Présidentielles puis législatives : et si on en causait

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Présidentielles puis législatives : et si on en causait

Message par Nonette le Dim 11 Mar 2007, 17:02

... tout d'même les greluches, là. C'est un événement de la vie politique française majeur les élections présidentielles et en plus elles précèdent les législatives à présent et y a tout d'même un sacré bouleversement des têtes et repères habituels.

Alors Sarkozy, Bayrou, Royal, la gauche antilibérale, les écolos, Lepen, les Chasse-Pêche-Nature et Tradition et les anti-impôts blabla, les débats de tous les jours, les conneries monstrueuses que vous entendez proférées, vos poulains, ceux que vous haïssez et pourquoi, vos espoirs et vos craintes, vos analyses et tout le toutim.... Bref un topic pour causer politique j'trouve que ça manque. Allez on s'lance, on s'engueule même, on sort sa vanne, on argumente. Chiche ?

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Re: Présidentielles puis législatives : et si on en causait

Message par Nonette le Dim 11 Mar 2007, 17:05

Alors tout de suite, moi j'voudrai bien savoir ce que ça vous fait cette histoire de "ministère de l'immigration et de l'identité nationale" proposé par Sarko jeudi soir, à la téloche comme de bien entendu : des infos ici.

Ce soir faut pas louper Chirac non plus, j'ai malheureusement l'idée qu'il va soutenir Sarko au final. On est pas mal barrées.

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Re: Présidentielles puis législatives : et si on en causait

Message par fitzouille le Dim 11 Mar 2007, 19:55

chirac est capable de tacler par derrière sarko on va voir
j'en reparlerai après

en tout cas sarko me fait peur

bon j'écrirai + après
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Re: Présidentielles puis législatives : et si on en causait

Message par Nonette le Dim 11 Mar 2007, 20:24

Quel vieux Papy pathétique. M'en filerait presque la larme à l'oeil, lolilolll batwoman bye-bye Chichi.
Mouais j'suis de plus en plus dubitative mallheureusement sur un possible taclage de Sarko, ils rappliquent tous comme un seul homme derrière lui, ze first ministre qui peut pas l'encadrer y compris, m'est avis qu'il va s'aligner le Chirac, du bout des lèvres probablement mais bon.

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Re: Présidentielles puis législatives : et si on en causait

Message par muscat le Mar 13 Mar 2007, 00:00

ok, j'ai une question (je préviens que je suis une grosse daube en politique)
Il parait que Lepen et sarko sont de Droite non ?
Royal quant à elle est censée (je dis bien censée) être de Gauche, mais tend, sondages à l'appui, à être de Droite.

Donc, si on en arrive à une politique (qui je pense le sera forcement, malheureusement) de Droite, y aura t il tjrs en France deux grands partis politiques ? (voire le Centre)

Du coup, et enfin, est ce qu'on n'est pas en face d'une repolitisation de la France ?

Ps: je ne cherche pas les conséquences, je cherche des avis

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Re: Présidentielles puis législatives : et si on en causait

Message par Nonette le Mer 14 Mar 2007, 10:18

Bon ce topic frise le semi-bide, comme d'hab' dès qu'on veut causer trois mn sérieusement et avec nos neurones sur ce forum batwoman bah...

Muscat, ouais j'pense comme toi que la France vire à droite, mais c'est pas les sondages, dont faut-se-méfier-sa-race-même-s'ils-sont-des-acteurs-de-l'élection (de façon perverse mais passons c'est un topic à part entière), qui disent cela, ce sont les discours, les prises de position, les programmes et les applications politiques concrètes qui sont faites en France. Alors le PS centre-gauche (?) depuis des années, ok, bien sûr. L'UMP déborde sur sa droite aussi, c'est d'une limpidité... Et Bayrou ne trompe que les bouffons avec ses appels du pied à la transcendance partidaire ni droite, ni gauche qui remplace l'idéologie par le social-libéralisme plus libéral que social avec le bonhomme. Si la "France d'en bas" vire à droite, après, j'en sais rien. Avec ces hauts niveaux d'abstention difficile de tirer des conséquences, la méfiance ou défiance vis-à-vis du et de la politique ainsi exprimés ne nous montrent qu'un ralentissement d'un mouvement social, syndical, et partidaire de fond. On est dans une situation atroce, c'est sur-clair.

