est le plus utilisé (non pas comme .... Wink par toute la famille . c'est un vieux larousse de 1932 mais il tient encore la route !

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Re: Et vous, euh… pensez-vous que le Web rende bête ?

Message par Poet le Mer 13 Mai 2009, 15:42

Oui dac les dicos papier ont encore de l'avenir et c'est tant mieux pour ceux qui les composent, mettent en page et éditent. Garder de (très) vieux dictionnaires, ça permet de garder une trace des mots anciens qu'on n'utilise plus et j'apprécie les lettrines et enluminures hyper travaillées et graphiques qui les paraient encore.



Bon, par contre, ça oblige à racheter – disons tous les dix ans –, un autre dico pour rester dans le coup et enrichir notre vocabulaire quant aux nouveaux mots ajoutés, extraits du jargon actuel ; surtout que le langage se technicise/technise (deux termes qu'on ne trouvera pas dans un vieux dico... des années 1970 ) toujours plus...
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Re: Et vous, euh… pensez-vous que le Web rende bête ?

Message par Invité le Mer 13 Mai 2009, 19:10

Et puis si on trouve tout très rapidement sur le net, très peu de personnes ont le réflexe de vérifier la source de l'information et sa véracité.
Un exemple frappant est le site wikipédia qui, pour beaucoup, est une encyclopédie en ligne valant bien le petit Robert ou le Larousse....c'est oublié que wikipédia est alimenté par des internautes. Certains maîtrisent parfaitement leur sujet et d'autres...mais pas tous et on y trouve parfois des énormités qui passent inaperçues.

Bien entendu, il existe de vrais encyclopédie en ligne, mais comme le souligne Vénusia, les livres, leurs odeurs, le toucher, le bruit...tout ça ne se retrouve pas sur le net (aussi beau et grand que soit l'écran).

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Re: Et vous, euh… pensez-vous que le Web rende bête ?

Message par eliesheva le Mer 13 Mai 2009, 21:33

Ce ne sont pas les outils qui rendent bête mais la facilité qu'ont les hommes à ne pas chercher à comprendre et à faire l'effort de comparer. Il en est de même pour les émissions télés. Il est plus facile de regarder TF1 pour une majorité de personnes qu'ARTE. Pourtant, ce sont des chaînes du même média ! Le Web, c'est pareil. Il y a ceux qui s'arrêtent à Wikipedia et ceux qui utilisent au mieux les ressources disponibles. Il faut apprendre le WEB comme on apprend à lire. Parce que certes, nous sommes, majoritairement, des dévoreuses de livre, mais ce n'est pas le cas de tous ! Et honnêtement, j'adore les vieux bouquins mais les vieilles encyclopédies universalis ne valent pas toujours mieux que Wikipedia ! Tout est toujours à vérifier, que ce soit le papier ou le virtuel.
Le manque de courage et de patience font que nous préférons google que l'encyclopédie universalis ! Peut-être à tord !
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Re: Et vous, euh… pensez-vous que le Web rende bête ?

Message par Poet le Mer 13 Mai 2009, 23:08

Ce qui me fait le plus plaisir c'est que toutes les tranches d'âge de ce forum ont des reflexions pour le coup très réfléchies sur le sujet avec discernement. Merci les filles et vous êtes loin d'être des godiches
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Re: Et vous, euh… pensez-vous que le Web rende bête ?

Message par Xenia le Jeu 14 Mai 2009, 08:00

eliesheva a écrit:Il est plus facile de regarder TF1 pour une majorité de personnes qu'ARTE.

Ta phrase me gène un peu et je ne suis pas certaine de bien saisir ton propos. Personnellement quand je regarde la télé c'est souvent par besoin de ne pas réfléchir donc que ce soit TF1 ou Arte l'information m'arrive pré-mâchée. Après, libre à chacun d'approfondir le sujet par soi-même Wink

En ce qui concerne le web, je le vois comme un accès aisé et surtout rapide à des informations. Après tout, il faut bien admettre que l'on a pas toujours sur soi ou à porté de main un dictionnaire ou une encyclopédie (je me vois mal venir avec mes bouquins à une soirée). Mais c'est toujours à prendre avec des pincettes. J'ai tendance à vérifier sur plusieurs sites l'information trouvée et si certains points se contredisent à noter la chose pour vérifier dans des registres plus "officiels".