Cela étant je ne pige pas ta question : tu veux dire qu'il y aura toujours une droite et son centre ? Deux partis du coup ? Ou que deux grands partis sont parvenus, grâce à une multitude de facteurs et de stratégies (financière et médiatique beaucoup) à avoir un certain monopole dans le débat public et en terme de captation de voix ? Faut voir à la longue aussi, le RPR est né petit, le PSU aussi, le PC a connu son heure de gloire ? Je ne sais pas à quel point on se trouve dans un épiphénomène, ou un véritable changement structurel. Quand on regarde la grande histoire les alternances, les grands bouleversements politiques apparaissent toujours sous un jour différent à la lecture du long terme.

Repolitisation française donc ? Bof, dirais-je. Avec la chute du Mur et des idéaux communistes, avec la force cataclysmisque réelle (en termes économiques et ses retombées sociales) du néo-libéralisme à l'échelle mondiale, avec la puissance de la consommation, du média-show, la montée de l'individualisme qui l'accompagne et tous les machins poncifs qu'on connaît et reconnaît, avec la bonne couche traditionnelle d'aliénation-on-se-fait-baiser-à-sec-sans-le-voir-camarades-par-contre-c'qu'on-le-sent-au-bout-d'un-moment cela me semble compréhensible ce qui se passe maintenant. La question est jusqu'à quand et quelles seront les formes de réaction à cela ? La montée de l'intégrisme dans certains pays du globe et milieux, l'automne 05 en France, le vote Lepen, l'abstention et la hausse (j'ai l'impression) des taritudes personnelles, bien représentées ici même, en sont des modes d'expression selon moi.

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Re: Présidentielles puis législatives : et si on en causait

Message par muscat le Mer 14 Mar 2007, 15:50

Ok, je comprends ce que tu veux dire, et je le partage.

ma question en fait, reposait sur l'idée que : est ce qu'on peut encore parler de divers partis politiques alors que tout tend à la Droite ?
Enfin, je veux pas prendre position, mais aux présenditielles, je vais avoir un peu l'impression de voter pour un connard, ou un autre connard.
Si un connard passe, il va faire une politique de connard, et les autres partis n'auront qu'à aller chanter dans les prés en attendant un paquet de nombre d'années.

En gros, la France a t elle, à l'heure actuelle, toujours une Droite, et une Gauche ? Et n'est ce pas une pure utopie de penser "Gauche" ?

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Re: Présidentielles puis législatives : et si on en causait

Message par cosaque le Mer 14 Mar 2007, 16:18

Je nous prévois une belle cohabitation à la sauce béchamelle.
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Re: Présidentielles puis législatives : et si on en causait

Message par fitzouille le Ven 16 Mar 2007, 10:42

très marrant ségo à la télé

les propos ok la façon de le dire bof
lol
J'adOre le jeux politique "non je réponderai pas à vos questions sur ce sujet - oui mais troskane ... non je réponderai pas"

la dame a dit qu'elle répondrai pas donc stop

tssssssssssssss
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Re: Présidentielles puis législatives : et si on en causait

Message par Amanonyme le Sam 17 Mar 2007, 13:18

muscat a écrit:En gros, la France a t elle, à l'heure actuelle, toujours une Droite, et une Gauche ? Et n'est ce pas une pure utopie de penser "Gauche" ?

Définition d'utopie :
L'utopie est une représentation d'une réalité idéale et sans défaut. Une utopie peut être un régime politique idéal (qui gouvernerait les hommes parfaitement), une société parfaite (sans injustice par exemple, comme la Callipolis de Socrate) ou aussi une communauté d'individus vivant heureux et en harmonie. Une utopie peut désigner également une réalité inaccessible et irréalisable : en ce sens qualifier quelque chose d'utopie consiste à le disqualifier et à le considérer comme un rêve impossible à concrétiser.

Euuuh, et n'est-ce pas par une pure utopie de penser "Droite" ? Wink

Droite-Gauche c'est le même caca, il ne faut pas se leurrer! Ca n'a rien à avoir avec l'utopie.
Caca mou, ou dure, à vous de choisir Wink

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Re: Présidentielles puis législatives : et si on en causait

Message par La-garance-voyageuse le Mer 21 Mar 2007, 13:36

Pas sûre que se soit l'endroit idéal, mais une petite photo du siège de de l'UMP, y-aurait-il une visite officielle prévue ou est-ce ainsi tous les jours ?





Vendredi 16 mars, Green Peace a déversé quelques tonnes de maïs devant le QG de campagne de Sarko rue d'Enghein (Paris X°) et ce, au nez et à la barbe des nombreux flics qui font le planton à toute heure du jour et de la nuit

http://www.dailymotion.com/video/x1gnc0_greenpeace-livre-du-mais-

J'avoue ça me fait rire batwoman
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Re: Présidentielles puis législatives : et si on en causait

Message par Judith le Mer 21 Mar 2007, 20:11

Oh ! la gaffe dans le 20h de France 2 :
Olivier Besancenot, candidat de Lutte ouvrière...

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Re: Présidentielles puis législatives : et si on en causait

Message par cosaque le Mer 21 Mar 2007, 20:28

Ah c´est pas bon....!!!??
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Re: Présidentielles puis législatives : et si on en causait

Message par Judith le Mer 21 Mar 2007, 20:43

Ben LCR et LO, c'est pas pareil quand même.

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Re: Présidentielles puis législatives : et si on en causait

Message par cosaque le Mer 21 Mar 2007, 20:48

Peux-tu nous expliquer la différence? Tu as l´air d´en savoir pas mal...
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Re: Présidentielles puis législatives : et si on en causait

Message par ancolie_sous la pluie le Mer 21 Mar 2007, 21:09

Frédéric Nihous, candidat CPNT, invité de France Inter ce matin.. ou le cerveau du chasseur déserté par les neurones.

Déjà il commence par se présenter comme porte-parole de la ruralité (de quoi j'me mêle, j'te demande un peu). Sauf que j'ai compris après qu'il aimait pas beaucoup les néo-ruraux (savent pas s'ancrer dans les traditions les néo-ruraux, z'ont qu'à rester en ville). Alors ça m'a rassurée.

Mais ça c'était rien encore : le pompon arrive quand Nicolas Demorand (il ramait dur ce matin le Demorand, vous pouvez me croire) l'interroge mine de rien sur les propos de JM Le Pen sur la chasse au chapon dans le Marais parisien. Réponse de l'autre abruti (que j'ai réécouté exprès ce soir pour la retranscrire ici, mon abnégation n'ayant aucune limite) :

- La chasse est une affaire bien trop sérieuse pour éviter de tomber dans ce genre de ... si vous voulez bon on cherche une formule pour faire la une ou les manches dans les journaux ... la chasse elle mérite plus que ça. (sic)

Je trouvais déjà qu'il avait une sacrée gueule de con. Voilà qui se confirme.
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Re: Présidentielles puis législatives : et si on en causait

Message par badtrip le Jeu 22 Mar 2007, 08:50

J'ai pas tout entendu, mais il faut bien qu'il soit néo-rural lui aussi, puisqu'il n'est clairement pas pyrénéen, cet homme....
J'ai eu la fin, avec les questions des auditeurs, et j'ai été soulagée d'entendre quelqu'un soulever le problème des prix de l'immobilier dans nos campagnes. Je me suis dit que l'autre aurait au moins un truc à dire là-dessus, mais réponse: "ah non ça sert à rien de baisser les prix, il faut qu'il y ait des services et comme ça des tas d'actifs vont s'installer et redynamiser". Et les pauvres, ils vont où ?
Dire qu'il n'y a plus que ce genre de mec pour parler du service public...
Et ce qui m'horripile, aussi: c'est le seul que j'ai entendu, jusqu'à présent, parler de ruralité et des problèmes adjacents. Or il me semble que si on disait davantage que, par exemple, certains villages, entiers, n'ont pas eu le téléphone pendant un mois l'été dernier, ça permettrait d'éclairer certains débats (comme celui du service public) sous un jour nouveau !