Toujours est-il qu'effectivement le web nous éloigne peu à peu des livres et des mots. Je me suis rendue compte qu'il devenait plus facile pour moi d'écrire sur un ordinateur qu'avec une plume. C'est pourtant tellement agréable de coucher des mots sur une feuille et de voir les ratures apparaitre. Je m'égare... Rolling Eyes
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Re: Et vous, euh… pensez-vous que le Web rende bête ?

Message par Invitée le Jeu 14 Mai 2009, 08:16

Le web est une magnifique invention, une technologie qui a changé les habitudes quotidiennes de plusieurs millions de personnes. En effet, il permet d'aller chercher des informations rapidement et simplement. Cependant, cette facilité recèle aussi des pièges, comme il a déjà été souligné à travers certains posts. Les informations du web demandent aussi une exigence, celle de la vérification. Ce qui revient à dire, que pour apprendre et comprendre, il faut chercher, vérifier, contrecarrer, opposer, pour avoir une idée assez claire d'un événement, d'une pensée etc..
Ce qui me dérange surtout dans le web c'est le lexique. Beaucoup de mots employés en contre sens ou même mal orthographiés ont "pignon sur toile", mais ça participe d'un mécanisme simple, trop d'informations tuent l'information. Une seule information tue l'espace de liberté et démocratique. Le web ne rend pas bête celui ou à celle qui aime chercher. D'ailleurs, je signale que dans l'éducation nationale, tous les professeurs se doivent d'apprendre à leurs élèves à utiliser ce formidable outil indispensable mais à arriver surtout à chercher les sources d'informations.

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Re: Et vous, euh… pensez-vous que le Web rende bête ?

Message par Topaze le Jeu 14 Mai 2009, 14:38

Petit aparté d'actualité webienne.
Les propos homophobes sur le Net ont été multipliés par trois
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Re: Et vous, euh… pensez-vous que le Web rende bête ?

Message par Bonbon le Jeu 14 Mai 2009, 14:44

C'est comme pour tout, l'internet comporte les bons et les mauvais côtés ! C'est un outil de travail et d'informations extra mais c'est aussi un piège pour beaucoup de choses et je pense particulièrement aux enfants qui se font avoir par des pédophiles ou autres ordures...
Et c'est bien évidemment comme pour les bonnes choses, ne pas trop en abuser car on peut vite devenir dépendant
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Re: Et vous, euh… pensez-vous que le Web rende bête ?

Message par ~ Lily Dreams ~ le Sam 16 Mai 2009, 13:29

Je trouve qu'ils ont à la fois tort et raison, dans cet article.

Le web rend bête :
Etant donné qu'il suffit parfois d'un clic pour avoir la réponse à une question, on a tendance à moins ressentir le besoin de réfléchir. Sur les forums et dans les discussions en général, aussi... on a pris l'habitude, à un moment-donné de parler vite, avec les SMS... donc très souvent, on essaye d'aller au plus vite, pour répondre, sans forcément développer ce que l'on pense réellement. Cela ne veut pas dire pour autant qu'on en a moins dans la cervelle. C'est juste qu'on ne prend plus le temps d'exprimer ce que l'on sait.

Je pense donc que ce n'est pas que le net qui peut "rendre bête". C'est + une histoire générationnelle où il faut que tout soit fait rapidement, bâclé... ! Et ça, c'est pareil au boulot par exemple..! C'est un changement au niveau de la société en elle-même !

Quand je compare la façon dont je discute, où je ne dis qu'une phrase, là où mon beau-frère (la quarantaine passée) développe tout ce qu'il a pu ingérer en se cultivant via les sites, ou en lisant, en regardant des films sur des sujets d'histoire et ça peut durer des heures et des heures...


On laisse les livres de côté et on prend le net à la place :
Ca, je ne le nie pas, c'est clair et net que je ne lis presque plus depuis que j'ai internet... Il n'y a qu'un auteur dont je n'arrive vraiment pas à me passer lorsque son bouquin annuel sort chez les libraires (et donc ça ne me prend qu'une ou deux heures par an quoi lol)... Par contre, je me renseigne +, j'aide + les autres aussi (côté recherche d'emploi)...