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Re: Présidentielles puis législatives : et si on en causait

Message par La-garance-voyageuse le Sam 24 Mar 2007, 14:07

Un article de Politis :

Raoul Marc Jennar : «Prêts à refonder l’Europe ?» par Michel Soudais jeudi 22 mars 2007


Pour Raoul Marc Jennar, l’un des porte-parole de la campagne Bové, la répartition des pouvoirs entre l’État et l’Union devrait être une question centrale de la campagne présidentielle. Et l’avenir de la France ne peut se passer d’un débat sur l’avenir communautaire.

Dans la campagne électorale, l’Europe est-elle évoquée à son niveau d’importance ?

Raoul Marc Jennar : Pas du tout. L’Europe est un acteur puissant. Entre 60 % et 90 % des législations ayant des implications directes sur nos vies viennent de l’Europe. Et un très grand nombre de propositions des candidats sont irréalisables sans une remise en cause des traités existants. Pourtant, cet acteur est absent. La plupart des programmes n’y consacrent qu’un chapitre souvent lointain, centré sur une question : comment sort-on des problèmes posés par le rejet du traité constitutionnel européen (TCE) par la France et les Pays-Bas ?

Ce rejet est-il vraiment un « problème » ?

C’est un révélateur, pas un problème. La crise de la construction européenne date de la fin des années 1990 et se résume à deux aspects : il n’y a plus, dans la plupart des pays, de désir d’Europe, mais au contraire un sentiment d’impuissance par rapport aux décisions européennes, sur lesquelles les gens n’ont aucune prise. La faute des dirigeants politiques européens est de ne pas avoir procédé à l’approfondissement avant l’élargissement. Il aurait fallu démocratiser les institutions et avancer plus hardiment dans les domaines sociaux et environnementaux, afin de rééquilibrer une Europe qui est allée trop loin sur le plan commercial, économique et financier. Au regard de ces attentes, la signature du traité d’Amsterdam a été un échec. Depuis, le Parlement européen n’est même plus élu par la moitié des électeurs inscrits. La crise est donc profonde.

La participation à la présidentielle est plus forte, alors que le Président élu est ficelé par les décisions européennes et le droit communautaire. Ce paradoxe n’est-il pas le non-dit de la campagne ?

Incontestablement. Les marges de manoeuvre du président de la République et du Parlement sont aujourd’hui beaucoup plus limitées qu’on veut bien le reconnaître. Faut-il accepter cette situation qui, progressivement, a amputé la souveraineté populaire de son effectivité ? À quoi sert encore le suffrage universel quand ce qu’il produit est bien plus impuissant que ne veulent le reconnaître ceux qui le sollicitent ? La question centrale de cette campagne devrait être de savoir si l’on accepte cette répartition des pouvoirs entre les États et l’Union européenne ou s’il faut la remettre en question. Car cette question conditionne toutes les politiques sectorielles qu’on peut envisager. Un débat sur l’avenir de la France ne peut pas faire l’économie d’un débat sur l’avenir de l’Europe.

Le Président élu n’aura-t-il pas, néanmoins, un rôle à jouer dans une Europe qui reste très intergouvernementale ?

C’est vrai, mais il y a aussi « l’acquis communautaire » auquel les États membres sont tenus de se plier. Et il faut bien reconnaître que l’intergouvernemental n’a pas souvent contrarié les propositions venant de la Commission européenne. Les gouvernements ont rétabli dans la proposition Bolkestein, modifiée par le Parlement européen, des dispositions que les parlementaires avaient rejetées. Aujourd’hui, ils soutiennent la Commission sur la remise en cause du droit du travail ou la création d’une vaste zone de libre-échange euro-américaine. Cette connivence peut être due aux majorités dans chacun des États membres, mais le gouvernement Jospin ne s’est pas plus opposé à la stratégie de Lisbonne ni aux décisions de Barcelone, sans lesquelles Dominique de Villepin n’aurait jamais pu agir comme il l’a fait avec EDF-GDF. La question est donc de savoir si l’on veut un Président et une Assemblée nationale décidés à demander une remise à plat de la construction européenne pour mieux clarifier les compétences entre les États et l’Union, ou résolus à ne toucher à rien du droit communautaire applicable. Mais comment y répondre, quand la plupart des candidats ne disent pas clairement que, pour eux, la construction européenne actuelle est irréversible ? Or, ce que d’aucuns ont fait, d’autres peuvent le modifier. Refonder une Europe pour les citoyens et pas seulement pour les actionnaires est une question de volonté politique.

Cette refondation doit-elle passer par une constitution ?

Cela passe par une rupture du consensus mou intergouvernemental. Elle seule peut provoquer une renégociation des traités existants, éventuellement une constitution. Mais celle-ci n’est pas, pour moi, le préalable pour régler la crise de confiance.

On ne peut renégocier seul...

Une crise ouvre une période d’incertitude, de réflexion, et sa sortie se fait nécessairement à plusieurs. Le problème n’est plus de craindre la crise ou de faire des conjectures sur les termes de sa sortie. Le problème, c’est l’absence de volonté politique pour la provoquer et régler les problèmes. Les États qui ont ratifié le TCE voudraient faire comme si deux peuples n’avaient pas dit « non ». Il ne suffit pas que le droit dise que, pour être ratifié, ce traité doit l’être par toutes les parties. Il faut qu’émerge une volonté politique forte venant d’un pays important pour ouvrir des perspectives.

Dans l’hypothèse d’une renégociation des traités, la France aura la main avec la présidence de l’UE au second semestre 2008...

Il ne faut pas se faire d’illusions. Cette présidence est plus une gestion de l’agenda. Bien sûr, elle peut insister sur des priorités. Mais, dans le passé, on a surtout constaté une autocensure de la présidence. Si les petits pays s’en servent parfois pour avancer des propositions, les grands pays se sentent plus limités par les devoirs de neutralité de la charge. Maintenant, un président de la République qui aurait le courage de poser les termes du débat dans ceux que je viens d’indiquer pourrait se saisir de l’occasion. Mais, si l’on veut, comme le souhaitent un certain nombre de gouvernements, régler les problèmes avant l’élection du Parlement européen en 2009, c’est tout de suite que la France devrait prendre des initiatives. Et cela dépend quand même du résultat des élections qui sont devant nous.


Autre brève Europe

Programmes de relance

«Résoudre la crise institutionnelle européenne » ouverte par les «non» français et néerlandais constitue la « première urgence de notre politique internationale », estime Nicolas Sarkozy. Le candidat de l’UMP veut donc faire adopter au plus vite un «traité simplifié» qui reprendrait les dispositions du TCE «qui n’ont pas suscité de désaccord majeur». Pas question pour lui d’envisager autre chose qu’une ratification parlementaire : «Le premier référendum a immobilisé l’Europe. Le deuxième désagrégera l’Europe», et ceux qui le proposent «sont des irresponsables». L’attaque vise surtout François Bayrou et Ségolène Royal, qui ne conçoivent pas de ne pas consulter le peuple à nouveau.

Le premier veut réécrire, sans grand changement semble-t-il, «un texte simple et cohérent qui pose les principes d’une organisation efficace et démocratique et qui définisse la vocation de l’Europe».
La seconde, après avoir un temps proposé une refonte en profondeur du traité constitutionnel, suggérant de lancer une nouvelle «convention chargée de rédiger la réforme institutionnelle», entend «négocier un traité institutionnel [...] pour que l’Europe fonctionne de manière plus démocratique et plus efficace» et l’assortir d’un «protocole traitant des politiques nouvelles, du progrès social, des services publics et de l’environnement». «Je ne veux pas que les Français pénalisent les pays européens qui se sont déjà prononcés», a-t-elle expliqué le 17 janvier pour justifier ce repli.

Le terme «constitution» n’est guère employé que par Dominique Voynet et Olivier Besancenot. La candidate écolo, attachée à une Europe fédérale, veut la «dessiner avec tous les citoyens, par des forums européens», et notamment «formaliser la représentation des régions». Le candidat trotskiste évoque, lui, une «assemblée constituante européenne élue».

Le mot est en revanche tabou au PCF, dont la candidate Marie-George Buffet propose «la fin des traités actuels et leur remplacement par un nouveau traité». Élaboré démocratiquement, celui-ci «devra affirmer les droits fondamentaux des peuples et des citoyens de l’Union» et «définir ses politiques».