Le web relie les communautés :
C'est surtout cela que je trouve génial. Je sais que si je n'avais pas été amenée à discuter avec certaines personnes sur internet, si je n'avais pas rencontré ces personnes en particulier, j'aurais mis beaucoup de temps avant de comprendre qui j'étais vraiment...

Mon homosexualité, c'est en rencontrant des fans de Mylène Farmer (oui, ça fait encore cliché, y'a pas que ça dans les fans, n'empêche que ça aide !), celles qui m'ont hébergée et que j'ai surnommées mes "marraines", que j'ai fini par la comprendre. Sinon, je serais encore restée longtemps à tenter avec les mecs, je crois...



Le web a donc des aspects positifs, et des aspects négatifs...


Ce qui nous rend surtout plus bêtes, c'est surtout de croire que les journaux télévisés nous disent tout, ne nous disent que la vérité, et que le gouvernement ne leur dicte rien du tout...

C'est sur le net, qu'on peut trouver le plus d'informations au final puisque le gouvernement ne peut pas tout surveiller (et heureusement !). Pourquoi des émissions comme "Arrêt sur Images", qui posaient problème à la télé par leur franc-parler se trouvent aujourd'hui sur internet, d'ailleurs ? Wink
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Re: Et vous, euh… pensez-vous que le Web rende bête ?

Message par Poet le Dim 17 Mai 2009, 18:18

Très bon exposé Lily Wink
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Re: Et vous, euh… pensez-vous que le Web rende bête ?

Message par Poet le Sam 01 Aoû 2009, 16:26

Toujours pour faire suite à cette question de l'internet qui rendrait bêtasse :


Comment notre cerveau s'adapte-t-il au Net ? Certains craignent l'avènement d'une pensée zapping et la mort de la lecture « à l'ancienne ». Un scénario que d'autres estiment alarmiste.

Illustration - Beb-Deum pour Télérama


« Ces dernières années, j'ai eu la désagréable impression que quelqu'un, ou quelque chose, bricolait mon cerveau, en reconnectait les circuits neuronaux, reprogrammait ma mémoire. Je ne pense plus de la même façon qu'avant. C'est quand je lis que ça devient le plus flagrant. Auparavant, me plonger dans un livre ou dans un long article ne me posait aucun problème. [...] Désormais, ma concentration commence à s'effilocher au bout de deux ou trois pages. [...] Mon esprit attend désormais les informations de la façon dont le Net les distribue : comme un flux de particules s'écoulant rapidement. Auparavant, j'étais un plongeur dans une mer de mots. Désormais, je fends la surface comme un pilote de jet-ski. » En écrivant ces lignes dans un article du magazine The Atlantic de juin 2008, l'essayiste et blogueur américain Nicholas Carr a déclenché un immense débat, qui n'en finit pas de rebondir sur la Toile et à la une des magazines. Son article s'inspirait de son expérience personnelle de lecteur, pourtant averti, à l'ère de la révolution numérique. Peut-on généraliser cette expérience ? Sommes-nous en train de devenir des obèses mentaux, gavés d'informations, au sens où notre cerveau serait en train de subir les mêmes effets que nos corps déformés par la surconsommation et la malbouffe ?
On objectera qu'à chaque révolution technologique ressurgissent les mêmes questions : avant Internet, l'invention de l'écriture avait, déjà, soulevé les craintes des penseurs. Ainsi, dans le Phèdre de Platon, le personnage de Socrate se livre à une attaque en règle de l'écriture. Il reconnaît bien sûr que celle-ci présente l'avantage de faciliter la remémoration. Mais il craint que l'on se repose de plus en plus sur les mots écrits, sur la masse de ces informations « stockées » sur le papier comme substitut à la connaissance réelle. C'est ce que Platon appelle un pharmakon : c'est-à-dire à la fois le poison et le remède, le problème et la solution. Le spécialiste des technologies de l'écrit Alain Giffard a justement entrepris d'évaluer, loin des querelles entre pro- et anti-Internet, ce nouveau pharmakon qu'est le Web, et a livré ses conclusions dans un vivifiant chapitre du recueil Pour en finir avec la mécroissance.
Entre les mails, les alertes, le relevé de nos fils RSS…,
nous sommes bel et bien entrés dans l'ère
de la distraction perpétuelle.