Sur une position assez proche, puisqu’il reprend les 125 propositions des collectifs antilibéraux, José Bové défend une refonte complète du fonctionnement et des orientations politique de l’Europe, de manière à dépouiller tous les textes de leurs orientations économiques libérales, dans un sens plus social et démocratique.


Dernière édition par le Sam 24 Mar 2007, 16:13, édité 2 fois
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Re: Présidentielles puis législatives : et si on en causait

Message par La-garance-voyageuse le Sam 24 Mar 2007, 15:25

Politis :

Machines à voter ou machines à truquer ? par Christine Tréguier jeudi 8 mars 2007

Les urnes électroniques garantissent-elles un vote fiable ? Les preuves du contraire s’accumulent, poussant des élus et des informaticiens à réclamer un moratoire. Mais le ministère de l’Intérieur fait la sourde oreille.

Pour un million d’électeurs, les « machines à voter » remplaceront la traditionnelle urne transparente aux prochaines élections présidentielle et législatives. L’usage légal de ces ordinateurs, réservé aux communes de plus de 3 500 habitants, est défini par l’article 57-1 (datant de 1969) du code électoral, qui impose aussi le recours à un seul système de vote dans un même bureau. En 2004, trois fabricants ­ Nedap (Hollande), ES & S (USA) et Indra (Espagne) ont été agréés par décret du ministère de l’Intérieur. Depuis, profitant de la subvention de 400 euros par machine (10 % environ du coût), versée par le ministère, quelque 90 municipalités de droite et de gauche se sont équipées de ces « boîtes noires » aux composants et aux logiciels secrets. Le Bureau des élections [1] estime à 1 500 le nombre de ces engins en circulation. Mais ni lui ni le Conseil constitutionnel ne disposent à ce jour de la liste des communes équipées.

Ce flou ne plaide pas en faveur de cette innovation, au moment où, dans les autres pays utilisateurs (Belgique, Hollande, Irlande ou États-Unis), les rapports d’experts se multiplient pour démontrer que ces nouveaux appareils peuvent facilement se transformer en « machines à truquer ». D’où les sérieuses réserves de nombreux élus sur le vote électronique (à ne pas confondre avec le vote à distance, qui s’effectue via Internet). Tous évoquent les risques que fait courir à la démocratie un outil ne garantissant pas les cinq pré-requis légaux : transparence, confidentialité, anonymat, sincérité et unicité du vote.

Les partisans des « machines à voter » mettent en avant l’instantanéité du dépouillement et la rentabilité. Pour le Bureau des élections, elles doivent permettre de combattre la fraude, d’économiser personnel et papier (sic) et ne présentent qu’un « risque infinitésimal » de tricherie. « Leur niveau de sécurité [est] maximal grâce à un système d’exploitation propriétaire et donc non piratable [...] et un dispositif de scellement de la machine avant et après les élections », affirme Éric Legale, expert d’Issy-les-Moulineaux (qui vient d’acheter 60 machines ES & S).

Son avis n’est pas partagé, loin s’en faut, par la mairie de Saint-Denis, qui a préféré les bonnes vieilles urnes, au motif que « les bureaux de vote n’ont aucun moyen de vérifier les enregistrements ni de recompter en cas de contestation ». Même méfiance à Sceaux, où le maire UDF Philippe Laurent a renoncé à dépenser les 130 000 euros prévus, « les risques, identifiés par les associations et les bilans mitigés d’expérimentations à l’étranger appelant à la prudence ». À Grenoble, le député UMP Richard Cazenave s’est battu pour suspendre l’achat programmé de 90 machines. À ses yeux, « l’argument de la rapidité de dépouillement est d’un faible poids au regard des inconvénients ». « Il serait souhaitable, ajoute-t-il sans trop y croire, que l’UMP puisse évoquer le sujet durant cette campagne et prenne une position. »

Les interrogations sur ces « boîtes noires » ne datent pas d’aujourd’hui. En 2003, la CNIL a recommandé « un recours systématique à l’expertise indépendante, l’accès au code source des logiciels » et « la traçabilité complète [du] fonctionnement interne ». En avril 2004, Michel Briand, adjoint Vert à la Mairie de Brest, dénonce l’arrivée des premières machines. Parallèlement, Pierre Muller, informaticien et président de l’association Ordinateurs-de-Vote.org, met en ligne des rapports inquiétants provenant de nos voisins européens.

Aujourd’hui, les Verts, suivis par les Alternatifs, le PC ou Corinne Lepage, réclament un moratoire. Christian Paul (député PS/TemPS Réel) s’interroge sur « la légèreté d’une mise en place qui touche en particulier... les Hauts-de-Seine et les Alpes Maritimes », et annonce un communiqué imminent du PS. François Bayrou, « contre les machines à voter », estime, sur la foi d’un rapport démontrant que ce vote n’est pas sécurisable, qu’« il faut refuser cette évolution et suspendre toute utilisation ». Enfin, Pierre Muller prépare un « questionnaire aux candidats » et une pétition exigeant un dépouillement sous surveillance. Et Roger-Gérard Schwarzenberg, député PRG du Val-de-Marne et président de la commission finances de l’Association des maires de France, a écrit au ministre-candidat Nicolas Sarkozy. Il lui demande d’interdire ces machines pour les prochaines élections et d’organiser un débat public approfondi.

La balle est désormais dans le camp de Nicolas Sarkozy, dont les services ont mis en place le système, et du Bureau des élections. Mais l’Intérieur semble décidé à faire la sourde oreille. « Certains disent que la fiabilité n’est pas avérée, répond Marc Pichon de Vendeuil, un des responsables dudit Bureau, mais nous n’avons pas enregistré d’erreurs lors des précédentes utilisations. » Il se retranche derrière l’agrément, délivré au vu de rapports fournis par les deux organismes privés de certification (Bureau Veritas et Ceten-Apave) « reconnus » par décret en 2004. Ils testent la machine fournie par le fabricant selon un cahier des charges de 114 points, établi « sur la base des prescriptions législatives en collaboration avec un autre organisme indépendant, France Conseil Environnement ». Mais ces rapports ne sont pas publics, déplore Pierre Muller, qui a demandé en vain à la Commission d’accès aux documents administratifs (Cada) à les consulter.

Une telle opacité contribue-t-elle à alimenter les suspicions ? « On ne fait qu’appliquer la décision de la Cada, rétorque Marc Pichon de Vendeuil. Mais on réfléchit aussi à la possibilité d’imprimer un bulletin pour l’électeur. » Ne serait-il pas prudent d’attendre, compte tenu de l’enjeu ? « Le ministère n’a pas été saisi publiquement, répond le Bureau. À trois mois des élections, on ne va pas balancer tout le système. »

Notes
[1] Le Bureau des élections, qui dépend du ministère de l’Intérieur, est en charge de l’organisation et du contrôle des élections. Le Conseil constitutionnel est le juge et le gardien du scrutin.

[2] Le Bureau des élections, qui dépend du ministère de l’Intérieur, est en charge de l’organisation et du contrôle des élections. Le Conseil constitutionnel est le juge et le gardien du scrutin.
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Bayrou et son double

Message par cosaque le Sam 24 Mar 2007, 19:23

Je ne reprends pas le post sur les urnes électroniques Confused , je dévie sur Bayrou et un article très troublant...

extrait Il se juge beau, séduisant, intelligent, formidable stratège. Les élus, les journalistes, ses amis, ses adversaires en savent quelque chose : François Bayrou a parfois la tête comme une montgolfière. Il a longtemps assuré : "Je suis le nouveau Mitterrand." Lorsqu'il obtint le secrétariat général de l'UDF, alors présidée par Valéry Giscard d'Estaing, il expliqua tranquillement devant tout le bureau politique du CDS : "Giscard a trouvé en moi quelqu'un à sa mesure." Au moment où le premier ministre anglais était la coqueluche de la droite, il répétait partout : "J'ai un avantage sur tous les autres : je ressemble physiquement à Tony Blair." On l'a vu admirer longuement sa photo dans des magazines, en soulignant : "J'ai un regard profond." A la journaliste sportive Estelle Denis qui lui demandait il y a quelques semaines ce que sa femme préférait en lui, il a répondu sans sourciller "ma virilité". Jacques Chirac, qui en a beaucoup ri, s'en est aussi très souvent agacé : "Un jour, il pétera de vanité."