C'est un fait : lorsque nous sommes connectés au Web, nous lisons. Mais de quelle lecture s'agit-il ? Certainement pas de celle entendue comme exercice spirituel préparant à la méditation, telle que Sénèque la décrit dans la Lettre 84 à Lucillius, où il conseille de recopier sur des tablettes des extraits des textes lus, de les classer, de bien les digérer, afin de les faire passer « dans notre intelligence, non dans notre mémoire ». Il ne s'agit pas non plus d'une simple consultation comme sur un écran de distributeur d'argent pour contrôler des opérations, mais d'une lecture d'un genre nouveau, qu'Alain Giffard nomme « lecture numérique ». Votre lecture se fait alors avec un temps plus long consacré à la navigation, à la lecture « en diagonale », non linéaire, à base de liens hypertextes, plus sélective et parfois en interaction avec d'autres lecteurs. Une lecture qui est aujourd'hui assistée par de nombreux petits logiciels, filtres ou agrégateurs de nouvelles (Netvibes, Google Reader). Une lecture où vous pouvez mettre en commun vos marque-pages et vos notes.
Or, chacun d'entre nous en a fait le constat : entre les mails, les alertes et, pour certains, le relevé de nos fils RSS et des messages sur les sites de partages sociaux (Twitter, Facebook...), nous sommes bel et bien entrés dans l'ère de la distraction perpétuelle. La lecture ayant une influence déterminante sur les structures d'activité dans notre cerveau, on ne peut alors s'empêcher de se demander : est-ce grave, docteur ?
« Plus que tout autre organe, le cerveau est conçu pour évoluer en fonction de l'expérience - une fonctionnalité appelée la neuroplasticité », rappelle Roland Jouvent, qui dirige le Centre émotion du CNRS, à la Salpêtrière, et qui vient de publier Le Cerveau magicien. De même qu'il s'est adapté à l'arrivée de la radio, du cinéma, de la télévision, il se modifie sous l'effet de nos pratiques de lecture en ligne. On sait généralement que les capacités d'apprentissage sont spectaculaires chez l'enfant, mais elles peuvent l'être tout autant chez l'adulte. Une étude récente réalisée chez des chauffeurs de taxis londoniens a montré que les zones de leur cerveau qui contrôlent la représentation de l'espace sont particulièrement développées. C'est que, pour obtenir leur licence, ces chauffeurs doivent passer un examen très sévère afin d'évaluer leur connaissance des milliers de rues de la ville. En ce qui concerne Internet, nous disposons déjà d'une étude pilotée en 2008 par Gary Small, de l'université de Californie. Selon le centre de recherche sur la mémoire et l'âge, la lecture et la navigation sur le Web utilisent le même mode de mémorisation et stimulent les mêmes centres d'activité du cerveau. Mais la recherche sur Internet stimule également des secteurs liés à la prise de décision et au raisonnement complexe. Ce qui constitue à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle : avec l'âge, surfer sur la Toile vous aidera à entretenir et à aiguiser vos capacités cognitives, un peu comme les mots croisés.
Les sollicitations par le biais du Web - une information
par e-mail ici, une vidéo sur YouTube là, un twitt ailleurs -
nous permettent de cliquer toute la journée à la poursuite
des meilleures récompenses...