:scratch:

le lien pour l´article complet.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-885485,0.html?xtor=RSS-3208
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Re: Présidentielles puis législatives : et si on en causait

Message par Judith le Dim 25 Mar 2007, 13:12

Pour les présidentielles, il existe un petit quizz sur le site du Monde :
:arrow: quizz

Il donne une estimation du candidat (des trois, en fait) qui correspondrait à vos choix.

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Re: Présidentielles puis législatives : et si on en causait

Message par cosaque le Dim 25 Mar 2007, 15:38

Oui mais moi je ne sais plus, je suis perdue, larguée. Pour qui c´est donc que je vais votasser.. désespéré
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Re: Présidentielles puis législatives : et si on en causait

Message par cosaque le Dim 25 Mar 2007, 15:55

J´ai fait le quizz....c´est le caca complet...
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Re: Présidentielles puis législatives : et si on en causait

Message par Nonette le Dim 25 Mar 2007, 22:40

Mes challengers sont évidemment de gauche, Buffet en tête (merde alors) et Besancenot et Bové ensuite. Par contre ce test est très orienté dans sa formulation et mal foutu du coup, mais j'imagine que je suis trop exigeante, faut plus faire réfléchir les gens, c'est pas bon pour la démocratie libérale /économiquement parlant\ - Genre la sortie de la crise de l'enseignement supérieur ne se réduit pas à une histoire de pognon des étudiants ou d'exam' à l'entrée, c'est un peu d'la sous-politique à coups de mesurettes. Bon j'n'en pense pas moins, mais j'édite tout de même : c'est d'la comparaison par rapport aux programmes de manière stricte.
C'était quoi tes résultats Cosaque, qu'on rigole ?

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Re: Présidentielles puis législatives : et si on en causait

Message par Nonette le Dim 25 Mar 2007, 23:10

Sinon pour repartir sur autre chose cela devient de plus en plus dur de se dire qu'on va voter anti-sarkozy, royal j'entends, avec ses dernières divagations sur le drapeau et la marseillaise. Si la seule façon de "récupérer" l'électorat lepeniste c'est d'aller en rajouter une couche nationaliste au lieu de déconstruire les fondements du racisme en revenant aux valeurs d'égalité et de fraternité, pseudo mamelles républicaines, ça devient désespérant/bon c'est un fait. Pendant ce temps l'autre péquenaud de Bérou en profite pour renvoyer la Royal au Nico dos à dos en sous-entendant que c'est pas beau de fleurter avec ces thèmes là de cette façon là, enfin qu'il aime pas qu'on lui dise quoi faire chez lui, liberté oblige (ce qui est encore une autre façon de critiquer, toujours pas la bonne mais cela n'étonnera pas les gens de gauche, les vrais quoi), sauf qu'il se la pète 'voyez moi chuis pas un racoleur nationaliste, peuple de gauche' et ce petit malin s'empressant d'aller recauser du droit du sol dans nos colonies à Mayotte quoi, où faudrait pas voir que les immigrées viennent faire des bébés exprès histoire qu'ils deviennent pas français ces salauds là quand ils auront 18 ans et qu'ils auront pu prouver qu'ils ont bien résidé sur le territoire pendant 5 ans depuis leur 11 ans, ce qui à vrai dire s'appelle en effet du droit du sol. Le Code de la Nationalité il est valable partout ou pas, et quant à ses fondements, faudrait voir à quoi on s'attache ou pas. Voilà la méthode Bérou : du populisme gougligloubanigauchenidroitetellesqu'onlesconnaitchezmesadversaires, tu grattes un demi-mm et bing tu retombes sur un bon vieux machin de droite des familles. Et dire qu'y a des bouffons pour s'y laisser prendre. Cela étant, le coup du drapeau là, il a un sale goût. Bref, c'est une catastrophe cette élection. On est très mal barrées les poulettes.

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