D'un autre côté, les multiples prises de décision que ce surf implique consommeront une partie de votre énergie mentale... Un épuisement qui peut être renforcé par la dimension potentiellement addictive du Net : on le décrit souvent comme une « boîte de Skinner », conçue dans les années 30 par le psychologue du même nom pour mettre au jour les mécanismes de la dépendance. Ce dispositif montrait que les plus irrésistibles des récompenses ne sont pas celles qui reviennent invariablement, mais celles qui arrivent au hasard. Les sollicitations par le biais du Web - une information par e-mail ici, une vidéo sur YouTube là, un twitt ailleurs - nous permettent donc de cliquer toute la journée à la poursuite des meilleures récompenses... Katherine Hayles, professeure de littérature à la Duke University, en Caroline du Nord, a constaté, il y a quelques années, qu'elle ne parvenait plus à faire lire un livre de Faulkner à ses étudiants. Elle en a fait un article - longuement commenté par le philosophe Bernard Stiegler dans son livre Prendre soin de la jeunesse et des générations -, dans lequel elle distinguait l'attention approfondie de « l'hyperattention », caractérisée par des changements soudains d'objectifs et de tâches, une préférence pour les flux multiples d'informations, la nécessité d'un haut niveau de stimulation et une faible tolérance de l'ennui. Elle préconisait de construire un pont entre l'hyperattention et l'attention approfondie, et tente depuis de l'expérimenter en s'appuyant sur certains jeux vidéo, qui nécessitent de faire cohabiter ces deux types d'attention.
A tous les Cassandre du Net annonçant l'effondrement total de l'attention et l'avènement de la pensée morcelée, il suffirait donc de rappeler la nécessité d'apprendre à bien diriger et à moduler son attention. Mais en sommes-nous vraiment les maîtres ? Une nouvelle donnée est venue bouleverser le paysage ces dernières années : vous n'en avez peut-être pas pris conscience, mais la lecture est devenue une industrie. Et c'est avec ce nouvel environnement, « l'espace des lectures industrielles », qu'il faut aujourd'hui compter, explique Alain Giffard. Un espace régi par le modèle économique de Google, lequel repose ni plus ni moins sur la commercialisation des actes de lecture et permet le financement du Web par la publicité. « Le moteur de recherche est une machine de lecture automatique, quasi universelle, qui pratique une double lecture : lecture des textes et lecture des lectures. » Grâce aux cookies implantés sur les ordinateurs des internautes, il peut enregistrer les parcours de lecture et constituer automatiquement des profils individualisés qu'il peut revendre aux annonceurs. Ainsi, son service de publicité contextuelle AdSense se caractérise par sa proximité non seulement avec le texte, mais aussi avec le type de concentration spécifique à l'activité de lecture. On se souvient de la célèbre expression de Patrick Le Lay : « Nous vendons du temps de cerveau disponible. » Aujourd'hui, la lecture commercialisée devient elle aussi le support d'orientation du temps de cerveau disponible. Mieux : elle vend du temps de cerveau actif. Sur le Net, ce qui vaut de l'or, ce n'est pas votre disponibilité, mais votre attention. A partir d'informations sur vos lectures, Google tire des informations sur vous, lecteurs, qu'il échange contre de la publicité. Dans cette logique, chaque acte de lecture est considéré comme un « hit » : c'est la quantité qui produit la qualité. De la sorte, une majeure partie de la concurrence entre les grandes entreprises présentes sur le marché Internet a pour enjeu la rapidité du flux d'informations, nous amenant à cliquer plus pour penser moins.
Les plus jeunes, qui ont grandi devant un ordinateur,
risquent de prendre la lecture industrielle
comme lecture de référence.

Il se trouve que la lecture de consommation est compatible avec la lecture d'information, cette lecture non linéaire, fragmentée. La lecture d'étude chère à Sénèque, par contre, présente peu d'intérêt commercial. N'est-elle pas de ce fait menacée ? Pour Alain Giffard, les lecteurs numériques confirmés continuent d'aimer la lecture « à l'ancienne », tout en aimant la singularité de cette expérience nouvelle, individuelle et collective, où des sociétés de lecteurs se constituent autour de la publication et de l'échange de lectures : « Ils ont appris à suspendre la navigation et à clôturer un texte pour se concentrer. Ils savent imposer des détournements de la technique permettant de reconstituer la lecture d'étude. »
Mais la situation est bien différente pour le lecteur débutant, même si l'on manque de recul pour mesurer les conséquences de ce phénomène. Les plus jeunes, qui ont grandi devant un ordinateur, risquent de prendre la lecture industrielle comme lecture de référence, ce qui devrait entrer directement en conflit avec les exigences de l'école. Pour prévenir ce danger, Alain Giffart, Bernard Stiegler et toute la communauté qui s'est formée autour de l'association Ars Industrialis - une « association internationale pour une politique industrielle des technologies de l'esprit » - en appellent à l'intervention de la puissance publique. Pour l'instant, les politiques se sont limitées à favoriser l'accès à Internet et à offrir des débits de connexion toujours plus importants. Mais pour quoi faire ?
Sophie Lherm
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Re: Et vous, euh… pensez-vous que le Web rende bête ?

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